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Le 4 février 2004

Antidépresseurs et adolescents

Santé Canada lance une mise en garde contre les effets des nouveaux antidépresseurs sur les adolescents.
 
Certains de ces médicaments pourraient causer une hausse des idées suicidaires chez les patients âgés de moins de 18 ans.  
 
Les médicaments mis en cause sont Prozac, Paxil, Zoloft, Celexa, Luvox, Effexor, Remeron
 
Notons que Santé Canada n'a pas approuvé ces médicaments pour les moins de 18 ans. En se fondant sur sa connaissance du patient, un médecin peut déterminer s'il est indiqué de prescrire ces médicaments pour une utilisation non conforme à l'étiquette. 
 
Pierre Maisonneuve s'entretient avec Micheline Ho, gestionnaire de la Division de l'information sur les produits de Santé Canada, Diane Marcotte, professeure en psychologie et directrice des services psychologiques de l'UQAM et le Dr François Maranda, pédopsychiatre à l'Hôpital Sainte-Justine.



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L'ordonnance des anti depresseurs aux adolescents ne serait-il pas l'effet boomerang du fait que c'est le Quebec qui detient le plus haut taux de suicide chez les ados?
Carole Bedard
Miami


Je suis complètement sciée de me rendre compte que les anti-dépresseurs peuvent causé des idées suicidaires.....ces pillules «miracles» ne sont-elles pas supposées contrer les effets de la dépressions! 
Je crois que la consommation de ces médicaments (qui a grimpé en flèche depuis quelques années) est excessives et que l'on prescrit anti-dépresseurs et ritalin parfois à tort et à travers. Je crois que les médecins devraient être plus vigilants; les problèmes ne se guérissent pas tous en avalant une pillule...et nous avons le droit en tant qu'être humain d'avoir des «périodes creuses« sans être nécessairement en dépression. 
 
À quand de vraies études (pas celles faites par le fabriquant) sur le nature des médicament consommés
nadine boulianne
rimouski


La jeunesse n'est-elle pas le plus efficace des stimulants ? Les jeunes ont besoin d'encadrement, d'enseignement, de projets. Prescrire des anti-dépresseurs à des ados semble une incohérence. Une vie trop facile, indisciplinée et flirtant avec les paradis artificiels me semble l'élément responsable d'une dérive mentale.
georges lesueur
St-Ambroise


Pourquoi la prescription des antidépresseurs n'est-elle pas réservée aux psychologues et psychiatres?
virginie tremblay
montréal


Il est amusant (?) d'entendre madame Marcotte appeller les patients ''clients''...
Fabien Caron
Québec


Bonbons deluxe 
 
Les médecins on souvent la plume alerte lorsque vient le temps de prescrire des antidépresseurs. Le problème c'est que cette propension à recourir à cette solution s'accompagne trop rarement des indications, consignes et/ou solutions alternatives à cet acte médical. 
 
J'ai déjà eu à prendre des anidépresseurs pour «soigner» des troubles anxieux. N'ayant pas de médecin traitant à Montréal, j'ai eu à passer par le fabuleux circuit des cliniques sans rendez-vous. J'ai vu environ 7-8 médecins différents au cours des trois années où j'ai pris cette médication. Presque tous les médecins étaient bien aptes à me prescrire des antidépresseurs mais aucun d'entre eux (sauf une exception) ne m'a parlé de solutions alternatives pour régler ce problème (thérapie, livres...). Voici un résumé de l'histoire d'horreur à laquelle j'ai eu droit ces dernières années : 
 
-Le premier médecin qui m'a prescrit du Zoloft ne m'a pas fait part des effets secondaires et indications qui accompagnent l'usage de ce médicament. Il m'est donc arrivé d'arrêter de prendre le médicament, me sentant meiux, et de vivre de terribles étourdissements associés au sevrage. J'ai mis trois à quatre jours avant de m'en rendre compte et j'ai su en me documentant, qu'il était complètement déconseillé d'arrêter ce médicament sans supervision. 
 
-Une autre femme médecin m'a demandé, le stylo en main et avant même que je sois assis sur la chaise, si je venais la voir pour un renouvellement de prescription de Paxil. Le problème c'est que je venais la voir pour des raisons complètement différentes et que j'avais fait l'arrêt de ce médicament six mois plus tôt, sous la supervision d'un autre médecin de la même clinique. 
 
-Un autre médecin de la même clinique a changé ma prescription de Rivotril pour du Ativan, m'accusant d'être dépendant du Rivotril (en ayant pris 30 comprimés en six mois...) et de m'en procurer dans d'autres cliniques et ce, sans aucune preuve! 
 
Dans toute cette aventure, je me considère chanceux d'être éduqué et quelque peu curieux. C'est ce qui m,a paermis d'aller chercher de manière autonome les informations sur les produits que je prenais et sur les solutions à mon problème. C'est finalement une travailleuse sociale (sans carnet de prescription) qui m'a orienté vers une thérapie de groupe spécifique à ce problème. 
 
Le serment d'Hippocrate que font les médecins n'est pas, à ma connaissance, dans le but de faire «chik-a-chik» avec la carte soleil, mais bien de soigner les patients du mieux qu'ils peuvent. Si certains médecins sont blasés ou dégoûtés de leur métier, qu'ils aient au moins le courage de céder leur place! La population n'est pas mieux servie avec la pénurie de médecins qu'avec une abondance de médecins inconscients.  
 
Malgré leurs couleurs parfois alléchantes, les antidépresseurs ne sont pas des bonbons que l'on sème à tout vent. Ils sont bien utiles dans certains cas mais il semble plus facile pour les médecins de soigner avec un stylo que de parler pour orienter les patients vers des ressources alternatives ou complémentaires. C'est à croire qu'ils sont actionnaires des compagnies qui fabriquent ces médicaments!
Daniel Allaire
Montréal


Ces médicament donnent des idées suicidaires chez le ados... qu'en est-il des adultes? je connais quelques adultes qui en prennent et ils ont aussi des idées suicidaires.  
Le recours aux anti-dépresseurs devrait se faire à la suite de état dépressif persistant et non suite à une peine d'amour, par exemple, comme ce fut le cas pour une de mes connaissance. Il est normal de vivre un down lorsqu'on a une peine d'amour et lorsqu'on souffre d'un down la pilule magique peut-être une solution alléchante pour le patient, les médecins font preuve d'irresponsabilité et même de négligence en prescrivant des anti-dépresseurs sans avoir l'expertise suffisante concernant l'effet de ces produits. Ces pilules qui entrainent les gens dans un cercle vicieux des malheurs souvent plus grand que leur malheur initial. 
 
I
josée c
montreal


 


Entretiens de Pierre Maisonneuve au sujet des antidépresseurs
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Mise en garde de Santé Canada


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