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La gouvernance des sociétés d'État
[24 février 2006]

Les sociétés d'État pèsent lourd dans l'économie du Québec. Puisque ces sociétés appartiennent à l'État, peuvent-elles se soustraire aux principes d'une saine gouvernance, aux principes d'efficacité? Doivent-elles rendre des comptes aux actionnaires, les citoyens? Gilles Paquet, fondateur du Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa, et Claude Béland, professeur associé à l'École des sciences de la gestion à l'UQAM, répondent à ces questions. 
 
Gilles Paquet nous apprend qu'une société d'État détient des mandats mixtes. Les mandataires de cette société doivent composer avec ces différents mandats, selon des normes rigoureuses, moins claires que dans le secteur privé. Au contraire, Claude Béland croit que les sociétés d'État doivent être soumises à des règles plus exigeantes. « Elles ont un but double, dont le service au public. Elles sont soumises aux mêmes règles de gouvernance que les entreprises privées », dit-il. 
 
La continuité des dirigeants des sociétés d'État pose problème pour Claude Béland. Les nominations de ces dirigeants sont politiques. Pour Gilles Paquet, la création d'un monopole non transparent qui exploite le public demeure le vrai problème. 
 
En fait, la gouvernance de l'État dans son ensemble est le problème majeur, croit Claude Béland. Faut-il réviser certaines pratiques de gouvernance avant de mettre en oeuvre une privatisation? Gilles Paquet propose de soumettre toutes les sociétés d'État à une évaluation. Par exemple, le mandat d'Hydro-Québec est clair et essentiel pour le développement économique du Québec; il ne peut donc être privatisé. Quant à la SAQ, le service qu'elle offre relève plutôt des biens non essentiels.

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