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MAISONNEUVE EN DIRECT
Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est,
bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca


Le 10 octobre 2007

Le dossier médical informatisé

D'ici 2010, le dossier de santé informatisé devrait être implanté dans l'ensemble du Québec. En le consultant, les professionnels de la santé autorisés auront accès à des informations cliniques comme les résultats d'examens de laboratoire et d'imagerie, les données d'urgence, le profil pharmacologique et les données immunologiques d'un patient.  
 
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, assure que cela permettra une gestion plus efficace des soins et une meilleure coordination des interventions. 
 
Avant de partager ces données, chaque patient devra donner son consentement. Mais cela ne suffit pas pour apaiser l'inquiétude de ceux qui craignent que ces renseignements ne se retrouvent entre de mauvaises mains. 
 
Voulez-vous d'un dossier de santé informatisé qui contiendrait toute votre histoire médicale? 
 
Les invités de Pierre Maisonneuve  : Dr André Simard, directeur du projet du dossier de santé du Québec au ministère de la Santé et des Services sociaux, Dr Éric Paradis, du groupe de médecine familiale du Grand-Portage à Rivière-du-Loup, et Robert Théorêt, coordonnateur de la coalition Solidarité santé.



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Les patients ont intérêt pour des raisons 
pratiques à l'informatisation. Le gouvernement 
aussi, pour éviter les abus coûteux comme les 
consultations multiples et le magasinage de 
prescriptions. 
 
En pratique, le patient type, appelons-le Joe, 
ne veut pas de cette informatisation--il a trop 
peur que ça soulève un jour de la poussière sur 
ses problèmes médicaux embarrassants. Par exemple 
si Joe est dans la construction il peut souhaiter 
cacher à son employeur ses problèmes cardiaques 
de peur de ce dernier l'imagine à tout moment 
tomber oupse! en bas de l'échafaud. Et si Joe 
est politicien ou chanteur rock il veut 
définitivement cacher qu'il est impotent et 
prend du viagra. Et si Joe consulte un 
psychiatre il tient à éviter que ses confrères 
de travail l'apprennent et se demandent s'il 
a le ciboulot bousillé. 
 
Bref, oui à l'informatisation à condition de 
permettre à chacun de consulter au préalable 
son dossier et d'obtenir de la sécurité à 
double tour pour les informations sensibles. 

Serge Savard
Montréal


Je suis présenetement étudiante en pharmcie et je constate que le dossier patient infrmatisé universel est LE chaînon manquant pour pouvoir progiguer des bon soins aux patients. Il y a présentement une lacune gigantesqye dans la communication entre les différents membres de l'équipe de soisn d'un patient ce qui provoque des pertes de temps et qui «fait tourner le patient en rond»
Julie Ouellet
Montréal


Oui, ce sera un très grand progrès pour la gestion des patients . Les notes illisibles des médecins font qu'un bilan historique est très difficile à faire d'autant plus que l'informatique permettera de faire des diagnostics sommaire pouvant accélérer le cheminement des traitements appropriés. Le tout pourra être constament raffiner et actualiser pour éviter des erreurs médicales souvent attribuables à une méconnaissance des antécédant médicaux d'un patient.  
Les possibilités de l'informatiques sont un outil essentiel à une gestion moderne de la santé.
James A. Wilkins
LAC BROME


Tant que le système médical est géré par l'État, je n'ai aucune objection à ce que mon historique médical soit divulgué. 
 
C'est important par exemple qu'un médecin ne prescrive pas un médicament incompatible avec un que je consomme déjà. 
 
Mais dans l'optique d'un système privatisé, je suis absolument contre. Avec la privatisation, des compagnies d'assurance qui font des milliards de profits annuellement, et des avocats embauchés par elles pour enquêter dans des causes très coûteuses, risquent de les acquérir. Je ne veux pas que mon information personnelle serve à enrichir ces cancers de notre société dite moderne.  
 
En effet, le privé est prêt à toute sorte de fraude afin d'obtenir des informationstout-à-fait confidentielles. Les cies d'assurance ne voudront pas assurer certaines personnes ou chargeront plus cher à d'autres qui ont un historique de maladie.
Luc Desjardins
Montréal


J'ai eu connaissance de plusieurs cas où un hôpital de l'île de Montréal transférait des patients de l'urgence à un autre, situé à moins de 10Km plus loin, sous prétexte que leur dossier s'y trouvait. Cette pratique m'apparaît aberrante.  
 
TOUS les professionnels de la santé devraient avoir accès à TOUTES les données pertinentes pour donner les soins adéquats à quelque patient que ce soit, peu importe l'endroit où il se trouve et peu importe le moment où ces soins sont requis.  
 
Un tel système éviterait aussi que des gens puisse passer d'un médecin à un autre pour trouver celui qui fera le diagnostique qu'il souhaite entendre ou pour collectionner les ordonnances. 
 
Je comprends toutefois la crainte que peut susciter l'accès à grande échelle à ces données très confidentielles. Mais je ne crois pas que la solution soit d'empêcher l'implantation d'un système qui sauvera des vies et des coûts. Il faudra plutôt trouver une façon d'en contrôler l'accès.
Alain Langlois
Boisbriand


Bonjour M. Maisonneuve, 
 
Je crois que nous n'aurons pas le choix que d'accepter ce système. L'avantage qu'il pourrait apporter, surtout pour les patients sans médecin de famille. Ce sera aussi un bon outil pour surveiller et contrôler les "abuseurs" de médicaments. 
 
Il ne faut pas oublier aussi l'épidémie de personnes seules. Vous tombez gravement malade et n'avez personne pour informer le médecin de votre histoire médicale ce dossier pourra peut-être vous sauver la vie.
Suzanne Sirois
Gatineau


On ne me donne pas vraiment le choix lorsque les agences de crédit garde de l'information concernant mon crédit. 
 
Je trouve ridicule qu'un dossier médical central et accecible soit plus compliqué a mettre en place qu'un dossier de crédit. Et le dossier de crédit nous nuit encore plus pour adhérer a une assurance, acceder à un logement et même un emploi.  
 
Il faut mettre en place le dossier médical informatisé le plus rapidement possible et que ce soit disponible le plus facilement possible. 
 
Les agences de crédit tel que Equifax et Transunion ont tellement d'information sur nous que j'imagine mal un dossier médicale qui offre moins de service et de possibilité.
Albert Tremblay
Montréal


M. Maisonneuve, 
 
Cette intrusion informatique me trouble profondément. J'en comprends, cependant, le bien-fondé. 
 
Je serais favorable à une carte à puce que moi, je contrôlerais. 
 
Ce dossier gigantesque du gouvernement me rend perplexe. De prime abord, je ne suis pas d'accord. Trop de fuites possibles.
Gérald Séguin
Montréal


En théorie, c'est une bonne idée mais quels seront les coûts de ce projet ? 
Il en a coûté plus d'un milliard pour enregistrer une dizaine de millions d'armes à feu; combien coûtera un système où plus de 7 millions de Québécois auront leur dossier médical informatisé? 2 milliards, 3 milliards ? 
Où prendrons-nous ces sommes ? 
Ne ne parlez pas de PPP ici s'il-vous plait !
BERTRAND LEGER
St-Gabriel de Brandon


Enfin! l'histoire de sa santé qui pourrait être consultée dans son entier éviterait bien des incohérences dans la médication. Il existe des patients qui ne reçoivent pas une médication appropriée et en meurent. De plus, quand on se présenterait à l'hôpital, le pédigree serait plus facile à établir. 
Cependant, les entrées de données seront sûrement faites par des secrétaires mécicales, elles aussi devraient être assermentées (béton)au même titre que le personnel médical. 
Au sein du gouvernement, ça s'est déjà vu, du personnel qui vendait des renseignements.
Andrée Dumas
Québec


Je suis entièrement d'accord avec un dossier de santé informatisé. 
 
Je crois que cela sauverait du temps, de l'argent et les renseignements fournis seraient complets et précis. 
 
J'ai 70 ans et je vécu les problèmes causés par un manque d'information lorsque mes parents ont été malades. Impossible de retrouver les dossiers d'hospitalisations antérieures. 
 
Pour ce qui est des médcaments, le pharmacien serait en mesure de voir la fréquence de la prise des médicaments et ainsi il y aurait un meilleur contrôle sur cette prise. 
 
Pour les gens "frileux" pourquoi ne pas utiliser un sytème "opting out" au lieu de "option in"
Lise M. Richard
Mont-Royal QC


Qu'un ado québecois nommé Mafia Boy ait réussi à pénétrer les systèmes du Gouvernement américain me rend sceptique quant à la sécurité des informations contenues dans un système de dossier médical informatisé. 
Merci
michel gagné
waterloo


Bonjour l'équipe,  
 
Je suis pour le cumul des données sur la santé des Québécois. 
 
Toutefois, il ne faut pas que ces données soient déposé sur un serveur Windows. Ce sont de vraies passoires. 
 
Il faut une carte à puce que la personne traine sur soit sur laquelle sont enregistrées les données. Il faut éviter les dépôt de données en ligne, c'est trop facile à consulter. 
 
Bonne journée ! 
 
Alberto Poulin 

Alberto Poulin
St-Nicolas, Lévis


Non a l'informatisation. 
 
Lorsqu'un diagnostique est difficile a pauser, un médecin va parfois aller au plus simple plutôt que de trouver la vraie cause. 
 
Le cas de mon enfant. Elle avait des pertes d'usage des ses jambes avec de forte douleurs. 
 
Les médecins ne trouvant rien, ils ont décidé de la cataloguer comme psychosomatique. 
 
Par la suite elle a subit une chute sur le dos. 
 
Les médecins ne voyant rien sur les radios ordinaires bien ils ont décidé que c'était à nouveau psychosomatique. 
 
Après de longues souffrances nous sommes allés ailleurs. 
 
Le nouvel hôpital était ignorant de l'autre diagnostique. Ils ont reprit le travail a zéro et ils ont trouvé une triple micro fracture a la colonne et ils ont également trouvé le problème de perte d'usage de ces jambes. 
 
S'ils avaient simplement regardé le dossier des autres docteurs, mon enfant souffrirait toujours.
Jimmy Blier
Mirabel


Il y a certainement des avantages et des désavantages au dossier médical informatisé. 
 
Je n'accepte cependant pas l'argument suivant lequel le médecin sait mieux que nous ce qui est bien pour nous, donc doit avoir les coudés franches. 
 
Nous ne sommes pas les objets à soigner des médecins ou des pharmaciens ou de l'état ou de qui que ce soit d'autre, que nous soyons éduqués ou pas, connaissant de la médecine ou pas, hypocondriaques ou pas, peu importe. 
 
Nous sommes des sujets responsables de notre santé et c'est à nous de décider comment nous voulons être soigné. La vie est un risque par définition. On pourrait reprocher à un médecin de ne pas nous offrir tous les moyens disponibles, à notre choix d'en user ou pas, mais nous n'avons pas de dette envers le médecin d'être soigné de la manière dont lui pense que nous devrions être soigné. Le reste est une question de rapport de confiance entre le patient et son médecin. 
 
Autrement on s'achemine vers "Le meilleur de mondes", au sens péjoratif.
Pierre La Rue
Montréal


Dossier médical informatisé 
Bonjour Monsieur Maisonneuve! 
Dans un monde "idéal", confidentialité assuré et usage à bon escient, ça serait une bonne chose. Exemple, durant les vac. de mon médecin, nous avons appris par hasard, qu'il se "réorientait", grand bien lui fasse. Mais se trouver un autre médecin relève pratiquement de la chance pure et ce fut mon cas. Donc quand j'ai demandé le transfert de MON dossier médical, on m'a dit que ça me coûterait 50,00$. 50$, parce que mon médecin ne voulait plus s'occuper de ses patients, qu'il est parti comme un voleur, sans nous réorienter vers un autre médecin, pour un dossier qui contient MES renseignements personnels médicaux et pour qui le médecin a toujours été payé lorsqu'il m'a rencontré 5 min. dans son bur. et pour qui également tous les examens ont été payé par nos taxes à tous. Alors s'il y avait ce dossier médical informatisé, ce genre d'abus n'existerait pas, du moins je l'espère.
Michelle Santerre
Rimouski


Je serais curieux de savoir qui a eu accès au dossier médical de Anna Nicole Smith avant sa mort par abus de médicaments sous prescription. Cet abus était il vraiment le fait de la défunte? Si quelqu'un a un problème médical qui le rend vulnérable dans certaines situations ou à certaines substances, cela peut intéresser ses ennemis. Par exemple, je me suis déjà fait demander par quelqu'un qui ne m'aimait manifestement pas si j'étais allergique à des produits courants. Quant aux opinions des médecins sur leurs patients, il existe des systèmes sur le marché qui permettent de les cacher aux patients qui consulteraient leur propre dossier, de sorte qu'il serait impossible à ces derniers de rectifier des faussetés écrites à leur sujet par du personnel médical. De plus, avoir une seconde opinion dans ces circonstances devient plus difficile si le second médecin se fie au premier. Par ailleurs, un tel dossier peut aider à assurer un suivi de patients qui ne voient pas le même médecin d'une fois à l'autre.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Je travaille en informatique et comme on dit en informatique, « Garbage in », « Garbage out ». 
Pour que l'information au dossier puisse aider le patient, il est essentiel qu'elle soit valide. Or, les seuls qui puissent valider ces informations sont le patient lui-même et tous les professionnels de la santé qu'il a rencontrés. En supposant que ces derniers prennent le temps nécessaire pour réviser et traduire leurs notes, qui soignera les patients? Les listes d'attente sont déjà suffisamment longues.  
Le risque est grand qu'on décide de n'entrer que les informations que certains considèrent comme pertinentes, mettant de côté des éléments peut-être essentiels et causant de mauvaises conclusions et donc des traitements non appropriés. Non, les dossiers informatisés ne serviront en rien les patients actuels. 
Les seuls qui vont en profiter sont les compagnies d'assurance et les pharmaceutiques qui auraient ainsi accès à des statistiques bien pratiques pour le lancement de nouveaux produits.
Gisèle Portelance
Laval


Soit  
1.- un médecin qui marche à la "puce";  
2.- un patient qui refuse la puce.  
Ce medecin recevra-t-il ce patient ? S'il refuse quel motif légal devra-t-il lui donner ? 
Mais s'il le reçoit  : quel genre de dossier tiendra alors ce MD ? Papier ou s'il met son patient sur la"puce" celui-ci pourra-t-il refuser d'être inscrit et poursuivre le MD si celui-ci le met quand même ? 
D'autre part la situation des assurances devra être parfaitement contrôlée pour éviter au patient "mental" ou "accidenté" de n'être pas pénalisé... 
Donc croire que l'on pourrait refuser de ne pas s'inscrire à la puce m'apparaît une dimension en apparence seulement démocratique mais fausse dans les faits.
Dominique Lecomte
Montréal


En principe le DMI n'a que des vertus... à nuancer. Le DMI va générer des coûts récurrents énormes pour la gestion d'un dossier TOTALEMENT centralisé. Je crois que le DMI devrait être centralisé par régions et par secteurs pour répondre à une localité des services rendus. Le DMI hospitalier et celui des cliniques privées d'une même région devraient être séparés. Tout accès au DMI d'un autre secteur ou région devrait être géré sur la base du « need to know » dûment validé, ce qui sera difficile à implémenter. Il reste à mon avis à démontrer que la valeur ajoutée avec le DMI TOTALEMENT centralisé est justifiée en bénéfices directs pour les patients. Il faudra aussi sans doute une régie RDMI aussi gros que la RAMQ! Bien des questions et encore trop peu de réponses!
André Gamache
Québec


Ouvrir la porte au dossier médical informatisé c'est ouvrir la porte à l'abus qui contribuera sans doute à miner encore plus la confidentialité des rapports entre médecin traitant et patient. L'accès aux données médicales est déjà entaché de plusieurs façons soit par l'utilisation de professionnels de la santé à la solde d'employeurs, de compagnies d'assurances, d'institution financières et autres. Cette voie va non seulement leur faciliter la tâche, elle va leur permettre d'agir sous le couvert d'intéret plus ou moins légitime au détriment du principal intéressé, le patient. Sauf lors de cas exceptionnel le contenu du dossier médical d'un individu devrait être strictement sous la gouverne et contrôle du patient et du médecin traitant.
Serge Portelance
Val-Morin


Il y a des arguments pour un DMI TOTALEMENT centralisé qui sont en partie des mythes tenaces  : le magasinage n'est pas si important, car les RDV sont si difficiles à obtenir; les anciennes données cliniques ne sont pas si utiles et essentielles, car le praticien prudent préfère souvent les actualiser; les données cliniques immuables pour un individu comme le groupe sanguin et les allergies persistantes peuvent être gérées autrement et à des coûts moins prohibitifs; les interactions médicamenteuses peuvent être implémentées avec un service WEB en synchro avec le Rx; certains données cliniques caduques peuvent être plus nuisibles qu'utiles; la lenteur de suppression d'une donnée erronée peut être un facteur de risque pour certains patients; l'accès au DMI qui exige un double consentement éclairé est un leurre, car tout refus d'accès entraîne celui de la prestation de services. Finalement, combien y a-t-il de systèmes DMI centralisés en opération dans le monde? Si peu constitue une réponse à la question!
André Gamache
Québec


 


 
Dossier de santé
Ministère de la Santé et des Services sociaux



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