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Mars 2001

SEMAINE DU 4, 11 , 18

Émission du dimanche
4 mars 2001

Sommaire

Première heure

Fièvre aphteuse : la Grande-Bretagne craint le désastre

Une enfant revenue du froid
Cap sur le génie québécois !
La chronique Histoire des sciences avec Yves Gingras

Pour écouter la première heure

Deuxième heure

Extinction du Permien : une météorite en serait la cause
L'ARN : une nouvelle vedette de la biologie
Le petit journal de la science
Les auteurs de la semaine : Pierre Couture et Camille Laverdière publient Jacques Rousseau ; la science des livres et des voyages

Pour écouter la deuxième heure



Première heure

Fièvre aphteuse : la Grande-Bretagne craint le désastre

avec Chantal Srivastava


Au moins 54 foyers d'infection de l'épizootie de fièvre aphteuse sont désormais recensés au Royaume-Uni. Environ 45 000 animaux ont été ou seront abattus. Les véhicules qui embarquent sur les traversiers à destination du continent européen doivent être auparavant désinfectés.

Londres a décidé de prolonger d'au moins deux semaines, jusqu'au 9 mars, l'interdiction de tout mouvement de bétail. Mais, parallèlement, le gouvernement anglais a annoncé la mise en place d'un plan de transport extrêmement contrôlé de bétail sain depuis les exploitations agricoles vers les abattoirs, pour éviter une pénurie de viande pour les consommateurs.

Par ailleurs, les autorités allemandes et néerlandaises ont incinéré des milliers de porcs contaminés. Le ministère de l'Agriculture de d'Espagne a ordonné l'abattage de 540 porcs importés de Grande-Bretagne pour tenter de prévenir la propagation de la fièvre aphteuse au cheptel national. Aux Pays-Bas, du bétail britannique importé après le 24 janvier a été détruit par précaution dans 11 exploitations agricoles. Jusqu'à maintenant, aucun cas de fièvre aphteuse n'a été décelé dans ce pays.

La fièvre aphteuse n'est pas dangereuse pour l'homme, mais elle se répand très rapidement parmi les ovins, bovins, caprins et les porcs. Elle peut se propager par les roues des véhicules, les chaussures, les vêtements ou même le vent. De larges pans de la campagne anglaise ont donc été mis en quarantaine. Les autorités ont recommandé d'éviter les sorties à la campagne. Les conséquences économiques de cette nouvelle crise sont dramatiques pour l'agriculture britannique, déjà très fragilisée par la crise de la vache folle.

Invités :

Dr Francis Anthony, ex-président de l'Association des vétérinaires de Grande-Bretagne.
Claude Lavigne, directeur-adjoint à la Direction de la santé animale de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Hyperliens pertinents :

Fièvre aphteuse
Informations sur la maladie qui touche les biongulés (bovins, porcs, moutons, chèvres).

Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation de la Grande-Bretagne


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Une enfant revenue du froid

avec Dominique Lapointe

À Edmonton, une fillette de 13 mois trouvée gelée, le 24 février dernier, à l'extérieur d'une résidence, se porte mieux. L'enfant souffrait d'engelures graves aux mains et aux pieds. Les médecins, qui ont qualifié sa récupération de remarquable, n'ont toutefois pas encore décidé si des amputations seront pratiquées, préférant attendre quelques semaines pour voir si ses articulations guériront.

Les médecins ont réussi à ranimer l'enfant après une heure et demie d'efforts. Ils qualifient ce cas d'hypothermie comme étant extrêmement rare pour ne pas dire miraculeux.



Invité :

Dr Alain Vadeboncoeur, coordonnateur à l'urgence de l'Institut de cardiologie.

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Cap sur le génie québécois
!

avec Marie-Hélène Poirier

Le ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie a mis sur pied une exposition intitulée : Le Québec technologique : Tout simplement génial ! L'objectif est de faire découvrir aux Québécois les plus récentes technologies mises au point sur le territoire de la province.

L'exposition a débuté à Québec au Pavillon des sciences d'ExpoCité. Elle y sera jusqu'au 6 mai avant de se transportera à Montréal l'automne prochain. Notre journaliste a fait le tour de l'exposition avec 200 élèves de l'école secondaire de La Rochebelle.

Invités :

Brigitte Van Coillie-Tremblay, coordonatrice de l'exposition.
Nicolas Boudreau, guide-animateur.
Marie-Élaine Jobin, guide-animatrice.

Hyperlien pertinent :

Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie

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La chronique des Années lumière

Histoire des sciences

avec Yves Gingras

Notre chroniqueur nous rappelle que depuis la lunette de Galilée en 1609, la science s'est principalement faite grâce à des instruments.

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Deuxième heure

Extinction du Permien : un astéroïde en serait la cause

avec Dominique Lapointe

La grande extinction qui a failli rayer la vie sur Terre, il y a 250 millions d'années, s'explique par une gigantesque collision avec un corps céleste, affirment des chercheurs américains de la Nasa. À cette époque, près de 90% des espèces marines et 70% des vertébrés terrestres auraient disparu. Si l'on savait jusqu'à présent qu'il s'était produit à cette époque une extinction massive des espèces sur Terre, on en ignorait jusque-là l'origine.

Les scientifiques s'appuient sur la découverte de fullerènes dans des sédiments, en Chine, en Hongrie et au Japon. Ces fullerènes sont des molécules de carbone particulières, en forme de ballon de football, et possédant plusieurs dizaines d'atomes de carbone. Certaines de ces molécules ont été retrouvées dans des météorites tombées sur Terre. Les fullerènes ont la particularité de pouvoir enfermer des gaz comme l'hélium ou l'argon.

Or, les chercheurs ont retrouvé dans des couches sédimentaires datant du Permien et du Trias des fullerènes contenant des molécules de gaz dont l'analyse isotopique révèle l'origine extraterrestre. Ils pensent donc qu'un objet, comète ou astéroïde, est entré en collision avec la Terre à cette époque, déclenchant un important cataclysme (activité volcanique intense, changements climatiques et variations du niveau des océans). La réaction en chaîne a failli être fatale à toute forme de vie. Les terres émergées ne formaient encore qu'un seul continent, mais les scientifiques ne savent pas où s'est produite la collision.

À l'époque du Crétacé, il y a 65 millions d'années, une autre collision provoqua la disparition des dinosaures. Sans cette catastrophe, nous ne serions peut-être pas là, soulignent certains chercheurs. Ceux-ci pensent que l'objet en question pouvait mesurer entre six et douze kilomètres de large, sans doute d'une taille équivalente à l'astéroïde soupçonné d'être responsable de la disparition des dinosaures.

Invités :

Louis d'Hendecourt, directeur de recherches à l'Institut d'astrophysique spatiale d'Orsay.
Claude Babin, paléontologue à l'Université Claude-Bernard de Lyon.

Hyperlien pertinent :

NASA
Site de l'agence américaine.
(en anglais)

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L'ARN : une nouvelle vedette de la biologie

avec Yanick Villedieu

Les initiales ADN sont désormais bien connues. Il s'agit de l'acide désoxyribonucléique : la matière première des gènes et du génome qui constitue une interminable suite d'unités dont on a récemment déchiffré presque entièrement la séquence pour notre espèce.

Mais en génétique, l'ADN doit se copier en ARN (en acide ribonucléique) pour ensuite donner naissance aux protéines. Cependant, l'ARN n'est pas qu'un simple messager. Il a plusieurs autres fonctions dans la cellule. Pourtant, le rôle stratégique que joue l'ARN dans la cellule ne fut pas une idée facile à faire accepter par la communauté scientifique. En fait, c'était lui attribuer une partie des propriétés de l'ADN, des gènes, et aussi des protéines.

Au tournant des années 1980, les sceptiques furent nombreux quand un certain Sidney Altmann, de l'Université Yale, aux États-Unis, avança que l'ARN pouvait avoir des propriétés catalytiques. L'histoire lui donna rapidement raison puisqu'il obtint le prix Nobel en 1989. En fait, depuis une vingtaine d'années, on va de surprise en surprise avec l'ARN, dont on avait au départ une vision plutôt simpliste. En plus de ses fonctions dans la cellule, on a par exemple découvert que certains virus, comme le virus du sida, sont des virus non pas à ADN, mais à ARN. Et là, on commence à comprendre un peu mieux l'intérêt pratique des recherches fondamentales sur l'ARN. En fait, plusieurs maladies encore mal comprises pourraient être des «maladies de l'ARN ».

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Le petit journal de la science

Un dispositif visant à réduire les émissions responsables du smog

Faites tourner le moteur de votre voiture pendant une demi-heure : 80% des émissions d'hydrocarbures vont se produire pendant les deux premières minutes. Autrement dit, la plupart des émissions responsables du smog se produisent quand le moteur est froid.

Des chercheurs de l'Université du Texas et de la compagnie Ford ont mis au point un dispositif qui vaporisera l'essence dès le début de l'allumage. Ainsi, la combustion se fera dès le début, comme si le moteur était chaud, évitant ainsi que le carburant imparfaitement brûlé ne pollue l'atmosphère. Ford testera cette année le nouveau gadget qui pèse 2,5 kilos dans un de ses modèles.

Le Sommet international pour l'accès aux médicaments génériques anti-VIH se tiendra au Burkina Fasso

Act-Up Paris et une douzaine d'autres organismes non-gouvernementaux (ONG) ont annoncé cette semaine la tenue du premier Sommet international pour l'accès aux médicaments génériques anti-VIH, le virus du sida. Le Sommet se tiendra à Ouagadougou, au Burkina Fasso, du 3 au 7 mai prochain. Il a pour objectif d'aider les pays pauvres à avoir accès à des copies - moins chères - de ces médicaments efficaces contre le sida, qui sont évidemment inaccessibles dans ces pays. Les organisateurs du Sommet rappellent que «dans les pays où 15% des adultes sont actuellement infectés (par le VIH), pas moins d'un tiers des jeunes qui ont aujourd'hui 15 ans mourront du sida.»

La NASA doit se serrer la ceinture

L'Agence spatiale américaine, la NASA, goûte déjà aux rigueurs financières du nouveau président Bush. Tout d'abord, la Station spatiale internationale (SSI), qui dépassait ses coûts, devra maintenant réduire ses ambitions : seulement six missions annuelles de navettes vers la SSI sont prévues au budget au lieu de huit initialement projetées.

Par ailleurs, la NASA abandonne les programmes d'avions spatiaux X-33 et X-34 qui devaient un jour remplacer les navettes. Le X-33 devait notamment servir de vaisseau de secours pour les sept occupants de la SSI. On devra se contenter d'une capsule Soyouz russe comme bouée de sauvetage avec comme résultat la réduction des effectifs sur la station qui passeront de sept à trois astronautes.

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Les auteurs de la semaine

avec Marie-Hélène Poirier

Pierre Couture et Camille Laverdière publient Jacques Rousseau ; la science des livres et des voyages aux XYZ éditeur.

Jacques Rousseau est considéré comme l'un des piliers de la recherche scientifique au Québec. Il fut explorateur du Grand Nord, botaniste, généticien, géographe et ethnologue. Il est mort en 1970 quelques semaines avant la Crise d'octobre.

Le géographe Camille Laverdière de l'Université de Montréal s'est associé à Pierre Couture, journaliste scientifique à la radio de Radio-Canada, pour écrire, à partir de nombreux documents, un récit d'aventure : celle de la vie de ce scientifique québécois.

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Émission du dimanche
11 mars 2001

Sommaire

Première heure

Première expérience canadienne à bord de la Station spatiale internationale

La fin de l'aventure Mir
Changements climatiques : dans quelle mesure la science influence-t-elle les décideurs ?
La chronique Écologie avec Rachel Léger

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Deuxième heure

Comment le verglas affecte-t-il la production agroalimentaire ?
Le dopage sportif chez les jeunes
Le petit journal de la science
L'auteur de la semaine : Robert Clarke publie Super cerveaux : des surdoués aux génies

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Première heure

Première expérience canadienne à bord de la Station spatiale internationale

avec Yanick Villedieu

Invité :
Marc Garneau, astronaute.


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La fin de l'aventure Mir

avec Dominique Lapointe

Après 15 ans de bons et loyaux services, la station orbitale Mir est condamnée. Malgré les pressions exercées par certains députés et cosmonautes russes qui voulaient conserver ce symbole de leur histoire spatiale, le gouvernement a quand même décidé de condamner la station orbitale devenue désuète et même dangereuse.

En compagnie de son invité, notre journaliste fait un rappel de cet important épisode de la conquête de l'espace.

Invité :

Pierre Kholer, journaliste et auteur de Mir, l'aventure humaine.

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Changements climatiques : dans quelle mesure la science influence-t-elle les décideurs ?

avec Chantal Srivastava

Invité :

Georges Beauchemin du ministère québécois de la Sécurité publique.


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La chronique des Années lumière

Écologie

Les plantes qui dépolluent

avec Rachel Léger


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Deuxième heure

Comment le verglas affecte-t-il la production agroalimentaire ?

Les chercheurs tirent des leçons de la tempête de 1998

avec Chantal Srivastava

Invité :

Gilles Rousselle, directeur du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures.

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Le dopage sportif chez les jeunes

avec Pauline Vanasse

Le dopage sportif est un problème qui touche de nombreux jeunes athlètes. Une conférence qui se tenait du 23 au 25 février, à Montréal, rassemblait quelque 300 spécialistes : médecins, entraîneurs, éducateurs et représentants des gouvernements. Pauline Vanasse était présente à cette conférence. Elle y a constaté que le dopage sportif est plus varié et répandu qu'on ne le croit généralement.

Invités :

Dre Christiane Ayotte, directrice du Laboratoire de contrôle du dopage à l'INRS Santé.
Eric Lyman, cycliste.
Nadine Rolland, nageuse.
Dr Andrew Pipe, président du Centre canadien pour l'éthique dans le sport.
Dr Alain Garnier, directeur du département médical et anti-dopage du ministère de la Jeunesse et des Sports de France.
Marielle Ledoux, professeur du département de nutrition de l'Université de Montréal.
Geneviève Rail, professeur de l'École des sciences de l'activité physique de l'Université d'Ottawa.

Hyperliens pertinents :

Conférence sur le dopage sportif chez les jeunes au Canada

Le Centre sur le dopage sportif

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Le petit journal de la science

Le prion caméléon

Depuis le début de la crise de la vache folle, on se demande comment l'agent responsable de la maladie, le prion, a réussi à sauter la barrière des espèces entre le mouton et le bovin, et peut-être même l'humain.

Une nouvelle recherche, dont les résultats sont publiés cette semaine dans la revue Nature, apporte des éléments de réponse. Des chercheurs de l'Institut médical Howard Hughes, à San Francisco, ont lié des segments de deux espèces de prions de la levure et créé un prion hybride. Celui-ci est alors capable de changer de forme si nécessaire pour aller infecter différentes espèces de levures.

En plus, les chercheurs croient que la méthode de fabrication de farines animales pour nourrir les bovins aurait pu permettre l'apparition d'une souche de prion particulièrement virulente, puisqu'elle doit être capable de résister au traitement à la chaleur. Si cette hypothèse se vérifiait, ça signifierait que ce sont les humains qui ont permis la naissance du prion de l'encéphalopathie spongiforme bovine et de sa contrepartie humaine, la variante de la maladie de Kreutzfeld-Jakob.

Source : Nature, 8 mars 2001.

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L'auteur de la semaine

avec Dominique Lapointe

Robert Clarke a publié Super cerveaux : des surdoués aux génies aux Presses universitaires de France.

Jedediah Buxton était un ouvrier agricole illettré. Or, il assista un jour à une pièce de théâtre. Après la représentation, on lui demanda s'il avait aimé sa soirée. Il a répondu que les acteurs avaient fait 5502 pas de danse, et qu'ils avaient prononcé 12 445 mots. Jedediah Buxton est ce que Robert Clarke appelle dans son livre un idiot savant. Calculateurs prodiges, enfants surdoués, génies de la science et des arts, l'auteur passe en revue les cerveaux exceptionnels qui font de l'intelligence une faculté encore plus mystérieuse. Robert Clarke s'est rendu dans nos studios à Paris pour répondre à nos questions.

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Émission du dimanche
18 mars 2001

Sommaire

Première heure

Les espèces exotiques envahissantes menacent la biodiversité

Les mots de la science
La tuberculose est-elle une vieille maladie ?
Des couleurs issues de la terre
La chronique Astrophysique avec Laurent Drissen

Pour écouter la première heure

Deuxième heure

Extinction du Crétacé : les dinosaures sont-ils morts d'un coup ?
  Les chiffres de la science
La série des Années lumière : les gènes ont la cote
Le petit journal de la science
L'auteure de la semaine : Louise Côté publie En garde ! Les représentations de la tuberculose au Québec dans la première moitié du XXe siècle

Pour écouter la deuxième heure


Première heure

Les espèces exotiques envahissantes menacent la biodiversité

avec Chantal Srivastava

La communauté scientifique internationale est partie en guerre contre les espèces exotiques envahissantes, l'une des principales menaces à la biodiversité de la planète, qui causent des dizaines de milliards de dollars de dégâts matériels chaque année.

Quelque 800 experts en provenance des 180 pays qui ont ratifié la Convention sur la biodiversité, adoptée à Rio en 1992, se sont réunis à Montréal du 12 au 15 mars, pour tenter d'élaborer des stratégies pour détecter, contrôler et éradiquer ces espèces ou le cas échéant, pour en atténuer les impacts néfastes.

Des milliers d'espèces exotiques, mauvaises herbes, insectes et autres sont transportées, accidentellement ou intentionnellement dans de nouvelles régions du monde. Certaines de ces espèces s'établissent si bien qu'elles finissent par menacer d'extinction la faune et la flore indigènes.

La mondialisation des échanges économiques est l'un des principaux facteurs favorisant l'introduction de ces espèces, mais le réchauffement de la planète y jouerait aussi un rôle de plus en plus important, d'après les experts des Nations unies et des organismes non gouvernementaux (ONG). La réunion avait pour but de jeter les bases en vue d'un accord international qui serait soumis à la sixième réunion de la Conférence des parties sur la biodiversité à La Haye, en avril 2002.

Invités :

Clare Shine, avocate spécialisée en droit environnemental et auteure d'un guide sur les espèces exotiques envahissantes pour la Commission du droit de l'environnement de l'Union mondiale pour la nature.
Maj De Poorter, biologiste à Aukland en Nouvelle-Zélande et coordonnatrice d'un réseau d'experts sur les espèces envahissantes.
Jacques Gagnon, ingénieur forestier au ministère des Ressources naturelles du Canada.
Jo Mulongoy, microbiologiste et responsable de la division des Affaires scientifiques, techniques et technologiques au secrétariat de la Convention sur la biodiversité.


Hyperlien pertinent :

Convention sur la Diversité Biologique (CDB)
Programme des Nations unies pour l'environnement.
En français


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Les mots de la science

«Il ne faut pas dire que la science est utile parce qu'elle nous permet de construire des machines. Il faut dire : les machines sont utiles parce qu'elles nous permettent de faire de la science

Henri Poincaré, grand théoricien des mathématiques au XIXe siècle.



La tuberculose est-elle une vieille maladie?

avec Yanick VIlledieu

À l'occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, qui se tient le 24 mars, l'émission fait le point sur cette maladie qui refait parler d'elle, ici et ailleurs dans le monde. Dans la deuxième heure, un second regard avec l'Auteure de la semaine, Louise Côté, sur l'histoire de cette maladie au Québec dans la première moitié du XXe siècle.

Hyperliens pertinents :

Santé Canada
Division de la lutte antituberculeuse.

Tuberculose
Liste de sites francophones portant sur cette maladie.

La tuberculose, prévention et contrôle
Site de l'Organisation mondiale de la santé.
(En anglais)


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Les couleurs issues de la terre

avec Marie-Hélène Poirier

Une artisane fabrique ses propres couleurs avec des roches. Il s'agit d'une remise en question de la façon traditionnelle de fabriquer des peintures, ce qui permet également de découvrir de nouvelles teintes.

Invitée :

Paulette Tourangeau, artisane.


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La chronique des Années lumière

Astrophysique


Laurent Drissen nous parle de l'apport important du physicien Fermi au domaine de l'astrophysique.


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Deuxième heure

Extinction du Crétacé : les dinosaures sont-ils morts sur le coup ?

avec Dominique Lapointe

Le scénario sur la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années, se précise. Trois chercheurs viennent de publier dans Science les résultats de leur enquête. Ils en concluent qu'un météorite géant, tombé à cette époque, est possiblement la cause unique qui a fait disparaître la plus grande faune que la Terre ait connue.

Au début des années 1990, on a même retrouvé le lieu de l'impact, le cratère Chicxulub situé dans le Yucatan au Mexique. Mais ce qui manquait toutefois, c'était la preuve que l'extinction des espèces fut rapide et relativement courte dans le temps pour retenir définitivement la cause extraterrestre. C'est dans dans les sédiments sous-marins de l'océan que l'Indien Sujoy Mikhopadhyay et ses collègues américain et italien ont trouvé leur preuve.

Invité :

Robert Rocchia, géologue au Centre des faibles radioactvités de Gif-sur-Yvette en France.

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Les chiffres de la science

Plus d'un milliard de gigaoctets d'informations brutes seraient produits par an, entreposés majoritairement sous forme numérique, alors que le papier ne représente plus que 0,01 %. La production «privée» par opposition à «publiée» connaît une croissance exponentielle. Plus de 600 milliards de courriers électroniques déferlent sur Internet chaque année.

Source : School of Information Management and Systems de Berkeley, California 1.



La série des Années lumière : les gènes ont la cote

avec Yanick Villedieu

Les Années lumière vous présente deux PME de la génomique : SignalGene et Genomique Un.

 

 

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Le petit journal de la science

Mir : une descente sous haute surveillance

Le grand feux d'artifice devrait avoir lieu vendredi le 23 mars à 1800 kilomètres au large des côtes de la Nouvelle-Zélande. La station spatiale russe Mir qui a tourné pendant 16 ans, à 400 km au-dessus de nos têtes, a maintenant perdu presque la moitié de cette altitude.

Les contrôles au sol vont donner, vendredi, trois petits coups de moteur à la station pour la forcer à décrocher définitivement de son orbite. Les 135 tonnes d'acier, et d'histoire de l'espace, vont plonger vers la Terre. Elle se consumera à environ 80 km d'altitude tout en laissant entre 20 et 30 tonnes de débris s'engouffrer dans l'océan Pacifique.

Des vents porteurs de fièvre aphteuse

Les météorologues sont mis à contribution en Europe pour prévoir quelles régions tomberont sous les vents transportant la fièvre aptheuse.


Au-dessus des eaux de la Manche, par exemple, le virus peut parcourir, dans des conditions d'hygrométrie suffisante, 150 kilomètres, ce qui lui permet de passer aisément d'Angleterre en France quand les vents soufflent du nord-ouest. Sur terre, à cause des obstacles comme les habitations et les forêts, le transport aérien ne dépasse pas une dizaine de kilomètres. Chaque nouvelle réapparition de la fièvre aphteuse permet de raffiner les modèles pour désigner, de façon préventive, les zones à risque sur un plan météorologique. Pas plus que celui de Tchernobyl, le nuage viral ne respecte les frontières !

Mesurer les polluants atmosphériques avec le beurre ?

C'est ce qu'a fait une équipe de chercheurs britanniques de l'Université de Lancaster. Ils ont publié leurs résultats dans la revue américaine Environmental Science &Technology.

 

Le principe est simple : les polluants atmosphériques comme les biphényls polycholrés, les dioxines et certains pesticides finissent toujours par retomber au sol. Ils contaminent alors les pâturages où broutent les vaches, et comme ces polluants s'accumulent dans les graisses, on les retrouve dans le gras du lait des vaches. Le beurre étant constitué à 80% de gras, il peut donc servir d'indicateur du degré de contamination de l'environnement.

Au total des échantillons de beurre provenant de 23 pays ont été ainsi analysés. C'est dans le beurre d'Amérique du nord et d'Europe que les concentrations de BPC sont les plus élevées.

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L'auteure de la semaine

avec Yanick VIlledieu

Louise Côté publie En garde ! Les représentations de la tuberculose au Québec dans la première moitié du XXe siècle aux Presses de l'Université Laval.

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Émission du dimanche
25 mars 2001

Sommaire

Première heure

Les débris spatiaux et Mir

La dyslexie : une question de langue ?
Deux nouvelles chaires de journalisme scientifique
Une institution américaine fête ses 100 ans
La chronique Histoire des sciences avec Yves Gingras

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Deuxième heure

Les Innovateurs pour promouvoir la science
  Les mots de la science
La série des Années lumière : les gènes ont la cote
Le petit journal de la science
L'auteur de la semaine : Jean Blancou publie Histoire de la surveillance et du contrôle des maladies animales transmissibles

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Première heure

Les débris spatiaux et Mir

avec Dominique Lapointe

La station orbitale Mir s'est abîmée dans l'océan Pacifique vendredi dernier. Après quinze ans dans l'espace, le fleuron du programme spatial soviétique a plongé dans l'atmosphère, où il s'est désintégré dans une traînée de débris, qui ont laissé une fumée spectaculaire au-dessus du Pacifique sud.

Selon le Centre de contrôle des vols spatiaux de Korolev, près de Moscou, l'opération de destruction de la station s'est déroulée conformément au programme établi. Mir a plongé dans l'océan exactement à l'heure et à l'endroit prévus.

Le retour de Mir coïncidait avec la troisième Conférence internationale sur les débris spatiaux qui se déroulait en Allemagne. Selon une estimation, on retrouverait en orbite autour de la Terre entre 100 000 et 150 000 objets ou parties d'objets d'origine humaine. De ce nombre, quelque 700 satellites sont toujours en opération. Ces déchets constituent maintenant un problème important pour la sécurité des satellites et même des vols habités. La désorbitation des plus grands objets est l'un des objectifs objectifs que s'est fixé le Comité de coordination inter-agence sur les débris spatiaux.

Invité :

Fernand Alby, responsable du dossier des débris spatiaux.


Hyperliens pertinents :

Centre national des études spatiales (CNES)

«La pollution spatiale devient un enjeu économique»
Texte publié sur le site de la revue La Recherche.

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La dyslexie : une question de langue ?

avec Marie-Hélène Poirier

Des scientifiques viennent, pour la première fois, de démontrer que les dysfonctionnements cérébraux associés à la dyslexie ont une origine biologique commune, même si ce trouble se manifeste de manière différente selon la langue, révèle une étude parue dans la revue Science.

Les recherches d'une équipe internationale montrent l'existence d'une base neurologique universelle et commune pour la dyslexie. Elles apportent un éclairage intéressant sur l'origine de ce trouble regardé par certains comme purement psychologique et par d'autres comme exclusivement génétique.

Les personnes atteintes ont des difficultés à apprendre à lire et à écrire qui ne sont dues ni à un retard mental, ni à une carence socio-éducative majeure. Ils inversent et confondent les lettres ou les syllabes des mots.

Elle se manifeste plus ou moins sévèrement selon les pays, certaines langues étant plus «faciles» que d'autres. Le français et l'anglais, par exemple, sont des langues dites irrégulières. Cela signifie qu'il n'y a pas de règles simples entre la manière d'écrire un mot et la façon de le prononcer : en anglais, on compte 1120 combinaisons de lettres (graphèmes) pour représenter les 40 sons (phonèmes) que contient cette langue. En français, plus de 190 graphèmes différents peuvent être utilisés pour écrire les 35 phonèmes que comporte la langue. À l'inverse, en italien, langue régulière, 33 graphèmes suffisent à représenter les 25 phonèmes de cette langue latine, dans laquelle une syllabe correspond le plus souvent à un même et unique son, ce qui rend sa lecture plus facile et son écriture logique.

Ce qui explique que la prévalence de la dyslexie varie tellement selon les pays : une étude sur des enfants a révélé que la proportion de dyslexiques est deux fois moins importante en Italie qu'aux États-Unis.

Les chercheurs ont fait une étude comparative sur 72 sujets dyslexiques de langue anglaise, française et italienne, tous des étudiants qui, malgré leur handicap, avaient accompli avec succès des études supérieures.

Quelle que soit leur langue, ils ont obtenu les mêmes résultats aux tests impliquant la mémoire phonétique à court terme. D'autres tests portant cette fois sur la lecture ont montré des différences selon la nationalité des sujets : les Italiens ont le mieux réussi à lire, faisant moins d'erreurs et étant plus rapides que leurs homologues français et anglais.

Pour déterminer une éventuelle origine biologique commune aux difficultés des dyslexiques, on a utilisé une technique d'imagerie du fonctionnement cérébral qui permet de visualiser les régions du cerveau où les flux sanguins et l'activité varient pendant qu'une tâche cognitive est réalisée. En l'occurrence, il était demandé aux étudiants de lire une suite de mots. Comparés aux non-dyslexiques, tous les sujets atteints de dyslexie, quelle que soit leur nationalité, présentent, quand ils lisent, une activité cérébrale réduite au sein d'une même région du cerveau située dans la partie inférieure du lobe temporal gauche. Un groupe de chercheurs composé, entre autres de scientifiques québécois, est arrivé à des conclusions surprenantes sur les liens entre la dyslexie et la culture linguistique des individus qui en souffrent.

Invité :

Dr Michel Habib, neurologue, professeur à l'Université de Montréal et chercheur au Centre hospitalier universitaire de Marseille. Il a participé à cette recherche dont les résultats ont été publiés dans la revue Science.

Hyperliens pertinents :

La revue Science
(En anglais)

Association canadienne de la dyslexie
(En français)

Centre canadien de la dyslexie
(En français)

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Deux nouvelles chaires de journalisme scientifique

avec Yanick Villedieu

Deux chaires en journalisme scientifique viennent d'être créées au Canada, l'une en anglais à l'Université Carleton, et l'autre en français à l'Université Laval. Celle de l'Université Laval, la chaire Bell Globemedia, sera lancée mardi à Québec.

Invité :

Florian Sauvageau, professeur au département d'information et de communication de l'Université Laval, et coordonnateur de la chaire Bell Globemedia.

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Une institution américaine fête ses 100 ans

avec Marie-Hélène Poirier

Aux États-Unis, le National Institute of Standards and Technology (NIST) célèbre ce mois-ci son centième anniversaire. Cette agence fédérale a pour mission de fixer des standards : pour la mesure du temps, du poids, du volume, de l'espace mais aussi pour la qualité de produits. Par exemple, le NIST a établi un standard pour les épinards qui doivent contenir une certaine quantité de fer et de vitamines. Parmi les hauts faits de l'agence : la construction en 1949 de la première horloge atomique. Au chapitre des échecs, le NIST n'a pas réussi dans les années 1970, a imposé le système métrique, et les Américains continuent à mesurer dans deux systèmes : le métrique et l'anglais.

Invité :

Howard Harari du National Institute of Standards and Technology.


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La chronique des Années lumière

Histoire des sciences

avec Yves Gingras

La physique était au début un discours philosophique sur le monde. Avec Galilée et surtout Newton, cette discipline devient une description mathématique de la réalité.


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Deuxième heure

Les Innovateurs pour promouvoir la science

avec Chantal Srivastava

Un programme de la Société pour la promotion de la science et de la technologie invite des chercheurs et des ingénieurs à aller dans les écoles pour parler de leur discipline et de leur passion afin de susciter les carrières scientifiques chez les jeunes.

Invités :

Serge Lepage, océanographe au Centre Saint-Laurent et Innovateur.
Jeanne Couture, enseignante.
Christian Goichon, coordonnateur au programme des Innovateurs à la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST).

Des jeunes de l'école primaire Le Caron à Montréal.

Hyperlien pertinent :

Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST)

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Les mots de la science

«Quand vous pouvez mesurer ce dont vous parlez et l'exprimer en chiffres, vous savez quelque chose à son sujet. Mais, si vous ne pouvez pas le mesurer ni l'exprimer en chiffres et bien alors vous en avez une connaissance très limitée et insatisfaisante.»

Lord Kelvin, physicien anglais du XIXe siècle, à qui l'on doit, entre autres, le degré Kelvin, unité de mesure de la température.



La série des Années lumière : les gènes ont la cote

avec Yanick Villedieu

Le succès spectaculaire du Projet génome humain attire de plus en plus les investissements à coups de centaines de millions de dollars dans le domaine de la génétique.

Dans ce reportage, Yanick Villedieu s'intéresse à deux entreprises de Québec et de Montréal qui fondent leur stratégie de développement sur l'occupation de créneaux très précis et ultra-spécialisés : Caprion, qui travaille sur les prions et sur les organelles des cellules, et Medicago, qui travaille sur la luzerne génétiquement modifiée pour produire des molécules d'intérêt pharmaceutique, comme l'hémoglobine.

Des entreprises qui se développent souvent très rapidement comme Medicago, qui va passer de 37 employés actuellement à plus d'une cinquantaine, cet automne. Ou encore, Caprion, qui vient de lever 60 millions d'investissement pour construire notamment une usine de recherche sur les protéines à Saint-Laurent, près de Montréal, et qui prévoit atteindre 60 employés, en juillet, et plus d'une centaine l'année prochaine.

Invités :

Clarissa Desjardins, vice-présidente au développement des affaires chez Caprion Pharmaceuticals.
Louis Vézina, directeur scientifique chez Medicago.

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Le petit journal de la science

Un 18 trous sur la Lune !

Tiger Woods pourrait un jour allonger de six fois son coup de départ s'il accepte une invitation pour aller jouer au golf sur la Lune. Les membres du Club de golf Earlston, en Écosse, cherchaient depuis 50 ans des fonds pour refaire leur parcours détruit par les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale. Une somme évaluée à plus de un million de dollars. Mais une opportunité inattendue s'est présentée entre-temps. MoonEstate.com, une agence immobilière céleste, offrait des terrains à vendre sur la Lune. Pour 145 $, ils ont pu acheter les 10 acres qui permettront d'aménager un jour un 18 trous sur notre satellite. Quelques semaines plus tard, ils ont donc reçu leur certificat de propriété de l'ambassade lunaire. L'histoire ne dit pas cependant ce que pourra gagner celui qui réussira à frapper un cratère d'un coup !

Le rétablissement post-opératoire varie selon le sexe

Les femmes se réveillent plus rapidement que les hommes à la suite d'une anesthésie générale, mais se remettent plus lentement d'une opération chirurgicale.

Les chercheurs de l'Hôpital Alfred, en Australie, ont suivi pendant 3 jours 241 hommes et 222 femmes opérés pour voir si les deux sexes se rétablissaient au même rythme.

Ils ont donc remarqué que les femmes reprenaient conscience plus vite mais qu'elles étaient davantage sujettes à des complications post-opératoires mineures, du genre nausées, vomissements, maux de dos et de gorge. Selon l'étude, les femmes prennent 25 % plus de temps que les hommes pour se remettre complètement d'une opération.

L'eau potable de moins en moins accessible

Le 22 mars, c'était la Journée mondiale de l'eau et pour souligner l'occasion, l'Organisation mondiale de la santé a publié un rapport sur l'eau et la santé.

On y apprend, entre autres, qu'il en coûterait 35 milliards de dollars par an pour diminuer de moitié le nombre de personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable et à l'assainissement sur la planète. Les gouvernements dépensent globalement à peine 25 milliards de dollars par an. Il manque donc 10 milliards de dollars. 10 milliards de dollars équivaut au montant dépensé chaque année en Europe pour l'achat de crème glacée. C'est aussi l'équivalent d'un dixième de ce que l'Europe dépense en boisson alcoolisée et c'est la moitié de ce que les Américains dépensent annuellement pour nourrir leurs animaux de compagnie. L'OMS souligne que les maladies liées à l'eau tuent chaque années 3,4 millions de personnes, principalement des enfants, et que ces décès pourraient facilement être évités.

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L'auteur de la semaine

avec Dominique Lapointe

Jean Blancou publie Histoire de la surveillance et du contrôle des maladies animales transmissibles .

Jean Blancou, vétérinaire microbiologiste, a également été directeur de l'Office international des épizooties pendant dix ans. Cette organisation est chargée du contrôle des maladies animales dans le monde. Pendant ces années, il en a profité pour amasser toute une documentation sur les efforts de l'homme à travers les âges pour protéger ses animaux domestiques. L'auteur s'est rendu à nos studios de Paris pour répondre aux questions de Dominique Lapointe

Histoire de la surveillance et du contrôle des maladies animales transmissibles est publié par l'Office International des Épizooties. On peut commander le livre par le site Internet de l'Office à www.oie.int


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Des archives sonores de l'émission Les Années lumière sont maintenant disponibles, à partir de l'émission du 26 mars 2000.
Consultez la rubrique Reportages récents en haut de cette page.

L'émission Les Années lumière est diffusée tous les dimanches, de 12h15 à 14h à la première chaîne de la radio de Radio-Canada.