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La condition des femmes: de fragiles progrès?

(1ère partie)
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Les défis des femmes
en 2009
(2e partie)
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Le 6 mars, Liza Frulla anime cette émission spéciale à l’occasion de la Journée internationale des femmes du 8 mars.

Depuis 1975, l’Année internationale de la femme, les femmes ont remporté des gains dans tous les domaines. Malheureusement, ces droits font parfois l’objet de reculs. La vigilance est donc de mise. Des inégalités, certaines touchant plus durement les femmes, subsistent encore dans toutes les sphères de la société.

À l’aide d’archives, Liza Frulla rappelle la contribution des femmes qui ont participé au mouvement féministe de la première heure. Comment les relations hommes femmes ont-elles évolué depuis 1975? Neuf jeunes femmes réagissent à ces archives et partagent leurs réflexions.

En dernier lieu, Liza Frulla commente ces archives et vos courriels avec la journaliste indépendante Françoise Guénette et la cinéaste Anne-Claire Poirier.

Un documentaire qui stimule le dialogue entre générations, les archives ramenant les pionnières, les témoignages donnant la parole aux féministes contemporaines, et les femmes engagées plus âgées apportant à la réflexion commune un recul essentiel.

Animation: Liza Frulla
Réalisation: Carmel Dumas
Recherche: Florence Migneault
Édimestre: Ronald Georges
Intégratrice: Julie Gauthier

Journée internationale des femmes 2008, ONU Canada
Condition féminine Canada
Conseil du statut de la femme, Québec
Fédération des femmes du Québec

Commentaires
22 février 2009
Mon père a quitté ma mère lorsque que j'avais 3 ans environ. J'étais en rémission d'un neuroblastome (cancer) et ma maman (baby boomer) ne travaillait pas à cause de mes traitements et elle m'a élevée toute seule. Aujourd'hui je suis une femme épanouie mariée (34 ans), maman de deux enfants adoptés et ingénieure municipale. J'ai dû batailler pour arriver où je veux être. Dans un environnement majoritairement masculin, j'ai dû changer plusieur fois d'emploi simplement parce que j'ai suivi des traitements d'infertilité et suite à ceci pris le chemin de l'adoption. J'aime ce que je fais, j'aime le monde et j'aime autant les femmes que les hommes, mais je suis frustrée de l'incompréhension de la société envers les femmes. Nous avons encore un très long chemin que je prévois batailler au nom de ma mère et de ma fille! Je suis sûre que tout ceci portera fruit.

Natasha Baird
Ottawa


22 février 2009
Bonjour, 
 
Heureuse? Je ne sais pas...Parfois oui, parfois non. Je peux cependant affimer que je suis épanouie grâce à mon travail et à la place que j'ai prise dans la société. Cela me permet de m'accomplir. Cependant, malgré le féminisme et l'émancipation, la double tâche m'appartient toujours(maisonnée et tavail). Mon époux n'est pas de la nouvelle génération pour qui la famille prime sur tout. Alors c'est moi qui s'occupe de tout et qui ocmpense pour les oublis et les manques. 
 
Suis-je heureuse? Finalement je crois que oui mais pas à tous les points de vue. mais de toute façon, est-ce que le monde idéal existe?

Lyne Brisebois
St-Faustin Lac Carré


21 février 2009
Oui, je suis heureuse. J'ai le privilège de pouvoir me réaliser comme mère et comme femme au plan personnelle et professionelle.  
 
Ce privilège je le dois aux luttes des femmes d'ici. Elles ont travaillées tellement fort pour nous offrir une sociète plus juste. Ces efforts permettent aujourd'hui aux femmes d'ici de vivre dans une société ou l'on fait la promotion de valeurs d'égalités entre les hommes et les femmes.  
 
Mon travail m'amène à voyager dans le monde. Je constate que nous, les femmes du Canada et particulèrement du Québec, avons la chance d'avoir accès à une société libre où nous avons la possibilité de nous réaliser comme femme. Ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'autres femmes ailleurs dans le monde.  
 
Merci à nos Mères et à nos grands-mères qui ont fait de notre société ce qu'elle est. Nous avons le devoir de préserver les acquis et surtout de les dépasser. 
 
Nous avons vraiement tout pour être heureuse.

Anne Dupéré
Montréal et Matane


21 février 2009
Bonjour Liza, 
 
Oui, je suis heureuse. J'ai 34 ans, 3 beaux enfants, un conjoint qui fait sa part en tout point et qui partage les congés de maternité avec moi. Je travaille comme ingénieure dans un milieu d'hommes et je trouves qu'ils sont très respectueux et compréhensifs de ma condition de femme d'aujourd'hui. Pour ce qui est du bonheur, il faut travailler pour y arriver. C'est aussi un choix pour plusieurs aspects de la vie. Mais c'est surtout un privilège que j'apprécie grandement, car je sais que mon bonheur est attribuable à beaucoup de femmes qui ont fait des sacrifices considérables dans le passé et encore aujourd'hui. Alors je dis chapeau et merci à toutes ces femmes. Et moi aussi je fais mon petit bout de chemin!

Isabelle Séguin
Montréal


20 février 2009
À 44 ans, je crois maintenant que le bonheur est un état d’esprit, une perspective sur la vie, un choix que l’on fait à tout instant. J’ai fait ce choix à force de souffrir de ce mal de vivre tellement typique dans nos sociétés industrialisées. Mais cela n’a rien à voir avec l’émancipation de la femme, bien que je me compte très chanceuse d’être née dans un pays où la femme jouit de droits et de libertés que bien des femmes dans le monde n’ont pas. 
 
Je me retrouve dans la plupart des messages que j’ai lu dans votre tribune. On parle beaucoup du temps qui nous manque, des grandes attentes que les femmes ont envers elles-mêmes, du peu de place que l’on donne à la spiritualité, du manque grandissant de soutien moral, communautaire, familial, du manque de points de repères dus aux grands bouleversements sociaux, économiques, moraux, industriels, mondiaux qui se succèdent sans fin et à des vitesses vertigineuses depuis la fin du 19e siècle... Quand on voit l’état de notre monde d’une manière globale, peut-on parler de « progrès » ? 
 
Selon moi, l’égalité des sexes à tous égards est une utopie et contre nature. Ceci étant dit, je crois aussi qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes tous égaux en ce qui a trait aux droits conférés aux citoyens de notre pays. Ce que l’on doit rechercher, c’est la complémentarité des sexes. De croire que l’on n’a pas besoin de l’un ou de l’autre, de l’homme ou de la femme, ça n’a pas de sens, selon moi. Une société saine et équilibrée se bâtit avec des hommes et des femmes, des individus qui se respectent mutuellement et qui combinent leurs forces, leurs qualités, leurs savoirs, leurs sagesses pour y arriver. Le respect s’apprend par l’exemple, depuis la tendre enfance. 
 
Je suis québécoise, mariée depuis 24 ans à un iranien qui a fait la révolution en Iran, a été emprisonné dans la terrible prison d’Evin, à Téhéran. Je vis à Toronto depuis 1993, loin de ma famille et de ma culture. J’ai un enfant de 3 trois qui fréquente une garderie francophone, parle le perse et l’anglais et a des amis aux origines aussi diversifiées que le nombre de nations dans le monde. Je suis un produit de la mondialisation, une exilée, une des solitudes multiples qui peuplent notre beau pays ! 
 
Ce qui m’inquiète pour l’instant, ce sont les répercussions de la crise économique sur nos sociétés... Quand mon fils sera un homme, je sais qu’il fera face à une toute autre réalité que j’ai connue jusqu’à présent. Comment l’y préparer ? Je ne puis que lui donner les forces morales et les moyens pour se débrouiller et se tailler une place dans la société quelle qu’elle sera. Je m’inquiète aussi des répercussions de cette crise sur les droits des individus, surtout les droits des femmes. Nous savons tous que les droits des individus dans nos sociétés occidentales ont évolué avec l’enrichissement de nos pays, surtout après la Seconde guerre mondiale. Et ce ne sera pas juste la condition féminine qui se détériorera avec une crise économique persistante et les grands bouleversements socio-économiques que nous traversons présentement... La mondialisation est loin d’être synonyme de « progrès », selon moi. Je me souviens d’avoir appréhendé la signature de l’accord du libre-échange en Amérique du nord, alors que la plupart voyait cela comme un progrès... quelqu’un s’est-il demandé si la condition de la femme au Mexique s’est améliorée depuis ? 
 
Je n’attendrai pas d’avoir réponses à toutes ces questions pour être heureuse !

Jocelyne Lapierre
Richmond Hill, Ontario


20 février 2009
Moi, je suis très souvent heureuse, mais parfois triste un peu. 
 
Je suis très heureuse, car à 32 ans je me sens bien dans ma peau, bien mieux qu'à quinze ans, alors que j'ai bien plus de kilos en trop. Je suis heureuse, car j'ai la chance de faire mon doctorat. Je suis heureuse, car depuis octobre je suis mère. Je suis heureuse parce que je suis une femme et j'ai beaucoup de choix. Ces choix je peux les apprécier ici, parce que d'autres femmes ont revendiquées par le passée pour que la justice leur soit faite. Pour cela je les aime et je leur suis très reconnaissante. 
 
Bien que je sois très souvent heureuses des choix que j'ai, je suis aussi parfois triste un peu parce que ces mêmes femmes dont j'apprécie la contribution sociétal me regardent parfois avec mépris, parfois se moquent, parfois se choquent, mais surtout semblent ne pas me comprendre et m'ostracisent. 
 
J'ai fait un choix aussi, un choix de femme, un choix libérateur, malheureusement perçu oppresseur par bien des femmes d'ici -un retour en arrière- qu'elles disent. Or, c'est mon choix, réfléchi, délibéré, intelligent et ô tellement 'empowerant'. 
 
Je suis devenue musulmane, je suis pratiquante et je porte le foulard. 
Ce foulard me rend très souvent heureuse en tant que femme, mais parfois, à cause du regard des autres femmes, je suis triste un peu.

Geneviève Lepage
Montréal


20 février 2009
la notion de bonheur est bien relative.....mais oui, j'avoue que je suis très heureuse. Avec un époux et 4 beaux grands garçons à aimer, la vie est douce !!

Isabelle Duval
Trois-Rivières


20 février 2009
Heureuse ? Pas si simple, il reste tant à faire pour pouvoir créer une harmonie, un équilibre entre les hommes et les femmes, entre les parents et leurs enfants, entre chaque être humain.  
Mais où commencer, comment y parvenir ? En prêchant par l'exemple, en inspirant la tolérence, le respect des autres, la douceur, en démontrant de la tendresse, en se respectant dans ses limites et celles des autres, peut-être que si on s'y mettait toutes et tous, l'humanité y parviendrait un jour...

Marie-Claire Warnant
Ste-Catherine-de-Hatley, Qc


20 février 2009
Je crois que je suis le plus bel exemple de l'évolution de la femme.Je suis une personne handicapée en fauteuil rouland,mère monoparentale par choix.Ma fille a 21ans. plusieurs années avant sa naissance une femme se voyait imposer des choix de vie la concernant. La femme handicapée aux yeux de bien des gens elle n'existait pas ou était considéré comme un enfant. 
On parle de l'évolution de la femme en général mais la femme handicapée a fait une grande évolution aussi.

Sylvie Godbout
Sherbrooke


20 février 2009
Bonjour, 
Avez-vous également envie d'entendre la voix d'une femme des années '60?! J'observe, j'expérimente et je commente les relations hommes-femmes depuis un certain nombre d'années et prépare un ouvrage sur le sujet. Et je peux en parler à travers les expériences que j'ai vécues à travers le monde. Comment arrivons-nous à être entendues, respectées et aimées quand on est plus instruite, qu'on exerce une carrière plus stimulante, etc.? Les relations intimes souffrent beaucoup de l'émancipation des femmes. 
Sommes-nous devenues réellement plus libres? 
Je reste ambivalente, même à ce jour. 
Je suis avocate et éthicienne, spécialisée en fin de vie.

Martyne-Isabel Forest
St-Bruno


20 février 2009
La marche des femmes vers l'égalité est longue et ardue. Insidieuse aussi. Nous contemplons et profitons d'un bon nombre d'acquis, c'est certain. Mais nous ne devons pas croire que nous vivons l'égalité dans la vie personnelle (vie amoureuse, vie familiale, etc.) et au plan social (vie professionnelle, etc.). Les femmes de ma génération (babyboomers) ont éprouvé le nouveau modèle de la femme cumulant tous les rôles, la femme club-sandwich je dirais: études/travail/maison/mari/enfants/etc. Et le bonheur? Qu'il attende! Il n'y a que 24 heures dans une journée! À la retraite? Autre illusion sans doute, car nous serons plus âgées, plus fatiguées, et la famille sera toujours là avec son lot de problèmes à l'avenant (petits-enfants, parents vieillissants,etc.). 
J'ai souvent la nostalgie du modèle de la génération précédente, mais en inversant les rôles ... Comme je souhaiterais, au retour du travail, pouvoir lire mon journal, les pieds dans mes pantoufles, pendant que ma douce moitié voit à tout le reste: devoirs, souper, et autres petites tâches... insignifiantes!?!? Et qu'on me réserve, les grandes décisions, entre le dessert et le café, afin qu'on puisse dire(parodiant cette série des années 1960) Maman a raison!!!!

Josée Bouchard
Québec


20 février 2009
J'arrive à l'âge de la retraite et j'ai peur. Je suis divorcée comme beaucoup de femmes de mon époque, et je vis seule. Comme je suis restée à la maison pendant quelques années pour mon fils, je n'aurai pas droit à une pleine rente de retraite, autant avec le Régime des rentes du Québec, qu'avec mon travail où je n'ai pas accumulé assez d'années d'ancienneté. 
 
Je serai une vieille femme pauvre, voilà mon avenir!

Francine Villeneuve
Montréal


20 février 2009
Chere Liza Frulla, 
Eh vous?  
Il y a beaucoup de travail de liberation a faire chez les neo-canadiennes- vous savez de qui je veux parler-Vous etes toute designee 
pour vous en occupper. Vivant ici 
a Vancouver et originaire de Quebec, plus jeune que vous, je me trouve confrontee a 
de nombreux problemes 
d'integration de la femme catholique 
...ce que mes parents -des scientifiques- et moi, avons cesse d'etre depuis les annees 60.... 
la meme chose chez les neos d'origine indienne, chinoise 
-meme ici leur conditionnement est tel qu'elles ne reflechissent meme 
pas avant de se marier et d'enfanter 
et, comme ici les garderies sont cheres, elles sont confrontees a un sous-developpement chronique... 
Quant aux 'blanches' elles 
se resignent a 'toffer' les machos de l'immigration pour pouvoir avancer et 
percer le plafond de verre....elles 
se tiennent en groupes...de sport 
de travail etc... 
 
En plus, nous les quebecoises, habituees a vivre en union libre, au Qc, 
sommes confrontees 
a des 'ma tantes' 
lesbiennes -pour qui seul le mariage 
'propre' ou...non ou prou consomme-existe... 
Enfin,et ce surtout ici et, en milieu anglophone, nos femmes agees-75 ans, l'age de ma mere, 
ne sont absolument pas preparees a 
etre avec nous dans nos luttes ici, tellement elles ont vecu surprotegees au Qc- je parle ici de Qc,,,ce que je connais...Consequences, je reviendrai au Qc et j'ecris 
au lieu de me battre

M-Danielle Dufour
Burnaby


20 février 2009
Bonjour, Oui je suis heureuse, Mais quand je vois que notre premier ministre refuse une entrevue è radio-canada parce que c'est Céline Galipeau qui le fait c,Est un matcho et toutes les femmes qu Québec devraient lui envoyer une lettre ou un courriel afin de dénoncer sont attitude mesquine.

Andrée Simard
Chicoutimi


19 février 2009
Je crois que ce qui tue le bonheur c'est d'avoir trop d'options. Les femmes ont acquis le droit d'avoir le choix, mais avoir le choix, c'est une responsabilité de tout instant, et je vois, à l'ensemble des courriels envoyés ici que c'est exténuant. 
Peut-être faudra-t-il qu'une crise majeure nous force à redéfinir les valeurs essentielles du bonheur ? Qu'est-ce qui définit le bonheur ? Je crois que ce n'est plus d'avoir le choix, mais plutôt, à vour lire, d'avoir du temps. Mais en fait, pourquoi dit-on qu'on n'a plus de temps ? Plus de temps pour quoi ? Se reposer ? On ne s'est jamais autant reposées qu'aujourd'hui, avec toutes les aides qui existent, mécaniques ou non. Donc ce temps, qui semble filer comme sable entre les doigts des femmes qui en font trop, que feraient-elles avec ? Iraient-elles au moins soulager les malheurs des trois quarts de l'humanité qui souffrent ? Je m'interroge.

Chrystel Black
Montréal


19 février 2009
Le bonheur est, à mon sens, une façon de voyager, et non une destination. Je prends toujours des décisions qui me permettent de mener une vie qui, en fonction de mes valeurs, de mes objectifs et de mon sentiment d'accomplissement personnel, me satisfait, la plupart du temps. 
 
Or, me voici devant une nouvelle avenue: le rôle de mère. En effet, si tout va bien, je donnerai naissance à mon premier enfant à la fin du prochain mois de septembre, et je dois avouer que, devant cette nouvelle réalité, j'ai l'impression que chacune des alternatives m'amène à sacrifier quelque chose d'essentiel à mon bonheur: 
 
- Choisir de poursuivre une carrière à temps plein m'oblige à sacrifier ce qui me semble le plus précieux, la qualité de vie de ma famille: courir pour aller porter les petits à la garderie, pour les en ramener, faire l'épicerie et le ménage le soir et la fin de semaine, être fatiguée pour faire faire les devoirs ou quand ils ont besoin d'être écoutés, ne pas être à la maison lorsqu'un des enfants sera malade ou, quelques années plus tard, fera l'école buissonnière. Sans compter que, moins les parents sont présents, plus les enfants ont de risques de développer des comportements à problèmes; 
 
-Toutefois, choisir de rester à la maison m'obligerait à sacrifier ma vie sociale, ce sans quoi je doute pouvoir me sentir équilibrée. Je crois qu'il n'est secret pour personne que l'époque où, en plein cœur de jour, les rues étaient bondées d'enfants jouant sous le regard alerte de mères, toutes voisines, est bien révolue. Je serais donc probablement seule sur le perron à regarder mes enfants jouer; 
 
-Enfin, bien que l'option du travail à temps partiel me semble la plus satisfaisant parce qu'elle me permettrait de préserver ce qui m'est le plus cher: la qualité de vie et la vie sociale, elle apparaît un peu absurde. En effet, ce qu'il m'en coûterait (garderie, vêtements, essence, etc.) pour la choisir avalerait la presque totalité de ce que je gagnerais. 
 
Et encore, je me trouve chanceuse d'avoir un époux qui gagne suffisamment pour que je puisse faire un choix. Combien de femmes, monoparentales, gagnant le salaire minimum ou vivant toute autre situation difficile, ne se trouvent que devant une seule option qu'elles savent ne pas être la meilleure, mais la seule envisageable ? 
 
En somme, je me range aux côtés de celles qui croient que la maternité, avec ses contraintes et ses obligations est certainement et, paradoxalement, parce qu'il faut quand même rappeler que c'est quelque chose de magnifique, une complication au bonheur des femmes d'aujourd'hui.

Mélanie Grenier
Repentigny


19 février 2009
Oui, à part qu'il faut continuellement être en mode 'adaptation'.

Hélène Pellerin
142,ROUTE 138 NEUVILLE Qc G0A 2R0


19 février 2009
19 février 2009 
Je suis heureuse!Ah! oui, très heureuse! Mais je trouve que malgré la lutte des femmes qui nous précédées, les droits des femmes à l'égalité et au libre choix sont encore difficiles à faire reconnaître. Ingénieure et avocate, après avoir travaillé plusieurs années, j'ai quitté le marché du travail pour rester à la maison. C'est un choix que notre société à encore de la difficulté à accepter. C'est un choix qui était inattendu pour moi après toutes ces années d'études, élévée dans une famille ou ma mère s'était battue pour quitter son tablier, aller étudier et intégrer le marché du travail. Mais je me suis découvert à la maison, avec mes trois enfants, des intérêts insoupconnés et la possibilité de faire une contribution substantielle et différente à la société. Pourtant, mon rôle est si peu valorisé, je suis souvent confrontée à ses hommes et femmes qui trouvent que je gaspille mon talent qui n'acceptent pas mon choix. Pourtant, tous les jours mes gestes contribuent au mieux être de la société mais malheureusement ils ne rapportent pas d'argent. Quelle honte!

Hélène Cartier
St-Lambert


19 février 2009
OUI, je suis heureuse. Je constate que je suis quand même tiraillée entre le travail et les enfants, et déçue de constater que peu importe les choix, ils sont difficiles à porter et nous font vivre de la culpabilité, encore et toujours. Alors il faut être forte et décidée pour rester à la maison et quitter notre emploi. Heureusement, la famille y gagne, mais je me questionne toujours si j'ai fait le bon choix pour moi! Par ailleurs, le fait d'avoir eu ce choix, j'en suis reconnaissante envers les pionnières comme ma mère et ces autres femmes dévouées au mouvement féministe.

Isabelle Poirier
Amos


19 février 2009
Oui je suis heureuse ! Je suis heureuse parce que le mouvement féministe m’a permis de me réaliser. Depuis près de 20 ans, à tous les jours, j’accompagne des femmes qui rencontrent d’énormes problèmes. La plus part du temps, ces problèmes viennent du fait qu’elles soient femme. Pauvreté, violences, agressions sexuelles sont encore malheureusement le quotidien de plusieurs.  
 
Mais il ne faut surtout pas oublier qu’il y a 70 ans, nous n’avions pas le droit de vote. Qu’il y a seulement 56 ans, un homme pouvait obtenir la séparation pour cause d’adultère en tout temps, tandis que ‘‘sa’’ femme ne pouvait demander la séparation pour cause d’adultère qu’à la condition que le mari fasse vive sa maîtresse dans la résidence familiale. Il ne faut pas oublier qu’il y a seulement 40 ans les femmes n’avaient qu’une possibilité, être hétérosexuelle. Il ne faut pas oublier qu’il y a 25 ans les femmes autochtones perdaient encore leur statut d’Indiennes et le droit de le transmettre à leurs enfants si elles épousaient un non-autochtone. Nos grands-mères et nos mères ont changé le monde. Nous avons changé le monde. 
 
Toutefois, il nous reste encore un bout de chemin. Il m’arrive de penser que nous n’y arriverons jamais. Mais parfois, oui parfois, une femme découvre son pouvoir. Elle découvre tout le potentiel qui sommeille en elle. Elle découvre sa force, elle découvre sa vie, elle découvre ses rêves et alors je sais que le travail que je fais change mon monde. Je sais que le travail que je fais change le monde.  
 
Oui je suis heureuse ! 
 
Pour celle qui souhaite lire un magnifique texte, je vous invite à vous rendre sur le site de la CSQ afin de lire la Déclaration du Réseau des femmes écrite par Mme Hélène Pedneault.  
 
Bonne Journée internationale des femmes.

Hélène Morin
Bonaventure, Gaspésie


19 février 2009
Oui, je suis heureuse quand je pense à mon couple, nous nous aimons encore après 22 ans de vie commune et d'un amour vrai. 
Non, je ne suis pas heureuse quand je pense que j'ai dû travailler et faire garder mes enfants, alors que j'aurais tant voulu être avec eux et les élever moi-même et être une mère à la maison. 
Oui, je suis heureuse lorsque je me compare à certaines femmes monoparentales, comme celà doit être difficile. 
Non, je ne suis pas heureuse quand je vois toute la corruption dans le monde et dans mon entourage, mensonge, hypocrisie, malhonnêteté etc... 
Oui, je suis heureuse de vieillir et de savoir qu'un jour je me retrouverai seule avec mon mari comme avant où nous pourrons prendre le temps de vivre, arrêter de courir et profiter de q.q. années de bon temps ensemble. 
La vie est faite de moments de joie et de moments de tristesse plus souvent. Donc on ne peut pas dire qu'on est toujours heureux. On naît avec une certaine dose d'optimisme. Mais cet optimisme nous donne le courage de continuer mais ne nous donne pas le bonheur.

Lisa Courchesne
Sherbrooke


19 février 2009
Heureuse, oui. Stressée, tout autant. 
Je suis étudiante à la maîtrise en science politique avec une concentration en études féministes. Plus j’avance dans la vie et plus je suis féministe. Voir les inégalités qui subsistent encore entre les femmes et les hommes, ici au Québec, c'est très frustrant. Violence, pauvreté, manque de confiance, hypersexualisation, voici quelques caractéristiques des femmes d'aujourd'hui. Il est important de ne pas nier les améliorations à la condition des femmes, mais il est faux de dire que les féministes sont allées trop loin ou que l'égalité est atteinte, c'est faux. Il y a encore beaucoup de travail à faire. Les Conservateurs fédéraux souhaitent contraindre le droit à l'avortement. Nos droits si chèrement gagnés doivent être défendus au quotidien.  
Notre lutte doit être solidaire, elle n’est pas exclusive. C’est une lutte pour l’égalité, mais aussi pour un changement drastique des relations de pouvoir. Le chemin est encore long, mais à chaque jour, nous faisons des pas dans la bonne direction.  


Charlotte Guay-Dussault
Montréal


19 février 2009
Merci de me donner l'occasion de parler de ce sujet au moins une fois par année! 
 
En introduction, vous demandez si je suis heureuse comme femme d'aujourd'hui. Je dirais oui. Ce qui contribue à mon bonheur, est l'écriture de la poésie. Le fait d'écrire, remet les choses en perspectives une sorte de distance face aux événements.

Lise Ouellette
Drummondville


19 février 2009
Le rapport au bonheur est un rapport complexe, mais je peux affirmer que depuis le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir la situation de la femme à changer et évoluer, tant socialement, qu'économiquement. Par contre la femme et la maternité pose un problème certainement aussi grand que dans les années 50. La maternité nous renvoie au mal du 21 ième siècle, soit la crainte de vieillir. Le recul est pénible lorsqu'on choisit la maternité comme travail. Le malaises qui persiste pour ces femmes est dut essentiellement au fait qu'aucun débat n'a eu lieu pour réajuster la vision de la femme par rapport à sa finalité. D'ailleurs le problème inverse se pose avec autant de violence lorsqu'une femme choisit de ne pas avoir d'enfant. Seul la 'Super Women' ne pose problème, elle participe à l'économie, élève ses enfants, sort avec ses amies et prend du temps pour elle. Pourtant pouvons nous vraiment affirmer que la 'Super Women' est un gain pour la femme et sa relation avec l'homme. Nous devons nous questionner

Anick DesRosiers
St-Jacques-de-Montcalm


18 février 2009
Si je suis heureuse? Parfois oui, parfois non. Dès mon plus jeune âge, la vie m'a posé tout un défi: l'inceste. Cet accident de parcours majeur a encore aujourd'hui des répercussions importantes dans ma vie. J'ai 61 ans. L'inceste, on en parle si peu, c'est tellement tabou, tellement tordu, tellement trop près de nous, au cœur même de nos familles. Savez-vous qu'une femme sur trois sera victime d'au moins une agression sexuelle au cours de sa vie? Et ça, au Québec, dans un des pays les plus ouverts de la planète. J'aimerais tellement qu'il y ait des fonds de recherche et des fondations pour venir en aide aux femmes et aux enfants qui ont vécu ou qui vivent ce traumatisme. Pourquoi pas un revenu de pension à l'instar de celui pour les personnes vivant avec un handicap physique. Vous pensez que j'exagère? Moi je vis avec un handicap, toute ma vie j'ai vécu avec, c'est un handicap affectif qui est tout aussi réel et limitant, croyez-moi! 
Les femmes ont fait des avancées significatives, c'est certain. Il reste à les maintenir et à continuer d'avancer. Pour ma part, l'hypersexualisation et la sexualisation précoce des filles me préoccupent beaucoup, c'est un danger réel qui s'insinue dans toutes les sphèrs de nos vies sans qu'on s'en aperçoive trop. Je nous invite donc à la vigilance. 
J'apprécie énormément cette initiative que vous menez. Merci. 
Je nous invite, nous les femmes, à être solidaires les unes les autres. C'est là notre force dans ce monde où on invoque encore les 'droits de l'Homme'.

Diane Emma Albert
Abitibi


18 février 2009
Je suis une jeune femme dans la trentaine. 
Je suis reconnaissante des efforts et luttes et qui ont été gagnés par nos mère et grand-mères. Je suis, sans contredit, beaucoup plus libre qu'elles ne l'étaient.Enfin, une liberté différente. J'ai le choix d'une éducation, d'une profession, d'épouser ou non le compagnon de mon choix, de fonder une famille ou non, d'épargner en mon propre nom, de voyager ou rester sur place... 
 
Toute cette émancipation me permet aujourd'hui d'avoir le choix, mais un choix parfois lourd. 
La réalité quotidienne des femmes demeure chargée d'obligations et d'exigences, différentes certes de celles de nos mères et grand-mères, mais tout de même. 
 
La femme d'aujourd'hui ne peut plus se contenter d'être femme et mère au foyer et de s'y complaire. Elle se doit d'exceller à tous les niveaux: avoir une brillante carrière, une vie de famille exemplaire, des enfants surdoués et impliqués, une vie de couple surprenante en plus de trouver du temps pour elle-même, pour ses passe-temps, la cuisine, entraînement, bénévolat, etc. parmi cet emploi du temps surchargé. Ouf... 
En vérité, je suis mitigé sur le poids qui nous incombe d'avoir maintenant le(s) choix. Est-ce devenu un prétexte pour devoir tout faire à la fois? Être femme, amoureuse, mère, généreuse, permissive, déterminée, en contrôle et sexy? 
 
Sommes toutes, je me considère heureuse mais souhaite tout de même avoir la possibilité de délester un peu, de lâcher prise et ce, sans me sentir coupable ou lâche. 
Merci,

C Douaire
Montréal


18 février 2009
Je ne sais pas si je peux me considérer heureuse. À 26 ans, je réalise que j'ai un lourd bagage de mes parents ; de ma mère qui avait le désir de performer au travail. Je suis fière de dire qu'elle a une maîtrise et qu'elle a fonçé, même si pour ses parents, une femme à l'université ne faisait aucun sens. Par contre, si je sais que toutes les possibilités s'offrent à moi, je ressens le lourd bagage de la performance...

Marie-Catherine Trottier
Gentilly


18 février 2009
Non, à 38 ans, je ne suis pas heureuse. Pas encore, ai-je envie de préciser! La course à la carrière mêlée à celle de la super maman relativement présente, disponible, qui encourage sa fille à se dépasser et à se démarquer un tant soit peu, m'épuise. Sans parler de la ménagère qui sommeille en moi, se réveillant chaque samedi puis sans oublier la cuisinière qui tente de concocter de la vraie nourriture équilibrée qui correspond au guide alimentaire, le tout accompagné de suffisamment d'exercice physique pour rester en forme, etc. De plus, quel périple la vie en couple à cet âge! L'homme de ma vie ne sait plus qui il est dans cette société, où la femme n'a plus besoin de lui pour subvenir à ses besoins. Il semble avoir perdu ses repères, le contrôle sur ses désirs, voire sur ses besoins. Il ne prend pas encore toute sa place, ne sachant pas ou n'osant pas, car il pense qu'il ne saura pas, qu'il fera des erreurs et que la Wonderwoman que je suis va lui en vouloir. À quel moment toute cette situation s'est compliquée? Je ne sais, mais à ce jour, l'existence parait véritablement ardue...

Karine David
St Isidore en Beauce


18 février 2009
Je suis d'accord avec Julie Martel de Boucherville. Les jeunes femmes qui ont une famille sont sur une corde raide. Elles ont beaucoup de pression et de travail. Aujourd'hui très peu on Jésus dans leur vie. Alors tous semblent heureux mais ont un vide en eux. Moi, j'ai 60 ans, je suis heureuse mais sans Jésus il me manquerait quelque chose. 


CELINE GUIMOND
Carignan,


17 février 2009
Je suis une femme plus heureuse depuis que j'ai compris que le bonheur c'est comme le sucre à la crême:' quand on en veut on s'en fait!'

lise lindsay
boucherville.qc


17 février 2009
Oui, je suis heureuse, comblée. Et je le dois à toutes ces femmes avant moi qui ont travaillé à cette liberté. J'ai pu ainsi faire le choix de consacrer mon temps aux études supérieures et dire non à la maternité, même si ce dernier point, je m'en rends compte quotidiennement, est encore un tabou qui choque la majorité de la société, et surtout la plupart des femmes...

Annie Cloutier
Québec


17 février 2009
J'ai lu tous les commentaires et ssuid d'accord avec vous. Vous avez bataillé et c,est bien. Mes filles vont en profiter et ma tâche consite à leur dire qu'un monde de possibilités s'offre à elles. Qu'eslle ne doivent renoncer à rien. Ma plus vieille, une ado de 14 ans ne le réalise pas encore, mais ses choix sont possibles parce qu'il y a eu des batailles pour les droits avant. Quant à mon plus vieux, il apprend que ses sœurs ont des drots égaux aux siens. Son apprentissage est différent mais aussi enrichissant... 
 
Merci

Réal Coderre
Drummondville


17 février 2009
ÊTRE Joie, posant regard en y laissant bonheur, je puis que m'affranchir que d'y pénétrer TOUT, à même que d'y éclater pour chacun des instants. 
 
Se savoir à la facilité, étant de ce qui génère d'une toute Grande Liberté, Voilà .

Claudie Laroche
Montréal


17 février 2009
J'ai 43 ans et je peu sincèreemnt dire que, oui, je suis heureuse. Je suis fatiguée, mais heureuse. J'Aimerais avoir plus de temps à moi par contre. Mais pour ce qui est du reste la vie me gâte et j'en suis reconnaissante aux femmes qui, avant moi ont pavé mon chemin. Sans elle je serais certainement remplit de frustrationsd etoutes sortes. Ne l'oublions pas, nous avons franchis un grand pont, il reste encore beaucoup de chemin devant nous.

Nathalie Bertrand
St-Eustache


16 février 2009
oui, je suis heureuse mais bien que le légalité des chances et des tâches familiales sont revendiquées depuis des lustres, (et que je croyais adolescente que l'égalité des sexes dans l'organisation familiale irait de soi )dans le quotidien... dans la communauté et dans les relations de travail, (enfant malade on doit s'absenter, la mère comme première répondante à tout... du plus futile ou plus important !!!)j'ai appris que les femmes doivent encore en faire beaucoup plus... je l'ai appris à mes dépends, mes je considère être quand même choyé car je fais le choix conscient ET je peux faire certains sacrifices financiers et professionnels car je considère que mes enfants passent en premier, je suis heureuse de mes choix et  
je les assume, avoir le choix fait, selon moi, parti de la liberté !

Valérie Beaulieu
Iles-de-la-Madeleine


16 février 2009
Pas vraiment, on ne s'est pas vraiment libéré, je dirait même qu'on s'est foudroyé, en plus d'avoir les responsabilités familiales, on a hérité de la responsabilité financière en performant mieux que l'homme pour gagner souvent moins. LE FÉMÉNISTE A LIBÉRÉ L'HOMME. ON N'A PAS GAGNÉ DES DROITS ON A GAGNÉ DES OBLIGATIONS.

Suzanne Lauzière
Mascouche


16 février 2009
Sûrement plus en confiance qu'à l'époque ou rien n'était certain pour celles qui ont entrepris de longue croisade. Aujourd'hui, je suis heureuse dans toutes les sphères de ma vie, car je me permet de ne pas être qu'une super-woman à qui la carrière doit être des plus intenses et où la vie familliale doit rayonner. Un équilibre parfait s'est installlé entre ces deux sphères. En 2009, les femmes ont la liberté de choisir et ce qui est merveilleux, c'est qu'elles sont respectées.

Karine Dunnigan
Gatineau


16 février 2009
oui je suis tres heureuse j,ai plus de choix que ma mere avais.J,ai 52 ans je vie seule depuis 5 ans car j,ai decouver que j,aivais pas besoin d,un hommes pour etre heureuse.

celine rochon
bradford ontario


16 février 2009
Tellement heureuse! Cette capacité d'émerveillement qui m'habite toujours. Ce bonheur et cette liberté de faire des choix. Bien sur qu'on doit se rappeler ces femmes qui nous ont précédées. Un long chemin a été parcouru. Merci

Suzanne Tremblay
Chambly


15 février 2009
Oui. Je vis parfaitement en accord avec mes convictions profondes, donne temps et énergie à ce qui pour moi en vaut le plus la peine: mes enfants. Avec eux et pour eux, donner c'est aussi recevoir. Bien au contraire de cette notion de sacrifice que beaucoup de gens font rimer avec maternité engagée, offrir le meilleur de moi à ceux que j'aime le plus au monde me plonge quotidiennement dans la paix, la joie et l'essentiel. Tout le reste continue de cheminer en veilleuse: il ne sera jamais trop tard pour y redonner plus de place. Mais la précieuse enfance qui a tant besoin qu'on la regarde pousser, elle, ne reviendra jamais. En tant que témoin privilégié de son éclatante beauté, je ne pourrais imaginer plus grand bonheur.

Emmanuelle quiviger
montreal


15 février 2009
Bonjour 
J'ai 63 ans et je suis une femme très heureuse. J'ai véçu et participé à ma manière au mouvement féministe des années 60 et 70. Cela m'a permis une vie d'autonomie et liberté sans pareil, j'ai eu une très belle carrière sans mettre de coté la famille et profiter au maximun de la vie et je continu d'en profiter. 
Malheureusement je sens de plus en plus chez les jeunes femmes un glissement vers le type de vie de nos mères, une vie de dépendance car pour avoir une vie autonome il faut fournir un effort et je pense que les jeunes femmes ne veulent pas faire cet effort. 
Suzanne

suzanne pilon
Québec


15 février 2009
Je suis reconnaissante de beaucoup de gain obtenu par le mouvement féministe... heureuse de pouvoir tant de choix qui étaient impossible il y a quelques générations... mais déçu du recul que la nouvelle génération fait et ce d'un manière tellement inconciente.. elle retourne à jouer le jeux de la femme objet.

n boucher
st-Jean-sur richelieu.


15 février 2009
Il faut encourager la vigilance afin de conserver nos droits

Martine Payant
Montréal


15 février 2009
Dans les années 70, le discours de mes parents allait dans le sens que les femmes n'avaient pas besoin de persévérer dans des projets d'études puisque de toute façon, leur lot était de se trouver un mari qui pouvait la soutenir. Dans cette veine, j'ai tenté de me conformer mais, habité d'un besoin intense d'autonomie, j'ai tout fait pour sortir du rang. 
 
Plusieurs lunes plus tard, et après avoir peiné pour modifier ce destin pré-établi qui ne m'allait pas du tout, je suis heureuse et fière du résultat. 
 
 


Francine Leblanc
Ottawa


15 février 2009
bien sûr, j'ai 68 ans et je suis bien dans la vie que j'ai actuellement,même avec des gros problèmes de santé je vis 1 jour à la fois et suis bien, avec un mari, enfants et petits-enfants

pauline GAGNÉ
Saint-Jérome


14 février 2009
Je vis seule, par choix, depuis près de 10 ans et j'avoue que je suis beaucoup plus sereine que lorsque j'étais en couple. Par contre, aucun livre ne saurait remplacer la tendresse, un câlin ou l'aide nécessaire pour poser une tablette!

Danielle Mercier
Québec


14 février 2009
oui il est possible d etre heureuse une fois qu'on a compris qu'on ne peut jouer à la superwoman toute sa vie. Il faut faire des choix et accepter de faire avec. Pour la plupart des femmes c'est impossible de tout réussir. Avoir la super maison, bien entretenue,une famille, un travail intéressant, s'occuper de son conjoint et la vie sociale.Les femmes arrivent à la cinquantaine souvent épuisées, au bout du rouleau. Car c'est à ce moment là qu'elles doivent prendre soin de leurs parents en perte d'autonomie. Il y a de l'espoir, car les femmes de 30 ans semblent prendre une autre tangente. Elles prennent plus de temps pour elles. Quittes à laisser tomber quelques taches ménagères....

Lise dubien
longueuil


14 février 2009
Je voudrais me sortir de la pauvreté comment faire j'ai décrocher l'école trot tôt et j'ai pas été encourager pour être un jour une jeune femme indépendante je voudrais travailler ils faut que je sois plus souvent avec des femmes qui ont du pouvoir de leur vie et moi je veut avoir du pouvoir sur ma vie j'ai des idée de grandeur.

Mélanie Duquette
Montréal


14 février 2009
Comme beaucoup de femmes de ma génération, je suis une jeune professionnelle séparée, mère de deux filettes et célibataire faute d'avoir du temps à consacrer à un nouveau conjoint. 
 
J'ai parfois l'impression que les femmes se sont 'faites avoir' après la guerre, quand elles sont restées sur le marché du travail et que c'est devenu normal. Nous devons à présent être des super-femmes car nous ne voulons renoncer à rien... 
 
Entendons-nous: j'ai un travail passionnant auquel je ne renoncerais pour rien au monde. Cela me procure en plus l'indépendance financière dont j'ai besoin.  
Je suis aussi très heureuse de la vie que je mène avec mes deux filles de 8 et 10 ans, je ne regrette pas cette aventure de maman! Mais il faut bien admettre que si je devais me consacrer à seulement une de mes deux vies, mon quotidien serait plus calme! Moins riche, peut-être... Hélas, nous sommes encore loin de la vraie concilliation travail-famille. 
 
Pour ma part, je ne suis pas encore essoufflée. Je maintiens l'équilibre. Mais qu'en sera-t-il lorsque je devrai aussi accorder du temps à des parents vieillissants? Ou s'il arrive un pépin majeur à ma maison? Mes journées ressemblent déjà à des courses à relais! 
 
Je pense que les femmes de ma génération vivent sur une corde-raide, toujours au bord de la chute, et que l'équilibre est un combat quotidien.

Julie Martel
Boucherville


14 février 2009
Je suis heureuse parce que c'est un choix conscient que je fais. Ça débute par s'accepter, ainsi l'image que le miroir me reflète, me satisfait pleinement. Je ne me compare par car j'apprécie la femme que je suis. Aussi, c'est accepter le fait que l'on ne peut contrôler tout. En tant que femme j'ai appris que le fait de demander de l'aide ne signifie en rien se diminuer, mais plutôt accepter ses limites. Ça enlève un énorme poids sur les épaules.

Sylvie Bélanger
Trois-Rivières


14 février 2009
Je suis heureuse d'être une femme de 76 ans. Toute au long de ma vie j'ai exercé mon choix selon ma foi et mes valeurs;librement dans le respect, l'égalité et le partage. Je suis heureuse d'avoir vécu dans ce temps là ou tout était à faire et a bâtir. J'ai été à l'université de la vie: l'information, la communication, la sensibilisation, la prise de décision et le travail de groupe fut très importante. 
Mes engagements bénévole sociales et communautaires 1965-2005:auprès des associations de parents,d'enfants,de femme AFÉAS, célébration du 8 mars, 
Ma richesse: l'éducation reçue dans mon pays d'origine et de mon pays d'adoption. Ma foi, mes valeurs,mon goût d'apprendre, ma fidélité à mes engagements; mon époux 57 ans et plus vie commune; 7 enfants (56 à 45) 16 petits-enfants (9-30ans) 5 arrières (4-3-2-1-6 mois grosses) et le choix d'être bien dans ma peau même aujourd'hui à 76 ans avec tout les inconvénients de l'âge d'or. 
Je vous souhaite sincèrement Mesdames d'apprendre à faire les bons choix pour vous même.

Joan Ferguson
Dolbeau-Mistassini


13 février 2009
Bonjour, 
 
À la question, suis-je heureuse je réponds oui. Oui, car avant d'analyser ma vie en tant que femme, je la regarde en tant que personne, mes accomplissement, comment je soulève mes défis et certainement, je suis heureuse. Doctorante en administration à l'UQAM, je dois dire que je ne ressent d'aucune façon que l'on me regarde en tant que femme, mais bien en tant que chercheure (et oui, ici au Canada, on écrit professeure, chercheure, doctorante - ça, c'est une victoire, le droit de revendiquer un titre qui ne renit pas le fait que nous soyons femmes!). Certes je reste aussi mère, et à 43 ans, encore un peu trop souvent les rôles à la maison semblent toujours rester les mêmes. Mais merci oui, je suis une femme heureuse de pouvoir faire ce que je veux faire et grâce à d'autres femmes qui auront tracées le chemin avant moi, pour moi et donc je dis, merci.

Chantal Hervieux
Île Perrot


13 février 2009
Je suis fière aujourd'hui de pouvoir dire que je suis heureuse. Je revendique le droit au bonheur, celui de travailler dans ce qui me passionne, être avec un homme que je respecte et qui me respecte, qui me prend telle que je suis sans me demander de changer et avec lequel je peux partager, et j,insiste sur le mot partager ma vie, sur un pied d'égalité et avec lequel j'éduque mes 2 enfants (bientôt 3). Je me sens comblée et chanceuse d'avoir pu faire des études universitaires, avoir pu choisir d'avoir des enfants au moment où je le souhaitais. J'apprécie également d'avoir mon mot à dire dans la société, de pouvoir être active et de pouvoir voter. Tout ceci n'aurait pas été possible sans les batailles qui ont été menées par les nombreuses femmes qui nous ont précédé, qui ont ouvert le chemin et ont fait en sorte que le statut de la femme a tellement évolué.

Nathalie Raymond
Montréal


13 février 2009
Heureuse? Oui, pour plusieurs raisons, mais surtout parce que j'ai toujours pu choisir ma façon de vivre. J'ai aussi eu de bons modèles: artistes, penseuses, intellectuelles et militantes, des paroles de femmes inspirantes, aujourd'hui nombreuses sur la place publique. Et je crois que les relations homme femme se portent plutôt bien, qu'elles sont plus harmonieuses qu'avant, tout comme les relations parents enfants.

Josée Bilodeau
Montréal


13 février 2009
Très heureuse d'avoir le choix d'accepter ou de refuser ce que la vie m'offre. Heureuse de pouvoir m'assumer dans mes décisions.

Isabelle Picard
Montréal


13 février 2009
Je me considère très heureuse de vivre à une période où les femmes peuvent choisir par rapport à leur carrière, leurs relations amoureuses, au moment propice pour avoir ses enfants, avoir ses opinions et se sentir libre de les exprimer. Je trouve ça très prometteur pour le futur de mes propres filles.  


Denise Desgagnés
Longueuil


13 février 2009
Je suis heureuse de ne pas avoir à m'excuser d'être une femme. Je suis heureuse d'avoir le choix. Celui de travailler comme je le désire, de ne pas être en couple, de ne pas être mère. 
D'être simplement et seulement moi-même !

Cécile Gladel
Montréal


13 février 2009
OUI parce que j'ai atteint après beaucoup de démarches personnelles et professionnelles une forme d'autonomie qui me convient. Et autonomie ne veut pas dire égoïsme!!!!

Micheline Boucher
Québec


12 février 2009
Je suis heureuse car la vie m'a offert beaucoup plus de persepectives d'avenir qu'elle n'en a donné à ma mère. Arrivée dans la quarantaine, je suis entourée de gens que j'aime, j'ai un emploi très stimulant, j'arrive à avoir des activités variées même si le temps manque, mais le meilleur en vieillissant, c'est d'être bien dans sa peau.

Dominique Gagné
Montréal