Mai 2001

5 mai - 12 mai - 19 mai - 26 mai


 
5 mai 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Bombardier devient le leader mondial
de la fabrication de véhicules sur rail

Intégrer des valeurs spirituelles
dans sa gestion du personnel

Embauche massive de fonctionnaires
à Québec et à Ottawa

La Bolivie sous tensions sociales


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Quebecor cherche à rassurer
ses investisseurs inquiets

Une entreprise ontarienne commercialise
des médicaments cubains

Toronto : « Ville reine » des embouteillages

 


TRANSACTION ADTRANZ

Bombardier devient le leader mondial
de la fabrication de véhicules sur rail


Reportage de
Daniel Bordeleau

Bombardier annonçait cette semaine une restructuration de son secteur transport après l'achat d'Adtranz, la division ferroviaire de DaimlerChrysler. Cette dernière transaction, d'une valeur de 1,1 milliard de dollars canadiens, fait de Bombardier Transport le plus grand fabricant du monde de véhicules sur rail.

 

La division transport de Bombardier fabrique des locomotives, des wagons de marchandises et de passagers, de même que des systèmes de propulsion. Bombardier Transport contribue à près de 40 % des revenus de Bombardier.

 

Le siège administratif demeurera à Montréal et le siège européen sera situé à Berlin. L'entreprise va créer sept divisions, en fonction des zones géographiques et de ses différents produits.

Craignant les effets négatifs d'une concentration extrême dans les secteurs des trains régionaux et des tramways en Europe, la Commission européenne a imposé des conditions à cette transaction. Mais, pour le meilleur ou pour le pire, il apparaît difficile pour les instances nationales et supranationales de freiner un tel processus de consolidation qui s'exprime dans tant d'autres domaines à l'échelle planétaire.

 

Comment réagiront les géants concurrents de Bombardier ? Tenteront-ils un rapprochement pour s'accaparer de nouveaux marchés aux dépens du constructeur canadien ? La question se pose, même si les réponses s'esquissent difficilement.

 


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INVITÉS

Pierre Lortie, nouveau président et chef de l'exploitation de Bombardier transport

Amélia Torres, porte-parole de la Communauté européenne à Bruxelles

Drewin Niel Welhues, directeur général de l'Union internationale des chemins de fer


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Bombardier finalise l'acquisition d'Adtranz
Bombardier annonce son plan d'intégration
Communiqués de presse de l'entreprise


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Intégrer des valeurs spirituelles
dans sa gestion du personnel

Reportage de Julien Bilodeau

Devant la Jeune Chambre de commerce de Montréal, le président-directeur général de Ouimet-Cordon Bleu a présenté sa vision de la gestion du personnel. Celle-ci vise à respecter les valeurs chrétiennes telles la solidarité, la fraternité et la dignité humaine.


Pour M. Jean-Robert Ouimet, la recherche de la rentabilité et du mieux-être des employés ne sont pas incompatibles; au contraire, assure-t-il, l'un peut améliorer l'autre. Même si la dimension chrétienne de son approche en laisse certains perplexes, plusieurs jeunes entrepreneurs affirment adhérer à la recherche d'une vision plus humaine du capitalisme.

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INVITÉS

Jean-Robert Ouimet, président-directeur général de Ouimet-
Cordon Bleu

Membres de la Jeune Chambre de commerce de Montréal


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Embauche massive de fonctionnaires
à Québec et à Ottawa


Reportage de Jean Racine

Pendant quelques années, les fonctionnaires de nos gouvernements ont davantage été mis à la retraite qu'embauchés. Mais voilà : les départs trop nombreux d'une cohorte âgée de fonctionnaires obligent Ottawa et Québec à un rajeunissement des troupes.

 

Cette semaine, la Commission de la fonction publique du Canada et le Conseil du trésor du Québec ont même envoyé des représentants à la Foire de l'emploi de Québec, dans le but de recruter du sang neuf.

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INVITÉS

Linda Lemelin, représentante de la Commission de la fonction publique du Canada

Pierre-Paul Legault, représentant du Conseil du trésor du Québec


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Fonction publique : Québec lance la plus vaste campagne de recrutement depuis 20 ans
Communiqué du gouvernement québécois


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La Bolivie sous tensions sociales

Reportage de
Denise Faille

La Bolivie connaît un climat de tensions sociales qui s'accentue depuis l'automne dernier. Les producteurs de coca réclament un terme à la politique du gouvernement colombien, qui vise depuis trois ans l'éradication totale des plantations de coca. Cette semaine, la grève générale illimitée a été évitée de justesse. Mais le problème de fond n'est pas réglé pour autant.

Cette image date de l'année dernière, alors que des paysans
manifestaient déjà leur mécontentement

Avec sa politique de « coca zéro » qui réjouit les puissances occidentales, le gouvernement bolivien s'est mis à dos ses cultivateurs. Il demande aux agriculteurs d'abandonner une culture lucrative et relativement simple sans leur fournir un programme adéquat de substitution des cultures. Plusieurs des agriculteurs touchés sont d'anciens mineurs qui avaient déjà perdu leur emploi une première fois lorsque le gouvernement a procédé à la privatisation de mines.

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INVITÉ

Jacques Trigo, consultant international pour la Banque interaméricaine de développement et ancien surintendant des banques de la Bolivie


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

La Bolivie
Fiche d'information du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international

Latin American Network Information Center
Site créé par l'Université du Texas qui contient un répertoire de liens de toutes sortes sur la Bolivie


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DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Quebecor cherche à rassurer
ses investisseurs inquiets


Reportage de
Daniel Bordeleau



Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, a dû faire preuve de conviction cette semaine pour rassurer les actionnaires de son entreprise. Réunis en assemblée annuelle, plusieurs actionnaires ont émis des doutes quant à la stratégie axée sur la convergence des médias adoptée par Quebecor. Cette stratégie a culminé avec l'acquisition de Vidéotron au prix de 5,4 milliards de dollars. Depuis, l'action du géant montréalais a fondu de près de 45 %.

La dette totale de Quebecor, qui s'élève à 6,8 milliards de dollars, inquiète plus d'un investisseur. Et la direction de l'entreprise s'est montrée plutôt laconique sur la manière dont elle entend régler cette dette.


Pierre Karl Péladeau s'est toutefois dit confiant que la valeur de l'action de Quebecor reprendra le chemin de la hausse une fois que le CRTC aura approuvé l'acquisition de Vidéotron et de sa filiale TVA. M. Péladeau s'est d'ailleurs engagé à faire la promotion de son entreprise auprès des investisseurs institutionnels et des institutions financières.

 

L'organisme de réglementation des télécommunications devrait rendre sa décision le mois prochain. En attendant, Quebecor est toujours à la recherche d'un acheteur pour TQS et Vidéotron Télécommunications. La conjoncture actuelle ne semble toutefois pas propice pour conclure une transaction.

 

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INVITÉS

Claude Hélie, vice-président exécutif et chef de la direction financière de Quebecor

Pierre Karl Péladeau, président-directeur général de Quebecor

Benoît Leroux, analyste chez Gestion d'actifs MGP média

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Les fusions municipales favoriseraient
la promotion auprès des investisseurs

Reportage de Julien Bilodeau

Des milliers de citoyens et d'élus municipaux se sont opposés aux fusions municipales imposées par le gouvernement québécois. Depuis ce temps, nombre d'élus d'abord hostiles au projet se sont finalement ralliés au processus de transition.

 

 

L'un des aspects oubliés de cette réforme, c'est qu'elle permettrait de mettre fin aux guerres de clochers que se livrent les municipalités voisines entre elles lorsqu'un investisseur se montre intéressé à s'installer dans la région. Regroupant leurs forces, elles pourraient augmenter leur capacité de persuasion auprès des investisseurs.


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INVITÉS

Neil Everson, directeur du développement économique de Hamilton

Luc Arvisais, président de l'Association des professionnels en développement économique du Québec et directeur du Centre local de développement du centre de la Mauricie

André Leroux, directeur du comité de transition pour préparer la fusion des villes autour de Longueuil

Réjean Laliberté, directeur du développement économique de Ville Saint-Laurent et membre du comité de transition de Montréal


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Livre blanc sur la réorganisation municipale
Dernières nouvelles et rapports du gouvernement québécois

La réorganisation municipale à Montréal
Liste de liens de la municipalité sur le processus en cours à Montréal, mais aussi ailleurs

Ministère des Affaires municipales et de la Métropole


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Une entreprise ontarienne
commercialise des médicaments cubains


Reportage de
Daniel Bordeleau

Qui aurait cru que la recherche médicale à Cuba pouvait rivaliser avec celle des laboratoires d'Amérique du Nord ou d'Europe ? C'est en tout cas une certitude pour une entreprise ontarienne de biotechnologie, YM Biosciences, qui commercialise depuis 1994 des découvertes scientifiques cubaines dans le domaine de la lutte contre le cancer.

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INVITÉ

David Allan, cofondateur de YM Biosciences de Mississauga


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Cuba
Fiche d'information du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international

Latin American Network Information Center
Site créé par l'Université du Texas qui contient un répertoire de liens de toutes sortes sur Cuba

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Toronto :
« Ville reine » des embouteillages

Reportage de Marco Dubé (à Toronto)

L'explosion démographique de la ville de Toronto n'a pas été accompagnée d'un ajustement du système routier. Résultat ? Les Torontois circulent sur des routes si achalandées que les embouteillages ne sont même plus rares le dimanche matin...

 

Récemment, le premier ministre de la province, Mike Harris, annonçait son intention de remédier à la situation en étudiant la possibilité de construire de nouvelles routes. Mais il estime que son gouvernement ne dispose pas de fonds suffisants pour se lancer seul dans cette aventure. Il sollicite donc la participation d'investisseurs privés et entrevoit la possibilité de recourir à des postes de péage sur les autoroutes.

 

Une autoroute à péage privatisée, « la 407 », existe déjà. Diane Bernier, l'automobiliste que notre journaliste a interrogée pour l'occasion, lui a confié qu'il lui en coûte environ 45 $ par mois pour y circuler fréquemment...

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INVITÉS

Diane Bernier, automobiliste et cadre d'une entreprise de Toronto

David Leonahrdt, directeur des affaires publiques du CAA Ontario

Mike Harris, premier ministre de l'Ontario


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12 mai 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Le Québec revoit sa politique de gestion de l'eau

Mettre fin au trafic d'enfants dans
les plantations de cacao

Un outil pour mieux gérer ses finances personnelles

L'industrie du camionnage est-elle
trop ou pas assez subventionnée ?


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

La dollarisation est-elle un remède
à tous les maux ?

L'industrie de la fourrure fait peau neuve

Les PME québécoises du secteur aérospatial
survivront-elles seules ?

La Pologne à la recherche
d'investissements canadiens

 


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Le Québec revoit sa politique
de gestion de l'eau


Reportage de Julien Bilodeau


Walkerton et North Battleford : deux erreurs que le Québec entend éviter à tout prix. Bien sûr, il est impossible d'empêcher l'intrusion de bactéries dans les réseaux d'aqueducs québécois. Ce que le gouvernement entend faire, par contre, c'est améliorer sensiblement le système de contrôle pour éviter, par exemple, qu'une contamination localisée se transforme en épidémie.
Des mesures coûteuses : plus de 500 millions de dollars y seront alloués.


On croit généralement que c'est dans les grandes villes que l'eau peut être impropre à la consommation. Les petites municipalités rurales sont pourtant les plus susceptibles de subir une contamination de leur système d'aqueduc, en raison de la présence de terres agricoles à proximité. Les produits utilisés sur les terres (fumier, pesticides, etc.) peuvent facilement atteindre les eaux souterraines ainsi que les citoyens, s'ils s'alimentent de cette source.

 

Ces mesures de vérification accrue s'inscrivent dans l'implantation d'une politique globale québécoise de gestion de l'eau, avec laquelle on envisage d'ailleurs de déterminer un « statut » à l'eau.

De par ses caractéristiques spécifiques, l'eau exige un mode de gestion politique impliquant nécessairement l'ensemble des intervenants concernés. La question de la gestion de l'eau était d'ailleurs abordée à la 80e édition des assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec. Julien Bilodeau y était.


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INVITÉS

Jean-Maurice Latulippe, sous-ministre adjoint, responsable du dossier de l'eau au ministère de l'Environnement du Québec

Russel Gilbert, maire de Sainte-Marie-de-Beauce et vice-président du Cobaric (Comité de bassin de la rivière Chaudière)


Mettre fin au trafic d'enfants dans
les plantations de cacao


Reportage de Denise Faille

Une innocente barre de chocolat cache peut-être quelquefois une effroyable réalité. Un groupe de travail a été créé cette semaine par le gouvernement britannique pour se pencher sur la question du trafic d'enfants forcés à travailler dans les plantations de cacao en Afrique de l'Ouest. Ce groupe est formé de représentants de l'industrie chocolatière et de pays producteurs de cacao. Deux pays seraient particulièrement visés : la Côte-d'Ivoire et le Ghana.

 

Difficile d'évaluer correctement l'ampleur du phénomène. Mais des estimations laissent entrevoir qu'entre 10 000 et 15 000 enfants travailleraient comme esclaves dans les plantations de cacao et de café en Côte-d'Ivoire, comme ce petit garçon victime de sévices physiques. En tout, quelque 200 000 enfants seraient soumis à l'esclavage en Afrique de l'Ouest et du Centre. Un problème causé en grande partie par la pauvreté des familles, qui acceptent de céder leurs enfants à des intermédiaires en croyant qu'ils seront bien traités.


Des solutions existent-elles ? Denise Faille a voulu le savoir.

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INVITÉS

Laetitia Dumas, responsable du programme de lutte contre le trafic des enfants en Afrique de l'Ouest et du Centre au Programme focal sur le travail des enfants (Organisation internationale du travail)

Michael Dotteridge, directeur général de l'organisation Anti-Slavery basée à Londres

Carol Jeanson, représentante de l'UNICEF en Côte-d'Ivoire

John Newman, porte-parole de l'Alliance des confiseurs, chocolatiers et pâtissiers de Grande-Bretagne


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Mise sur pied du groupe de travail
Site du groupe Anti-Slavery, qui fournit également des informations complémentaires sur la question de la traite des enfants dans l'industrie du cacao

Cocoa Task Force established to Counter Forced Labour in West Africa
Communiqué du Foreign and Commonwealth Office du Royaume-Uni

Tout sur l'IPEC (Programme focal sur le travail des enfants)
Site de l'Organisation internationale du travail

Liste de liens pertinents fournis par l'Organisation internationale du travail

Droit international et travail des enfants
Différents documents (conventions internationales, recommandations...) du site de l'OIT

Un article sur la traite des enfants en Afrique
Entrevue publiée dans le Cameroun Actualité

Le travail des enfants en Afrique
Site personnel soutenu par l'UNICEF portant sur les droits de l'enfant


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Un outil pour mieux gérer
ses finances personnelles

Reportage de Jean Racine

Le nombre de faillites de consommateurs était en très légère hausse au premier trimestre de 2001 par rapport à l'année précédente. En 2000, on a dénombré au total plus de 75 000 faillites de consommateurs. Le triste bilan, c'est que plusieurs faillites pourraient être évitées si les consommateurs acquéraient plus de connaissances sur l'utilisation du crédit ou sur la planification budgétaire.


La compagnie Vision entreprise a flairé là une perspective intéressante. Elle a produit un vidéo visant à sensibiliser les consommateurs aux signes avant-coureurs de l'endettement et aux solutions pour s'en sortir. Jean Racine a voulu en apprendre davantage sur ce vidéo. Il nous donne les moyens de nous le procurer :

Pour obtenir ce vidéo

S'adresser à :

ACEF du Nord de Montréal
7500, rue Chateaubriand
Montréal Qc
H2R 2M1

Pour plus d'information : (514) 277-7959

Prix : 39,90 $ pour le vidéo et la méthode budgétaire « Comptes pour tous ».

L'ACEF rappelle qu'elle n'accepte pas les commandes téléphoniques par cartes de crédit, celles-ci étant l'une des principales causes d'endettement... question de principe !


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INVITÉS

Michel Dubois, producteur de Vision Entreprise

Marc Mayrand, surintendant des faillites du Canada

Hélène Talbot, conseillère financier à l'ACEF du nord de Montréal


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Statistiques sur les faillites de consommateurs
Site du Bureau du surintendant des faillites


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L'industrie du camionnage est-elle
trop ou pas assez subventionnée ?

Reportage de Daniel Bordeleau

Longtemps, les camionneurs ont affirmé être victimes de sous-financement des gouvernements par rapport aux autres moyens de transport au Canada. Les résultats d'une étude du Centre de recherche sur les transports mènent pourtant à la conclusion inverse. Selon cette étude, les automobilistes subventionneraient plutôt l'industrie du camionnage.

Qui a raison ? Daniel Bordeleau a interrogé le directeur de cette enquête, Marc Gaudry, directeur de l'Agora Jules Dupuit, du Centre de recherche sur les transports de l'Université de Montréal.

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AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Association du camionnage du Québec


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DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

La dollarisation est-elle un remède
à tous les maux ?


Reportage de Dorothée Giroux (à Kalamazoo)

La dollarisation, c'est l'abandon par un pays de
sa monnaie nationale pour adopter le dollar américain.


Ue conférence économique internationale sur le thème de l'intégration monétaire a eu lieu cette fin de semaine à Kalamazoo, au Michigan. Une soixantaine d'économistes se sont réunis pour faire le bilan des expériences d'intégration monétaire.


Ils ont bien sûr discuté de l'euro, dont les performances face au dollar américain en ont déçu plusieurs. Mais les expériences de dollarisation de pays d'Amérique du Sud ont aussi été à l'ordre du jour.
L'Équateur a procédé à une dollarisation complète, alors que l'Argentine a plutôt établi une parité entre sa devise et le dollar.



Résultats ? Pour l'Équateur, il est encore trop tôt, aux yeux des analystes, pour se prononcer. En ce qui concerne l'Argentine, son économie est très, très mal en point, mais qui peut dire quelle est la part de la dollarisation dans le désastre ?

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INVITÉ

Alain Parquez, professeur d'économie à l'Université de Besançon en France


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

- Dossier du Devoir consacré à l'expérience en Équateur :

Équateur : tout à un dollar (américain!)
Équateur : la dissidence du banquier
Équateur : cobaye des Américains

- Des articles de La Presse consacrés à la dollarisation

- Des articles de la presse alternative :

La dollarisation des Amériques : du miracle au cauchemar
Article paru dans le journal Alternatives

Équateur : vive opposition contre la dollarisation/douleureuse expérience
Article paru dans le journal Alternatives (repris de l'Agence latino-américaine d'information)

La dollarisation : à qui profite-t-elle ?
Article du journal Le Courrier


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L'industrie de la fourrure
fait peau neuve


Reportage de Julien Bilodeau

 



La fourrure est l'une des premières activités économiques qu'ait connues le Canada. Ces dernières années, elle avait subi une forte diminution d'intérêt de la part des consommateurs. L'an 2000 a cependant vu bondir de 25 % les exportations de l'industrie, les établissant à 318 millions de dollars. Que s'est-il donc passé ?

 

Si les vêtements de fourrure connaissent un nouvel essor, c'est avant tout parce que l'industrie a su se renouveler. Un véritable « vent de design » a soufflé sur les produits de la fourrure. Les nouvelles tendances : légèreté et couleur. Julien Bilodeau s'est intéressé à ce renouveau de l'industrie de la fourrure alors que se tenait la 19e édition de l'Exposition nord-américaine fourrure et mode de Montréal, la seule foire commerciale de fourrure en Amérique du Nord et l'une des plus importantes au monde. Il a même rencontré une designer dont les manteaux de fourrure sont « lavables à la machine » !

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INVITÉS

Alan Herscovici, vice-président du Conseil canadien de la fourrure

Bernard Guimond, président de Tanebec et de Tamasou à Québec

Richard H., spécialiste en tendances de mode à Paris

Paula Lishman, créatrice de fourrures et tricots en Ontario

Terry Vourantonis, de Furco Canada à Montréal

Lucie Jodoin, de Fourrures A. Jodoin et fils à La Prairie


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Fondation Brigitte Bardot
L'un de ses principaux combats est l'interdiction du commerce de la fourrure


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Les PME québécoises du secteur aérospatial survivront-elles seules ?

Reportage de
Daniel Bordeleau

Il y a trois ans, Daniel Bordeleau traçait le portrait de l'entreprise Aérotech, une PME québécoise du domaine de l'aérospatial. L'entreprise désirait alors procéder à une acquisition. Mais en fin de compte, c'est Aérotech qui est devenue l'objet d'acquisition d'une entreprise américaine.


La PME initiale fait maintenant partie d'une entreprise au chiffre d'affaires beaucoup plus imposant. Les petites et moyennes entreprises du secteur spatial au Québec peuvent-elles survivre sans se faire acquérir ? Demeurer une entité indépendante est-il un choix judicieux ? Daniel Bordeleau en parle avec Gilles Roy, hier président d'Aérotech, aujourd'hui responsable des ventes et marketing chez Aérotech Tubetronic.

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AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Association québécoise de l'aérospatiale


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La Pologne à la recherche
d'investissements canadiens


Reportage de Jean Racine

Une manifestation de la collaboration économique entre la Pologne et le Canada avait lieu à Montréal cette fin de semaine. Quelque 130 entreprises et institutions polonaises étaient présentes à une exposition; une première en Amérique du Nord.

 

Sur le site de l'Agence polonaise pour l'investissement étranger, la Pologne est décrite comme un pays proche des marchés européens de l'Ouest et envisagée comme un tremplin vers les marchés de l'Est.

Le ministre de l'Économie de la Pologne ne se cachait pas pour le dire : il espère vivement que les investissements canadiens en Pologne prendront de l'essor, particulièrement dans les domaines de haute technologie. Quant aux produits polonais mis de l'avant à cette exposition, on retrouvait de tout : des bijoux d'ambre aux électroménagers, en passant par les contreplaqués et même les boules de Noël, spécialité locale, paraît-il !

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INVITÉS

Bernard Blaszczyk, ministre de l'Économie de la Pologne

Oskar Perdion, représentante de la compagnie Davyz en Pologne

Oukar Sylvester, représentant de l'Association des fabricants d'électroménagers de Pologne

Henryk Dzapesky, fabricant de boules de Noël chez MX

Anna Maciewzka, fabricant de contreplaqués chez Pagotz


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Pologne
Fiche d'information du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international

Gouvernement de la Pologne

Agence polonaise pour l'investissement étranger
Site d'information en anglais


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Pour nous joindre
par téléphone


de Montréal

(514) 597-6162

ailleurs au pays
(sans frais)
1-800-423-3808

Webmestre : Mélanie De Bellefeuille

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19 mai 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

La politique énergétique contestée
de George W. Bush

Rona devient un des trois grands
de la quincaillerie au Canada

De l'étable à la table :
retracer les bovins canadiens


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Paul Martin présente
sa mise à jour économique

Astral Media accélère sa croissance

Québec Amérique :
l'aventure de Jacques Fortin

L'impression de journaux du monde directement
chez le marchand du coin

 


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

La politique énergétique contestée
de George W. Bush


Reportage de Julien Bilodeau

Le président des États-Unis, George W. Bush, a présenté jeudi un plan controversé pour lutter contre ce qu'il considère comme étant la plus grave crise énergétique que connaît son pays depuis les années 1970. Son message est clair : une meilleure gestion de la demande est insuffisante, il faut accroître l'offre.




Malgré les pressions des écologistes et même d'autorités européennes qui font valoir qu'une remise en question du modèle américain de consommation et de gaspillage de l'énergie serait préférable, le plan de George W. Bush et de son équipe met l'accent sur l'augmentation de la production, notamment du nucléaire. Il prévoit la construction, d'ici 20 ans, d'au moins 1300 centrales électriques (au gaz, charbon et nucléaire particulièrement), de 60 000 kilomètres d'oléoducs et de gazoducs et de 400 000 kilomètres de lignes à haute tension.

 

Le plan souligne aussi la nécessité de renforcer les alliances internationales des États-Unis en matière d'énergie, principalement avec le Mexique et le Canada, mais aussi avec de grands producteurs latino-américains.

 


Le chef de l'exécutif américain a réaffirmé la nécessité de lutter contre la pénurie d'électricité qui touche la Californie et la hausse générale du prix de l'essence à la pompe, qui atteint des niveaux records. On s'attend d'ailleurs à d'autres mini-crises énergétiques cet été.

La construction de nouvelles centrales fait partie
du plan du président George W. Bush

Le Congrès doit donner son approbation avant que le plan puisse être appliqué. Les démocrates estiment que le plan Bush fait surtout le jeu des industriels et qu'il contient peu de mesures pour résoudre les problèmes immédiats. Les démocrates peuvent compter sur l'appui des organisations de défense de l'environnement même si tout au long de son intervention, M. Bush s'est efforcé de rassurer les Américains sur sa volonté de ne pas agir au détriment de l'environnement.

Certaines organisations ont déjà lancé une vaste campagne dénonçant le plan de relance énergétique présenté par le président. « Mauvais pour les consommateurs, mauvais pour l'environnement », tel est est le slogan qu'ont choisi ces groupes.


Grâce à sa proximité géographique et l'intégration de ses réseaux de transport, le Canada est cependant bien placé pour tirer avantage de cette quête d'énergie des Américains. Le plan Bush fait saliver nombre d'industriels de l'électricité d'ici.

 

Ceux-ci font valoir que le plan pourrait permettre de relancer tout un pan de l'activité économique, par la construction d'infrastructures et le développement de technologies.


Écouter le reportage

INVITÉS

Danielle Seitz, analyste senior chez Salomon-Smith-Barney
à New York

Pierre Terzian, directeur de PetroStratégies à Paris

Philippe Faucher, professeur de science politique à l'Université de Montréal

Francis Bradley, vice-président de l'Association canadienne de l'électricité


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Le plan du gouvernement Bush en matière d'énergie
Site de la Maison-Blanche

Agence d'information de l'énergie américaine
Site officiel (en anglais)


Rona devient un des trois grands
de la quincaillerie au Canada


Reportage de Daniel Bordeleau

Rona s'est taillé une place de choix au Québec dans le marché de la rénovation et de la quincaillerie. Voilà que l'entreprise franchit un nouveau pas, procédant à l'acquisition de 50 succursales appartenant à West Fraser Timber de Vancouver.

 


La transaction s'effectue sur des magasins portant les bannières Revy Home Centres, Lansing et Revelstoke, situés à l'ouest du Québec jusqu'en Colombie-Britannique. Rona devient ainsi un des trois principaux joueurs du domaine de la quincaillerie au Canada.

 


30 % du chiffre d'affaires de Rona est réalisé dans les grandes surfaces. Le 70 % restant provient des magasins de petite et moyenne dimension présents surtout pour répondre aux besoins du marché régional.


Mais les analystes croient que la consolidation dans le secteur de la quincaillerie et de la rénovation est loin d'être achevée au Canada. L'un de nos invités est catégorique : il n'y a pas de place pour trois joueurs à long terme sur ce terrain. La partie ne fait donc que commencer. Espérons qu'au bout du compte, le consommateur en sortira gagnant.

Écouter le reportage

INVITÉS

Jacques Lemay, petit entrepreneur en construction de Vancouver

Jean Saine, président de Saine Marketing

Robert Dutton, président de Rona


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Rona et Revy unissent leurs opérations
Communiqué de presse de Rona sur la transaction


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De l'étable à la table :
Retracer les bovins canadiens

Reportage de Jean Racine

Depuis le 1er janvier 2001, une loi fédérale oblige l'identification de tous les bovins au Canada. Cette mesure a pour objectif d'améliorer la traçabilité des animaux. Destiné à moyen terme à permettre d'identifier un veau de sa naissance à l'assiette, le processus s'arrête pour l'instant à l'abattoir.

 


 

Très bientôt viendra le moment où chaque animal sera associé à un code à barres spécifique qui permettra de retracer la provenance de chaque steak canadien. Un procédé qui implique de nouveaux coûts et un suivi plus étroit de la part de chacun des intervenants de la chaîne. Voyons cela d'un peu plus près.


Écouter le reportage


INVITÉS

Denis Lahaye, propriétaire de la Ferme Pervenche à Batiscan

Stéphane Lemire, directeur général de l'abattoir A. L. Bellerive


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Agence canadienne d'inspection des aliments

Ministère canadien de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

Le point sur l'identification permanente des bovins au Québec
Site du Bulletin des agriculteurs



DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Paul Martin présente
sa mise à jour économique


Reportage de Daniel Bordeleau


En raison de la période d'incertitude économique, le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, a présenté cette semaine un énoncé économique. Il a confirmé un surplus record d'au moins 15 milliards de dollars qui sera consacré à la réduction de la dette du pays.

 

Au cours des dernières années, le gouvernement a remboursé au total 33 milliards de la dette, ce qui permet, selon le ministre des Finances, d'économiser deux milliards de dollars par année en intérêts sur la dette.


M. Martin a revu du même coup à la baisse ses prévisions de croissance économique. Alors qu'il misait en octobre sur une croissance de 3,5 %, le ministre mise maintenant sur 2,4 %. Cette prévision apparaît néanmoins exagérément optimiste aux yeux de nombreux spécialistes, qui y voient une manière de rassurer les Canadiens.


Les réactions à cette mise à jour économique :

Le Bloc québécois accuse M. Martin de sous-estimer volontairement les surplus pour éviter un débat sur l'utilisation de ces surplus et pouvoir rembourser unilatéralement la dette.


Selon la ministre des Finances du Québec, Pauline Marois, les surplus fédéraux illustrent parfaitement le déséquilibre fiscal entre Québec et Ottawa. Elle estime que le gouvernement fédéral devrait réinvestir dans les services, et tout particulièrement dans la santé, dont le financement cause de sérieux problèmes aux provinces.

 

Même son de cloche du côté de l'Ontario où le ministre des Finances, Jim Flaherty, conclut qu'Ottawa a les moyens, mais non la volonté d'investir dans les soins de santé.

 

 

Pour leur part, la Fédération des contribuables canadiens et la Chambre de commerce du Canada applaudissent à la réduction de la dette publique mais la Chambre de commerce s'inquiète de l'accroissement des dépenses constaté en fin d'année fiscale.

Écouter le reportage


INVITÉ

Daniel Schwanen, économiste principal à l'Institut de recherche en politiques publiques


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Astral Media accélère sa croissance

Reportage de Jean Racine

Astral Media accroît son emprise sur l'industrie radiophonique dans l'Est canadien en se portant acquéreur de 19 stations de Telemedia pour un montant de 255 millions de dollars. Les stations radio sont situées au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

 

Astral, qui possède de nombreuses stations de télévision spécialisées et plusieurs stations radio francophones au Québec, étendra son expansion dans les marchés anglophones. Telemedia est propriétaire de huit stations radio de langue française au Québec, dont les six stations FM exploitées sous la bannière Rock Détente ainsi que deux stations sur la bande AM. Astral Media et Telemedia étaient déjà des partenaires dans Radiomédia qui exploite des stations de radio AM, dont CKAC à Montréal.

La transaction doit recevoir l'approbation des autorités de réglementation (c'est-à-dire du CRTC) avant d'être complétée. L'un des deux chefs de la direction de Société Telemedia, François M. de Gaspé Beaubien, siégera au conseil d'administration d'Astral Media dès que l'acquisition sera complétée.


Astral, qui veut élargir son éventail de supports médiatiques, accroît toutefois par cette acquisition la concentration des médias au Québec. Le nombre des joueurs impliqués dans la production et la diffusion d'information québécoise diminue d'année en année. Alors que certains affirment que ces géants disposent des moyens permettant de produire de l'information de qualité, nombreux sont ceux qui estiment au contraire qu'il s'agit là d'une lente érosion à la liberté d'expression de voix différentes.

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INVITÉ

Claude Martin, professeur d'économie des communications à l'Université de Montréal


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Communiqué d'Astral

Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes


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PORTRAIT D'ENTREPRISE

Québec Amérique :
l'aventure de Jacques Fortin

Reportage de Denise Faille

La maison d'édition Québec Amérique a fêté cette année son 25e anniversaire. Son fondateur, Jacques Fortin, a même reçu un prix du milieu des affaires pour son autobiographie racontant son parcours dans le monde de l'édition. Un parcours démarré sur un coup de tête.

 

 

 

Depuis sa fondation, Québec Amérique a produit quelque 300 titres, dont plusieurs ont connu un très grand succès ici ou à l'étranger, comme le dictionnaire Le Visuel. Deux cents auteurs ont vu leurs ouvrages publiés sous le nom Québec Amérique, dont Yves Beauchemin, Arlette Cousture, René Lévesque, Lise Paillette, Dominique Demers, Robert Bourassa...

 


Denise Faille a rencontré longuement Jacques Fortin. Il lui a fait part de sa vision du monde de l'édition au Québec d'aujourd'hui et de demain.

 


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L'impression de journaux du monde
directement chez le marchand du coin


Reportage de Julien Bilodeau

El País ou Le Monde, vous connaissez ? Ces journaux très célèbres, et d'autres moins, nous arrivent de divers coins de la planète avec du retard et un prix salé. Ce frein à la demande a donné une idée à une compagnie de Vancouver, NewspaperDirect.

 

 

Les Messageries de Presse Benjamin se sont associées avec NewspaperDirect au Québec et offrent la possibilité d'obtenir une copie d'un quotidien d'outre-mer imprimée directement chez un marchand de journaux du coin. Le marchand intéressé se procure un ordinateur, un accès haute vitesse à Internet, le papier et l'encre. En trois minutes, la copie est prête. Le prix au détail suggéré est de 4,25 $ la copie, peu importe le quotidien ou son épaisseur. Plus de 80 titres sont déjà disponibles.

 

Un service qui ravira les membres des communautés ethniques désireux d'avoir accès à moindre coût à un quotidien de leur pays d'origine, mais aussi les touristes, les travailleurs internationaux, les étudiants en langues, etc.

L'information à l'heure d'Internet et de la ville cosmopolite du XXIe siècle s'esquisse déjà.

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INVITÉS

Paul Benjamin, président de Messageries de Presse Benjamin

Pierre Proulx, vice-président marketing et ventes chez Messageries de Presse Benjamin

Christian Moreau, de Presse Commerce

Corine Lépine, de Tabagie Chambly

Suzanne, gérante de la Tabagie Chamarre à Repentigny

Léon Arabian, Café de le Presse


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

La description du projet
Document en format pdf de la compagnie (en anglais)

Un exemple de journal disponible
Vous rêvez de vous procurer le Malayala Manorama au coin de la rue ? Ce sera bientôt possible ! (format pdf)


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26 mai 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

La grève sur les chantiers de construction

L'industrie textile indienne à l'assaut
du marché canadien

La gestion participative dans les entreprises


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

La relance des petites centrales

Un autre pont pour Montréal?

L'avenir des ports

Pratt & Whitney Canada

Les exporations québécoises
en Grande-Bretagne

 


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

La grève sur les chantiers de construction

Reportage de Jean Racine

Les négociations se poursuivent dans le secteur de la construction de grands travaux publics et de routes, paralysé par la grève de plus de 20000 travailleurs. La question salariale a été réglée à la satisfaction des deux parties, les travailleurs ayant obtenu 9 % sur trois ans, comme leurs collègues du secteur résidentiel.

Patrons et syndicats s'entendent également sur la réduction de la semaine de travail de 50 à 45 heures, mais ne réussissent pas à se mettre d'accord sur la rémunération des heures supplémentaires. Les syndicats réclament le taux double après 45 heures. Les patrons offrent le taux simple, majoré de moitié, pour les dix premières heures excédentaires, et le taux double après 55 heures.

Alors que le syndicat présente un front uni, la partie patronale, elle, est divisée en différentes associations.

Malgré le rapprochement obtenu lors de la rencontre avec le médiateur spécial nommé par le ministère du Travail, la grève est maintenue et les principaux chantiers de travaux publics de la province demeureront fermés. Le syndicat consultera ses membres cette fin de semaine et les pourparlers reprendront lundi.

Le problème, explique Jean Sexton, est la nature très particulière de ce secteur d'activités, où l'entrepreneur n'est pas celui qui devra finalement payer la facture.


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INVITÉ

Jean Sexton, professeur de relations industrielles à l'Université Laval, à Québec.


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Conseil conjoint de la construction
Site du syndicat

ACRGTQ
Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec

Commission de la construction du Québec

Ministère du Travail du Québec


L'industrie textile indienne
à l'assaut du marché canadien


Reportage de Marie-France Abastado

Vingt chefs de file de l'industrie indienne du textile étaient à Montréal cette semaine pour participer au 2e Salon du prêt-à-porter indien. L'industrie du textile représente 20% de la production industrielle du pays et 30% de ses exportations.

Grâce aux réformes entreprises ces dernières années, dont la qualification de la main d'ouvre et l'amélioration des équipements, cette industrie a rehaussé de façon dramatique ses normes de qualité.

 


Dans les années 70 et 80, les textiles indiens, bien que très populaires, n'étaient pas d'une très bonne qualité. Mais l'industrie, qui s'est lancée à l'assaut des marchés européens et nord-américains, peut maintenant rivaliser avec la Chine ou la Corée.

Des usines indiennes fournissent des compagnies comme Gap, Levi Strauss, Nautica ou Tommy Hillfiger.

Les manufacturiers canadiens, qui appréhendent l'abolition des quotas à l'importation, se montrent très intéressés par l'offre de l'industrie indienne.

Ils se disent contraints à s'approvisionner auprès de fournisseurs de pays en voie de développement s'ils veulent être compétitifs au niveau des coûts.

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INVITÉS

Rakesh Sharma, du Conseil pour la promotion des exportations de vêtements de l'Inde

Gordon Thompson, agent de promotion canadien engagé par une entreprise indienne

Ken Simon, représentant de Crickets

Hélène Garon, dessinatrice de vêtements pour enfants


HYPERLIEN PERTINENT

Apparel export promotion council
Conseil pour la promotion des exportations de vêtements


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La gestion participative dans les entreprises

Reportage de Daniel Bordeleau

Gestion participative, travail en équipe, travail par cellules, les mots changent mais la réalité demeure plus ou moins la même. Plusieurs entreprises ont décidé d'innover en accordant une plus grande part de responsabilité à leurs employés. Le concept a été créé par le Brésilien Ricardo Semler, et a fait des petits un peu partout dans le monde.

À Laval, l'usine Tubetronics implique totalement ses employés dans la gestion de l'entreprise. Le directeur général ne se voit pas comme un patron mais plutôt comme un entraîneur qui doit motiver son équipe. Les décisions se prennent ensemble et rien n'est imposé aux employés.

Ces derniers sont très satisfaits de ce mode de fonctionnement, qui leur permet de contrôler eux-mêmes leur travail au lieu d'avoir un patron sur le dos. C'est aussi rentable pour l'entreprise, qui élimine ainsi les postes de gestion traditionnels.

À la scierie la Doré, d'Abitibi Consolidated, on a également mis en place la gestion participative dans une section de l'usine. Les employés disent avoir développé des capacités qu'autrement ils n'auraient jamais eu la chance de mettre en pratique. Avantageuse pour les employés et les patrons, la gestion participative semble en voie de se développer à grande échelle.


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INVITÉS

Daniel Bossé, employé de Tubetronics

Daniel Hébert, employé de Tubetronics

Gilles Roy, directeur des ventes chez Tubetronics de Laval

François Cyr, directeur général de Tubetronics

Louis Winoski, président de Tubetronics

Réjean Trempe, directeur de la formation chez Abitibi-Consolidated


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Tubetronics

Abitibi Consolidated



DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

La relance des petites centrales

Reportage de
Julien Bilodeau

Le gouvernement du Québec a relancé officiellement la production privée d'électricité. Le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, a rendu publique une liste de 36 rivières, où des producteurs privés pourront exploiter des centrales de moins de 50 mégawatts.

Le ministre affirme que l'accord du milieu sera requis avant la construction des centrales, et que tous les projets de moins de cinq mégawatts seront soumis au processus d'évaluation environnementale ainsi qu'à des audiences publiques.


Les petites centrales seront complétées dans quatre ans. Elles fourniront 425 mégawatts d'énergie à Hydro-Québec, qui gardera toutefois le monopole de la distribution.

La coalition Eau-Secours dénonce le conflit d'intérêts dans lequel seront placées les municipalités, qui devront choisir entre des profits économiques à court terme et la préservation de l'environnement pour les générations futures.

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INVITÉS

Jacques Gauthier, président de Boralex

Jean-François Blain, porte-parole de la coalition Eau-Secours

 

AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Eau-Secours: dossier sur les mini-centrales

Ministère des Ressources naturelles
Nouveau régime d'octroi des forces hydrauliques

Hydro-Québec


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Un autre pont pour Montréal?

Reportage de Jean Racine

La Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud a commencé cette semaine une série de rencontres dans le but de mettre à jour les enjeux du déplacement des personnes et des marchandises dans la région du Grand-Montréal.



La commission, présidée par Roger Nicolet, étudiera diverses possibilités pour désengorger les ponts aux heures de pointe. Entre autres projets, on étudiera la possibilité de construire un nouveau pont.

Plusieurs s'insurgent face à cette option. Ils soutiennent que la population de la banlieue augmente à un rythme soutenu, et qu'un pont ne serait jamais qu'une solution coûteuse et temporaire.

Une autre option serait d'encourager les banlieusards, au moyen d'incitatifs financiers, à changer de mode de transport. Ou de les décourager, par l'imposition de péages, d'utiliser les ponts.

Selon Robert Gagné, pour convaincre les usagers, il faut avant tout rendre le changement plus bénéfique que coûteux.

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INVITÉS

Robert Gagné, professeur à l'École des hautes études commerciales et membre du Centre de recherche sur les transports

Frédéric Desplats, responsable de la formation chez BST Technologie, à Bordeaux


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud

Ministère des Transports du Québec


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L'avenir des ports

Reportage de Marie-France Abastado

Environ 850 délégués de près d'une centaine de pays ont participé au 22ème congrès de l'Association internationale des ports et havres, à Montréal. L'Association, dont le siège social est à Tokyo, vise à favoriser le développement de l'industrie portuaire et maritime, en analysant les tendances du commerce.

La tenue de l'événement dans la métropole tombe à point pour le Port de Montréal, qui vient de boucler une année record. Près de 21 millions de tonnes de marchandises ont transité par ses installations l'an dernier. Le Port de Montréal se classe ainsi parmi les cinquante premiers ports au monde au niveau de la manutention de conteneurs, un secteur en pleine croissance.

Selon le directeur général du port, Dominic Tadeo, le port de Montréal est à la fine pointe du progrès puisqu'il a développé de façon optimale le créneau du transport des conteneurs et qu'il est placé à proximité de la voie de chemin de fer, assurant ainsi en un temps minimum la connexion avec le réseau de transport terrestre.

 

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INVITÉS

Gaston Fortin, professeur de technique de logistique des transports à l'Institut maritime des transports du Québec à Rimouski

Dominic Tadeo, président-directeur général de l'administration portuaire de Montréal

Mireille Bako, responsable du département marketing pour le Port autonome de Douala, au Cameroun

Kurt Nagle, président de l'Association américaine des autorités portuaires


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

International association of ports and harbors

 

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PORTRAIT D'ENTREPRISE

Pratt & Whitney Canada

Reportage de Daniel Bordeleau


Malgré le ralentissement économique dans l'industrie de l'aviation, les perspectives de croissance sont bonnes pour Pratt and Whitney, au Canada comme à l'étranger. Le fabricant de moteurs d'avion, une filiale de la compagnie américaine United Technologies, a réalisé un chiffre d'affaires de 2,5 milliards de dollars en 2000.

Pour les années qui viennent, son président s'attend à une croissance soutenue. Son principal projet est le développement d'un moteur de nouvelle génération pour les jets régionaux.

Daniel Bordeleau s'est entretenu avec Gilles Ouimet, président de Pratt & Whitney Canada.

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Les exportations québécoises en Grande-Bretagne


Reportage de Julien Bilodeau

Le Royaume-Uni est le deuxième partenaire commercial du Québec. Quoique loin derrière les échanges avec les États-Unis, le commerce avec la Grande-Bretagen devance tout de même celui avec la France ou avec le Mexique.

Les échanges se sont diversifié ces dernières années, si bien que le Québec exporte vers la Grande-Bretagne des produits de haute technologie, comme des pièces d'avion, de télécommunication et du matériel de transport et non plus seulement des matières premières, telles que des minerais ou du papier journal.

Daniel Audet, le délégué général du Québec à Londres travaille très fort avec les petites PME pour les aider à percer le marché anglais. Julien Bilodeau a discuté avec lui des similarités entre les cultures québécoise et britannique.

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HYPERLIEN PERTINENT

La délégation générale du Québec à Londres


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