Juin 2001

2 juin - 9 juin - 16 juin - 23 juin - 30 juin

 

 
2 juin 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

La croissance de l'économie
canadienne


Reportage de Jean Racine

Malgré le ralentissement économique, la production manufacturière canadienne a enregistré une hausse de 0,5% en mars, ce qui contraste avec les baisses des quatre mois précédents. Le produit intérieur brut canadien a enregistré une hausse de 0,1% en mars, annulant ainsi la baisse du même ordre observée en février. En rythme annuel, le produit intérieur brut a progressé de 2,5% au premier trimestre 2001.

Cette hausse s'explique par une bonne performance des secteurs de l'automobile et des produits pharmaceutiques. Le secteur minier a poursuivi son essor grâce à l'intensification des activités pétrolières. On note également une légère croissance du secteur des produits électroniques, la première depuis octobre dernier.

Dans une conjoncture économique nord-américaine difficile, cette performance surprend. Le produit intérieur brut américain n'avait, pour sa part, progressé que de 1,3 % en rythme annuel au premier trimestre 2001. Les économistes préviennent que l'impact du ralentissement américain se fera quand même sentir, mais le danger de récession semble pour le moment écarté.


Écouter le reportage

INVITÉS

Marc Lévesque, économiste à la Banque Toronto-Dominion

Benoît Durocher, économiste au Mouvement Desjardins


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Statistique Canada
PIB par industrie au coût des secteurs

Département du Commerce américain
Croissance au premier trimestre 2001


L'engouement des Québécois
pour les fromages fins


Reportage de Marie-France Abastado

La fromagerie artisanale a connu une croissance ahurissante ces dernières années au Québec. Étant donné qu'il s'agit d'un tout petit secteur dans l'ensemble de l'industrie fromagère québécoise, et il n'y a pas de données officielles, mais les gens qui travaillent dans le milieu sont formels : les fromages québécois sont de plus en plus populaires.

C'est à la fin des années 70 que le secteur des fromages de spécialité a commencé à se développer au Québec.

Cependant, c'est surtout à partir de la controverse autour de la possible interdiction des fromages au lait cru français que les consommateurs se sont tournés vers les fromages du terroir québécois.

La demande stimulant l'offre, de plus en plus de producteurs se sont essayés à la fromagerie artisanale. Le secteur s'est développé à un tel point qu'à la fromagerie Hamel, à Montréal, la moitié des fromages vendus sont des produits québécois. Selon les experts, leur qualité n'a rien à envier aux fromages français.

Écouter le reportage

INVITÉS

Marc et Muriel Picard, propriétaires de la Fromagerie Hamel, à Montréal

Josée Bédard, directrice des affaires corporatives chez Provigo

Patrick Tirard-Collet, de l'Institut de technologie agro-alimentaire de St-Hyacinthe

Jules Roiseux, sommelier

Micheline Allard, propriétaire de la fromagerie à la ferme Mes petits caprices, à St-Jean-Baptiste

Gilles Lafontaine, président du Salon des fromages fins au Festival de Warwick


Le huard en voie de disparition

Reportage de Daniel Bordeleau

Faire de l'économie en français, c'est possible mais ça demande de gros efforts. Le français cède tous les jours de l'espace à l'anglais dans les échanges internationaux et dans les publications spécialisées.

L'Association internationale des économistes de langue française se bat pour conserver une place au français.

Plus de 200 économistes issus de 25 pays étaient réunis à Montréal la semaine dernière pour le 52e congrès de l'Association.

Un de leurs sujets de discussion a été l'éventuelle adoption d'une monnaie commune en Amérique du Nord. Pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'un phénomène inéluctable, cependant ils ne croient pas qu'il puisse avoir lieu avant de nombreuses années.

Dans le cas du Canada, ils préconisent une union monétaire, c'est à dire la négociation d'un accord pour le partage d'une même monnaie, et non de l'adoption unilatérale du dollar américain, comme l'ont fait plusieurs pays latino-américains. De toute façon, signalent-ils, il y a en Amérique une dollarisation de fait, puisqu'on ne peut échapper à l'influence de la monnaie américaine.


Écouter le reportage


INVITÉS

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie à l'Université de Montréal

Armand Denis-Schor, professeur à l'Université de Lille-2

Virginie Coudert, professeur à l'Université Paris XIII et conseillère scientifique de la Banque de France

Henri Bourguinat, professeur à l'Université Montesquieu, Bordeaux-IV


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Association des économistes québécois

Banque du Canada



DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

La remontée du prix de l'or

Reportage de
Marie-France Abastado

On a pu observer au début du mois de mai une remontée substantielle du prix de l'or, mais elle a été de courte durée. En fait, après avoir atteint des sommets à $840 l'once dans les années 80, l'or se maintient maintenant plutôt alentour de $265 l'once.

Le prix de l'or a baissé de façon dramatique lorsque les Banques centrales ont mis leurs réserves en vente, entraînant ainsi une pression à la baisse.

De plus, depuis quelques années, le dollar américain a remplacé l'or comme valeur refuge auprès des investisseurs.

Les producteurs d'or, dont le Québec, sont particulièrement touchés.

Écouter le reportage


INVITÉS

Gaétan Morin, directeur des investissements miniers au Fonds de solidarité de la FTQ

AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Ministère des Ressources naturelles du Québec

Association minière du Québec


PORTRAIT D'ENTREPRISE

Un portrait de Clic.net

Reportage de Jean Racine


À l'heure où tant d'entreprises de services sur Internet font faillite ou licencient massivement, Clic.net fait figure d'exception. L'entreprise, fondée en 1994, permet à près d'un millier de petites entreprises de vendre leurs produits et services sur Internet, sans qu'elles aient à s'occuper de la mise en place d'un système de commerce en ligne.

Chaque commerçant offre son catalogue, et l'entreprise se charge d'assurer les transactions financières et l'expédition des produits.

Elle est associée avec Postes Canada et le Mouvement Desjardins. Clic.net, qui emploie une cinquantaine de personnes à Montréal et Québec, a remporté plusieurs prix pour son travail innovateur. L'entreprise vient en outre de recevoir un appui financier de plus de trois millions de dollars.

Écouter le reportage


INVITÉ

Louis-Marius Gendreau, président de Clic.net


Faut-il privatiser Hydro-Québec?

Reportage de Julien Bilodeau

Le professeur d'économie Michel Boucher est convaincu qu'il faut privatiser Hydro-Québec. Étant donné l'ouverture des marchés de l'électricité en Amérique du Nord et de la crise en Californie, il estime que le contrôle de l'électricité par une société d'État n'est plus adapté à la réalité.

Il soutient qu'en poursuivant sa politique, le Québec est en train de s'isoler du reste de l'Amérique du Nord et le paiera très cher dans quelques années. Les Québécois sont habitués à payer l'électricité à un très faible prix mais, selon Michel Boucher, nous devrons bientôt faire face à des hausses très importantes.

Écouter le reportage

INVITÉS

Michel Boucher, auteur de La libéralisation des marchés de l'électricité et professeur à l'École nationale d'administration publique

Roger Vachon, directeur général d'Hydro-Sherbrooke

 

AUTRE HYPERLIENS PERTINENTS

Hydro-Québec

Institut économique de Montréal

La restructuration des marchés de l'électricité


Conoco achète Gulf Canada

Reportage de Daniel Bordeleau

La compagnie pétrolière américaine Conoco a acheté cette semaine Gulf Canada, par le truchement d'une filiale entièrement canadienne.


Cette transaction a été très bien accueillie par les actionnaires de Gulf, puisqu'ils recevront une prime de 34%.

Conoco versera 6,7 milliards de dollars pour les actions et va assumer une dette de 3,1 milliards. Cet achat permettra à Conoco d'augmenter sensiblement ses réserves de pétrole et sa capacité de raffinage, se positionnant ainsi plus fortement sur les marchés de l'Amérique du Nord et du Sud-Est asiatique.

Certains craignent toutefois cette mainmise étrangère sur des réserves canadiennes et trouvent que le gouvernement devrait mettre en place des règles claires pour protéger la propriété nationale des secteurs stratégiques de l'économie.

Écouter le reportage

INVITÉS

Rolland Georges, analyste du secteur pétrolier chez Purvin & Gertz, à Calgary

Antoine Ayoub, professeur d'économie de l'énergie à l'Université Laval


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Conoco

Gulf Canada



La ZLÉA pour 2005: est-ce réaliste?

Reportage de Julien Bilodeau

Les 34 chefs d'État qui ont participé au Sommet des Amériques se sont engagés à mettre en place une zone de libre-échange, au plus tard en décembre 2005. Mais s'agit-il là d'un délai réaliste?

Des spécialistes en politique internationale qui prenaient part à l'Université Laval au Congrès annuel des sciences sociales et humaines se sont posé la question. Il y a tellement de questions à régler avant qu'une intégration continentale soit possible que, selon certains des participants au congrès, la date de 2005 est beaucoup trop proche.

Les États-Unis, le Canada et l'Argentine veulent une intégration au plus vite, mais le Venezuela et le Brésil émettent des réserves. Les économies latino-américaines ne sont pas prêtes à s'ouvrir aux exportateurs du Nord et il y aura beaucoup de travail à faire si on veut qu'elles le soient d'ici quatre ans.

Écouter le reportage


INVITÉS

Louis Bélanger, directeur de l'Institut québécois des hautes études internationales de l'Université Laval

Gordon Mace, chercheur à l'Institut québécois des hautes études internationales de l'Université Laval


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Congrès des sciences sociales et humaines

Mise en place de la ZLÉA


 
 
9 juin 2001

 

Nous vous présentons cette semaine une émission spéciale à partir de Toronto, au cours de laquelle nous dresserons un portrait économique de l'Ontario en compagnie de deux invités: l'économiste Don Rumball et le journaliste Marco Dubé.


 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Toronto: capitale financière du Canada

Reportage de Daniel Bordeleau

Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris affirme qu'il veut révolutionner l'économie ontarienne, qui est déjà la plus puissante au Canada, afin qu'elle réussisse, au cours de la prochaine décennie, à devenir la plus dynamique de l'Amérique du Nord. Cet ambitieux programme est-il réalisable?


Toronto se trouve, bien sûr, au cour de cette révolution. La capitale ontarienne, centre des affaires et des finances du Canada, aspire maintenant à se situer à l'échelle mondiale, à l'instar de New York, Londres ou Tokyo.


La Bourse de Toronto, qui vient d'acheter la Bourse de l'Ouest, cherche également à se positionner au niveau mondial, pour être plus qu'un centre de services dans l'orbite de New York.


Écouter le reportage

 

HYPERLIENS PERTINENTS

La Bourse de Toronto

Ville de Toronto


Ottawa: la «Silicon valley» du Nord

Reportage de Denise Faille

Ottawa est la ville qui a enregistré la plus forte croissance au pays l'année dernière. Cette excellente performance économique se doit en grande partie à l'installation dans la capitale de plusieurs entreprises de haute technologie.

Des géants de l'industrie comme JDS Uniphase, Mitel, Cognos, ou GSI Lumonics ont maintenant pignon sur rue dans la région d'Ottawa. Le gouvernement fédéral, qui a longtemps été le principal employeur, partage maintenant ce titre avec les industries de technologie de pointe.


Ces entreprises sont attirées à Ottawa par la main d'ouvre qualifiée et des coûts bien moindres qu'en Californie. Cependant, ce boom économique ne fait pas que des heureux. La Ville, en particulier, est méfiante.

Le prix des maisons a grimpé de façon substantielle et on craint que tout un segment de la population se retrouve marginalisé de l'accès au logement.

Par ailleurs, le ralentissement économique commence à se faire sentir.

 

Écouter le reportage

HYPERLIENS PERTINENTS

Corporation pour le développement économique de la région d'Ottawa

Ville d'Ottawa

Bureau québécois de développement de la nouvelle économie


Windsor: l'industrie automobile en panne?

Reportage de Julien Bilodeau

L'industrie de l'automobile représente la moitié des exportations de l'Ontario et elle donne du travail, directement et indirectement, à un Ontarien sur six. On comprend alors aisément que le premier ministre de la province s'inquiète des conséquences du ralentissement économique dans ce secteur.

Selon Mike Harris, les 3000 licenciements annoncés au Canada par DaimlerChrysler, constituent une menace pour l'économie provinciale. DaimlerChrysler compte éliminer 26 000 emplois en Amérique du Nord au cours des trois prochaines années, dont 3000 au Canada. En plus des mises à pied, DaimlerChrysler est revenue sur son engagement d'investir plusieurs milliards de dollars pour de nouveaux produits dans ses usines de Windsor, de Brampton et d'Ajax.


Les analystes s'attendent à d'autres mises à pied importantes au sein des trois géants de l'automobile implantés à Windsor : Ford, GM et DaimlerChrysler.

L'industrie est très vigoureuse et ne devrait pas être affectée outre mesure par le ralentissement économique, mais il n'en va pas de même des travailleurs.

La tendance à la délocalisation veut que la production se fasse dans des pays du tiers monde, où les salaires sont plus bas. Quel avenir pour l'industrie de l'automobile au Canada?


Écouter le reportage


HYPERLIENS PERTINENTS

DaimlerChrysler

Ford du Canada

General Motors du Canada

Syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile

Ville de Windsor



DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Déficit budgétaire en vue

Reportage de Daniel Bordeleau

Lors de son premier mandat, le gouvernement Harris, qui avait réussi à réduire l'impôt des Ontariens et supprimer le déficit, a été louangé de tous côtés et érigé en modèle. Aujourd'hui, cependant, le vent a tourné.


Le ralentissement économique aux États-Unis risque de frapper durement l'Ontario, dont l'économie est très exposée aux problèmes de son voisin du Sud.

Presque 90% des exportations des manufactures ontariennes se dirigent aux États-Unis. Si le ralentissement se prolonge, il y a donc un risque de déficit budgétaire.

Avec la loi anti-déficit et la baisse récente des impôts, le gouvernement ontarien a une très faible marge de manouvre. La situation, selon certains, serait de privatiser.

Écouter le reportage

HYPERLIEN PERTINENT

Gouvernement de l'Ontario


Le succès du vin ontarien

Reportage de Julien Bilodeau


L'Ontario commence à se tailler une place de choix dans la production de vin de glace et de vin de table sur le marché européen, japonais et américain. Le préjugé défavorable à l'égard des vins ontariens est en train de disparaître.

Ces derniers ont remporté quelque 70 médailles internationales au cours de l'an 2000. Depuis une dizaine d'années, la province a décidé de s'orienter vers des vins haut de gamme en important des cépages français.


L'année dernière, avec la création de la Vintner's Quality Alliance, les vins ontariens se sont alignés sur les normes de qualité des systèmes d'appellation contrôlés européens.

 

C'est aussi en 2000 que l'industrie vinaire ontarienne a remporté une bataille contre l'Union européenne, qui tentait d'empêcher l'exportation de vins de glace, prétextant leur haute teneur en sucre.


Écouter le reportage


HYPERLIEN PERTINENT

Gouvernement de l'Ontario


Sudbury: l'impact de la grève de Falconbridge

Reportage de Jean Racine

Le 20 février dernier, les travailleurs du producteur de nickel Falconbridge de l'usine de Sudbury ont mis fin à sept mois de grève. Falconbridge est un important employeur de cette région et la grève a été difficile non seulement pour les mineurs et leurs familles mais aussi pour les petits commerçants de la ville.


Cette grève, la plus longue depuis vingt ans, a fait figure de test pour la nouvelle législation du gouvernement ontarien, qui permettait l'embauche de briseurs de grève.


Les 1200 employés de l'usine de Sudbury ont ratifié une entente de 34 mois. Mais avec le prix du nickel qui chute et les coûts d'exploitation qui augmentent, qu'est-ce qui attend la région?

Écouter le reportage

 

AUTRE HYPERLIENS PERTINENTS

L'industrie minière canadienne

Ministère du Développement du Nord et des mines

Falconbridge


Les nouvelles règles de l'aménagement forestier

Reportage de Jean Racine

Un des plus importants producteurs forestiers au pays, Tembec, s'est entendu avec le Fonds mondial pour la nature afin de faire la promotion de l'utilisation des produits forestiers certifiés. Ces produits correspondent aux normes environnementales du Conseil de bonne gestion forestière (FSC).

Cet organisme s'efforce de promouvoir une foresterie qui respecte l'environnement.


Le marché des produits étiquetés FSC atteint des milliards de dollars par année. Il s'agit donc là d'une mesure incitative pour les compagnies forestières qui se soucient du respect de l'environnement, et qui pensent à la préservation avant la production.

 

Le pouvoir est dans les mains des consommateurs, qui devront choisir entre un produit qui respecte les normes de l'aménagement forestier durable et un autre qui ne le respecte pas.

Écouter le reportage


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Tembec

Conseil de bonne gestion forestière

Fonds mondial pour la nature

Greenpeace Canada


 
 
16 juin 2001


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Une leçon d'humilité pour Nortel

Reportage de Daniel Bordeleau

Le géant canadien des télécommunications, Nortel Networks, a annoncé la suppression de 10 000 emplois d'ici septembre. La direction de l'entreprise a expliqué qu'il était nécessaire de donner un nouveau coup de barre à cause du ralentissement économique aux États-Unis et de la diminution d'achats d'équipements.

Le PDG de Nortel, John Roth, a pourtant assuré qu'il ne s'agissait que d'une période d'ajustement et que le secteur de la haute technologie n'est pas moribond.


L'entreprise, qui prévoit des pertes nettes de 29 milliards de dollars au deuxième trimestre de l'année, avait déjà annoncé en avril 20 000 licenciements.

Nortel n'est pas la seule compagnie du secteur des télécommunications à subir les contrecoups de la récession américaine. Le fabricant de semi-conducteurs, Mitel, d'Ottawa a réduit sa main-d'ouvre de 17 % en mai dernier. Call-Net, JDS Uniphase et Telus ont également annoncé des mises à pied récemment.

Même les compagnies qui ne revoient pas leurs prévisions à la baisse sont affectées par la perte de confiance des investisseurs.

Ces compagnies avaient misé sur l'essor des technologies de l'information, et la demande accrue pour leurs produits. En se basant sur des années exceptionnelles, elles ont investi des milliards et maintenant le ralentissement économique les frappe de plein fouet.


Écouter le reportage

INVITÉ

Pierre Champagne, courtier chez Valeurs mobilières Desjardins, à St-Hyacinthe

HYPERLIEN PERTINENT

Nortel Networks


Quel avenir pour les technologies de l'information?

Reportage de Julien Bilodeau

L'industrie des technologies de l'information et de la communication (TIC) est depuis plusieurs années un des secteurs qui crée le plus d'emplois au Québec. Les PDG des entreprises de communication, qui craignaient au plus fort du cycle de croissance des nouvelles technologies une pénurie de main d'ouvre, ont alors réclamé un coup de pouce du gouvernement pour que les universités et les collèges mettent en place des programmes afin de former des informaticiens et des ingénieurs.



Des millions ont été investis par le gouvernement québecois afin d'appuyer la croissance de l'emploi dans cette industrie, en se basant sur des projections à moyen terme d'une croissance atypique.

 

Maintenant, voyant les milliers de licenciements chez Nortel et les autres géants des télécommunications, devrait-on continuer à encourager les jeunes à se tourner vers les technologies de l'information?

Écouter le reportage

INVITÉS

Normand Roy, économiste à Emploi-Québec

Sylvie Gagnon, directrice générale de Techno Compétences

 

HYPERLIENS PERTINENTS

Profil de l'industrie des technologies de l'information
(Site du ministère de l'Industrie et du commerce)

Autoroute de l'information


L'industrie des pâtes et papiers
en mal de main d'oeuvre

Reportage de Myriam Fimbry

Le secteur des pâtes et papiers souffre d'un grave problème de vieillissement de la main d'ouvre. Il est difficile d'attirer les jeunes, bien que cette industrie offre des salaires plus élevés que la moyenne québécoise.

Selon différentes enquêtes et sondages, il y aurait 3000 postes à combler d'ici 2003. La moyenne d'âge dans le secteur est de 48 ans.

Les compagnies préparent des stratégies afin d'attirer les finissants. Le gouvernement, pour sa part, offre plusieurs mesures de soutien à l'emploi et à la formation. Cependant, pour être accepté dans les programmes, les exigences en physique et chimie sont assez élevées, ce qui en décourage plusieurs.


En aménagement forestier et en sylviculture, les besoins sont également criants. La foresterie traîne l'image d'une industrie désuète.

De plus, il y a eu des rationalisations il y a quelques années, et ce sont les travailleurs les plus anciens qui sont restés. Ceux-là mêmes qui s'apprêtent aujourd'hui à prendre leur retraite.

Plusieurs communautés québécoises dépendent fortement du secteur forestier.


Écouter le reportage

INVITÉS

François Jobin, directeur des ressources humaines à l'usine Kruger de Trois-Rivières

René Ducharme, directeur du Centre spécialisé en pâtes et papiers du Cégep de Trois-Rivières

Jocelyn Lessard, directeur de la Conférence des coopératives forestières du Québec à Ste-Foy

André Duchesne, président de l'Association des industries forestières du Québec


HYPERLIENS PERTINENTS

Association des produits forestiers du Canada

Développement de la main d'ouvre en aménagement forestier


Le dynamisme des médias régionaux

Reportage de Julien Bilodeau

La vitalité économique d'une région dépend-elle du dynamisme des médias locaux?

Quatre MRC de la Beauce, l'Outaouais, Rouyn-Noranda et le Saguenay, en collaboration avec le Conseil Régional de concertation et de développement du Centre-du-Québec et le Centre d'Études sur les médias ont mené une enquête auprès de plusieurs décideurs des régions afin de savoir si les médias régionaux influençaient leurs décisions.

Les conclusions sont assez mitigées.


Par ailleurs, certains dénoncent le manque d'initiative des médias locaux, qui n'ont souvent pas les moyens de mener de grandes enquêtes et donc d'informer la population sur les enjeux locaux.

 

D'autres trouvent louable le rôle des médias, qui relient les communautés et soudent les gens.


Écouter le reportage

INVITÉS

Marc-Urbain Proulx, professeur d'économie à l'Université du Québec à Chicoutimi

Roger Carette, maire de St-Georges de Beauce

François Gardner, directeur général de la Société St-Jean Baptiste Centre du Québec


HYPERLIENS PERTINENTS

Centre d'études sur les médias de l'Université Laval

Conseil régional de concertation et de développement du Centre-du-Québec



DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

La déréglementation de l'électricité en Ontario

Reportage de Daniel Bordeleau

Le 1er mai 2002, l'Ontario va déréglementer le marché de l'électricité dans la province. Hydro-Ontario n'aura plus le monopole de la production et la fourniture d'électricité. Le ministre de l'énergie affirme que cette déréglementation ne pourra qu'avantager les consommateurs.

Les prix ne seront plus régulés que par le jeu de l'offre et la demande. Certains craignent une nouvelle Californie, mais selon le ministre la province ne court aucun danger de pénurie puisque l'approvisionnement est excellent. Il y aura toujours une marge de réserve suffisante, en cas d'une demande excessive ou d'une panne.



Hydro- Ontario a été divisée en cinq sociétés distinctes, dont deux sont des entreprises commerciales, qui offriront leurs services sur ce nouveau marché.

 

Écouter le reportage

INVITÉS

Jim Wilson, ministre de l'Énergie de l'Ontario

Richard Dicerni, v.p. exécutif de Ontario Power Generation

Kevin Dove, directeur des communications de Independent Electricity Market Operator

Derek Cowbourne, vice président de Independent Electricity Market Operator

Suzan Brissette, directrice des communications de Bruce Power

Jack Layton, conseiller municipal de la Ville de Toronto et v.p. du Conseil de Toronto Hydro

HYPERLIENS PERTINENTS

Commission de l'énergie de l'Ontario

Electricity forum

Energy probe


La mission des CFER

Reportage de Denise Faille


Les Centres de formation en entreprise et récupération permettent aux jeunes décrocheurs de 16 à 18 ans d'acquérir des compétences dans la gestion des matières résiduelles. Les enseigants des CFER cherchent à donner aux adolescents, qui ont des graves difficultés d'apprentissage ou des problèmes de comportements, une possibilité de se réinsérer dans la société à travers un travail qui les valorise.

La plupart de ces jeunes, ayant subi des échecs scolaires, ont une très faible estime d'eux-mêmes. La première tâche des enseignants des CFER est de les valoriser, de leur apprendre l'autonomie et la discipline. Ces élèves ont besoin d'un encadrement que l'école traditionnelle ne leur offre pas.


N'ayant même pas un diplôme de secondaire I, ils ont peu de chances de trouver un travail intéressant dans un secteur traditionnel. Les CFER créent des emplois, surtout dans le secteur de la récupération et du développement durable.

 

Les élèves participent également à des caravanes de la récupération, qui font la tournée des écoles et des organisations communautaires, pour sensibiliser la population à la gestion responsable des résidus.


Écouter le reportage

INVITÉS

Normand Maurice, directeur du Réseau québécois des CFER

Georges Portelance, directeur général de Eco Peinture

Gilles Paré, premier v.p. de la Mutuelle d'assurance Union-Vie

Lyse Langlois, directrice de la chaire d'études des CFER à l'Université du Québec à Trois-Rivières

Michel Fitzback, enseignant au CFER de Bellechasse, spécialisé en recyclage informatique


Les femmes dans les conseils d'administration

Reportage de Myriam Fimbry

Selon une étude Centre de développement régional de l'île de Montréal, les femmes représentent 40% des administratrices siégeant à des instances décisionnelles. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'elles aient le pouvoir. L'étude révèle que près de la moitié des administratrices estiment souffrir d'un manque de crédibilité.

Elles se sentent moins écoutées que leurs collègues masculins, d'autant plus que les décisions se prennent souvent hors des conseils d'administration. Les femmes ont moins l'habitude du réseautage que les hommes, ce qui les pénalise pour voir leurs opinions prises en compte.

Si bien on retrouve un nombre important de femmes dans les CLSC et autres organismes communautaires, dans les conseils d'administration des entreprises il n'y en a que 7%.

Écouter le reportage

 

INVITÉS

Hélène Bohémier, chargée du dossier Femmes et développement régional au Centre de développement régional de l'Île de Montréal

Nicole Ranger, directrice du projet Égalité 2005, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

 

HYPERLIEN PERTINENT

Association canadienne des femmes en communication


Le prix du gaz naturel

Reportage de Denise Faille

Le prix du gaz naturel a doublé par rapport à l'an dernier. Les analystes s'attendaient à ce que les prix restent élevés pendant au moins encore une année, en raison de la faiblesse des stocks et de la rigueur de l'hiver en Amérique du Nord tandis que les producteurs pompent le gaz à un rythme plus lent que prévu.

Cependant, on anticipe maintenant une baisse des prix. Ainsi, en Alberta, on s'attend à une baisse de 45% du prix du gaz naturel au début du mois de juillet.

Le prix du gaz naturel est extrêmement variable, puisqu'il dépend exclusivement du jeu de l'offre et la demande. Aucun organisme ne régule les forces du marché.

Écouter le reportage

INVITÉS

Rolland Georges, analyste chez Purvin & Gertz

Brian Crowley, président de l'Institut de l'Atlantique d'études de marché


HYPERLIENS PERTINENTS

Enerdata

Département d'énergie de l'Alberta

Association canadienne du gaz


 
 
23 juin 2001


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

L'industrie aéronautique au Québec
Reportage de Julien Bilodeau

La ministre des Finances du Québec, Pauline Marois, était cette semaine à Paris pour prendre part au 44e Salon international du Bourget, la plus grande manifestation aéronautique du monde. Une quarantaine d'entreprises québécoises faisaient également partie de la délégation, dont de nombreuses PME.

L'appui gouvernemental donne plus de crédibilité aux petites et moyennes entreprises, leur permettant ainsi d'établir des contacts, ainsi que de signer des contrats et des ententes de partenariat.

Lors de sa première mission commerciale, la vice-première ministre du Québec a d'ailleurs annoncé huit nouveaux projets d'investissement de 80,6 milliards de dollars pour les PME de l'aérospatiale, qui permettront la création de 530 emplois sur trois ans.

Le Québec se place au sixième rang mondial dans ce secteur industriel. Montréal a récemment devancé Toulouse, devenant ainsi la deuxième métropole au monde après Seattle en terme du nombre d'emplois reliés à l'aéronautique.

Le gouvernement québécois, par l'entremise d'Investissement Québec, appuie financièrement les entreprises du secteur de l'aéronautique. Des contributions sous forme de prêts et de garanties de prêts sont accordées aux maîtres d'ouvre, aux équipementiers et aux 240 sous-traitants travaillant dans l'industrie aérospatiale à Montréal.

Ce secteur représente plus de neuf milliards de dollars de ventes pour l'an 2000 et emploie 40 000 personnes.


Écouter le reportage

INVITÉ

Pauline Marois, vice-première ministre et ministre d'État à l'Économie et aux Finances du Québec

HYPERLIENS PERTINENTS

Salon international du Bourget

Investissement Québec

L'aéronautique au Québec


Ouvrir un gîte touristique,
pas si simple que ça


Reportage de Denise Faille

Le marché des gîtes touristiques est très actif au Québec. Selon Tourisme Québec, il y en aurait plus de 1600 dans la province.


Dans l'ensemble des formes d'hébergement, les gîtes ne représentent que 5% des chambres disponibles, mais le secteur se développe très rapidement.

 

Un gîte touristique est un établissement exploité par une personne dans son domicile et qui offre de 1 à 5 chambres.

L'idée d'ouvrir un gîte est attrayante pour beaucoup de personnes, qui n'hésitent pas à s'embarquer dans l'aventure.

On le voit comme une façon de prendre une retraite active, mais la vérité est qu'un gîte exige beaucoup de travail. À tel point que plusieurs propriétaires n'hésitent pas à parler d'un esclavage.

Peu d'entre eux poursuivent l'expérience plus de dix ans.

Écouter le reportage

INVITÉS

Denis et Lyse St-Pierre, propriétaires du gîte le Pom'art, à Dunham

Charlotte Garnier, agent d'immeuble à Frelighsburg

Dominique Lavigueur, propriétaire du gîte Moka et pyjama, à St-Irénée

Valérie Arseneau, propriétaire du gîte Brioche et flanelle, à St-Armand

Jacques Veillette, vice-président de la Corporation de l'industrie touristique et propriétaire du gîte L'Étoile de mer, à New Richmond

 

HYPERLIENS PERTINENTS

Programme de classification d'hébergement

Gîtes et auberges du passant

Les gîtes touristiques du Québec

The B&B and country inn marketplace

Ministère du Tourisme


China World Best Group s'installe à Drummondville

Reportage de Julien Bilodeau

Industries W & B Ltée, filiale de China World Best Group, établit à Drummondville sa première usine nord-américaine de teinturerie et de tricot. L'usine de cette société d'état chinoise, dont le siège social est à Shanghai, produira des tissus haut de gamme et emploiera 360 personnes.

C'est le premier investissement chinois au Canada, et si tout se déroule comme prévu, il pourrait ouvrir la porte à beaucoup d'autres compagnies, intéressées à faire des affaires au pays.


L'entreprise a bénéficié d'un appui financier provincial de trois millions de dollars de la part d'Investissement Québec, d'un prêt de 10 millions de dollars de Développement économique Canada et d'un support technique et financier de la Ville de Drummondville.

Les négociations avec China World Best avaient été amorcées l'hiver dernier, lors d'une tournée d'équipe Canada en Chine.

La région de Drummondville, qui a perdu 400 emplois dans le secteur du textile au cours de la dernière année, suite à la fermeture de la Celanese et de Cavalier Textile, cherche activement de nouveaux investisseurs.

Ce projet de 40 millions devrait avoir d'importantes retombées économiques pour la ville.

CWBG opère dans les secteurs des technologies de l'information, la bio-pharmaceutique, l'environnement, l'immobilier, la machinerie et le textile.

L'usine de Drummondville aura une capacité de 4 200 tonnes métriques de tricots et de 8 200 tonnes métriques de teinture intégrée de tricots coton, de coton-polyester et de filés teints. Ses produits seront destinés au marché nord-américain.


Écouter le reportage

INVITÉS

Martin Dupont, commissaire industriel de Drummondville

Francine Ruest-Jutras, mairesse de Drummondville

Jacques Parenteau, menuisier à Drummondville

Pierrette Jacob, consultante pour les comités de reclassement d'employés mis à pied

Richard Campagna, ancien travailleur chez Fil Cavalier


HYPERLIENS PERTINENTS

Société de développement économique de Drummondville

Equipe Canada 2001

Investissement Québec

La déréglementation de l'électricité en Ontario (2ème partie)

Reportage de Daniel Bordeleau

Le 1er mai 2002, l'Ontario va déréglementer le marché de l'électricité dans la province. Hydro-Ontario n'aura plus le monopole de la production et la fourniture d'électricité. Déjà, la centrale Bruce Power a été vendue à un partenariat formé par British energy, Chemical corporation et deux syndicats de travailleurs de la centrale.

Des entreprises ontariennes, mais aussi québécoises et américaines sont très intéressées par ce nouveau marché.

Qui seront les nouveaux joueurs? Il y a d'une part les producteurs, qui détiendront des parties de l'ancien Hydro-Ontario, ceux qui vont faire du courtage et bien sûr les consommateurs.

Écouter le reportage

1ere partie (16 juin)

INVITÉS

Richard Dicerni, vice-président exécutif de Ontario power generation

Susan Brissette, directrice des communications de Bruce Power

Nicolas Dalmau, conseiller pour les achats d'énergie chez Boralex, filiale du groupe Cascade

Blair Pepburdy, vice-président à la planification et communication de Toronto Hydro

 

HYPERLIENS PERTINENTS

Independent electricity market operator

Commission de l'énergie de l'Ontario

Ministère de l'Énergie de l'Ontario

Electricity forum

Energy probe


Des outils pour le développement

Reportage de Denise Faille

Des outils pour le développement est un programme de Care Canada, un organisme de charié qui, depuis une quinzaine d'années, recycle du matériel industriel pour l'acheminer vers des petits entrepreneurs de pays en voie de développement.

L'organisme recueille des équipements usagés, comme des scies, des équipements de soudure ou des machines à coudre, dont les gens ici n'ont plus besoin mais qui peuvent encore servir dans des pays du Tiers monde.

Le programme est né d'une initiative de Roy Megarry, un ancien éditeur du Globe and Mail, qui s'est associé par la suite à Care Canada.

Du Pérou, où il a vu le jour, le programme s'est étendu à l'Équateur, au Costa Rica et maintenant à la Jamaïque.


Sa clientèle cible ce sont les micro-entreprises, composées à peine d'une personne ou d'une famille, qui fabriquent des produits pour un marché très local. De meilleurs outils leur permettent d'augmenter leur production et donc leurs revenus.

 

Plus de 4000 pièces ont été acheminées jusqu'à maintenant, permettant ainsi à près de 1500 entreprises d'en bénéficier.

Écouter le reportage

INVITÉ

Gilles Latour, porte-parole de Care Canada

HYPERLIEN PERTINENT

Des outils pour le développement


Le déclin de la Basse Côte-Nord

Reportage de Daniel Bordeleau

Les citoyens de Natashquan ont acheminé récemment une pétition à l'Assemblée nationale, réclamant pour leur région des interventions gouvernementales en matière de développement économique. Ils souhaiteraient entre autres des avantages fiscaux qui pourraient inciter des employeurs à s'installer sur la Basse Côte-Nord.

Les jeunes fuient la région, dont rien ne semble pouvoir arrêter le déclin. Il y a cinq ans, lors de la prolongation de la route 138, les habitants de Natashquan espéraient que la présence d'un plus grand nombre de touristes amènerait un regain économique.


Cependant, à l'exception de la saison estivale, le village est toujours aussi isolé.

La population vieillit et rien ne semble attirer les investisseurs dans la région.

 

Écouter le reportage

INVITÉS

Magella Landry, président de la corporation de développement touristique de Natashquan

Pierre-André Julien, titulaire de la chaire Bombardier à l'Université du Québec à Trois-Rivières

 

HYPERLIENS PERTINENTS

Site régional de la Côte-Nord

Page communautaire de Natashquan


-REPRISE DU 24 MARS 2001-

Le « bowling cosmique » : attirer
les jeunes dans les salles de quilles


Reportage de Jean Racine

 

C'est une tendance internationale : les salles de quilles cherchent à faire peau neuve ! Leur cible : les 18-25 ans.

 

Musique techno, boules phosphorescentes, rayons ultraviolets : les moyens les plus « high tech » sont mis en oeuvre pour remplacer la génération vieillissante des salles de quilles d'aujourd'hui.

 

 

Écouter le reportage


INVITÉS

Giovanni Rossi, directeur général des Salons de quilles associés du Québec

Rosaire Drainville, propriétaire du salon « Quilles-O-Rama » à Notre-Dame de Lourdes

Greg Bayous, directeur de Sharx Pool and Bowling Club à Montréal

Sylvain Bellemare, président des Entreprises Sylvain Bellemare, installateur d'allées de quilles


 

 
30 juin 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Microsoft ne sera pas scindé
Reportage de Denise Faille

Cette semaine, la Cour d'appel fédérale américaine a cassé le jugement d'un tribunal inférieur qui ordonnait le démantèlement de Microsoft en deux sociétés distinctes. Les sept juges renvoient le dossier devant un tribunal de première instance et réclament un nouveau magistrat.

Ils affirment que l'attitude du juge Jackson, qui avait jugé l'affaire en première instance, a pu paraître partiale. Ils lui reprochent ses entretiens secrets avec la presse et ses commentaires désobligeants à l'endroit des dirigeants de Microsoft.

La cour confirme cependant que l'entrprise a violé la loi anti-trust en maintenant illégalement un monopole sur le marché des systèmes d'exploitation, qui nuit aux consommateurs, ainsi qu'aux fabriquants d'ordinateurs et de logiciels.

Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, dit vouloir arriver à un règlement à l'amiable. Le procureur général des États-Unis, John Ashcroft, pourrait toutefois faire appel devant la Cour suprême.

Microsoft est en procès depuis trois ans contre 19 États américains et la division antitrust du département de la Justice. Le 7 juin 2000, le juge Jackson avait condamné le groupe à un démantèlement en deux sociétés.


Écouter le reportage

INVITÉ

Richard Woolfram, avocat spécialiste de la loi anti-trust américaine à New-York

HYPERLIENS PERTINENTS

Microsoft Canada

Procès Microsoft
Page du Seattle Times

Département de la justice des États-Unis


 

Le fragile équilibre de l'Isle-aux-grues

Reportage de Julien Bilodeau

L'Isle-aux-Grues est située en plein cour du fleuve Saint-Laurent, au nord de Montmagny. Sa population dépasse à peine la centaine d'habitants.

L'économie y est fragile mais bien équilibrée. Les résidants de l'île qui ne travaillent pas dans l'agriculture cumulent des petits emplois, dans l'administration ou le tourisme.

La fromagerie y a connu un grand essor il y a quelques années, lorsqu'une dizaine de producteurs laitiers ont créé une coopérative, qui leur permet d'écouler leurs fromages fins un peu partout au Québec. Des fromages qui ont d'ailleurs remporté plusieurs prix.

 

Pourtant, les habitants de l'Isle-aux-grues sont inquiets pour l'avenir. La plupart des jeunes quittent le village pour aller s'établir dans des villes, sur la terre ferme. Surtout, depuis la fermeture de l'école, les familles avec des enfants boudent l'île.

Écouter le reportage

INVITÉS

Louise Dion-Roy, mairesse de l'Isle-aux-grues

Christian Vinet, directeur général d'une fromagerie

Simon Painchaud, producteur agricole

Bibiane Bernier-Vézina, ex-productrice agricole

Gina Vézina, guide au musée Le Grenier

 

HYPERLIENS PERTINENTS

L'île-aux-grues

Bibliothèque nationale du Québec

Tourisme Québec


 

Une autre formule secrète de Coke

Reportage de Daniel Bordeleau

Une enquête de quatre ans de Revenu Canada permettra au gouvernement de récupérer 100 millions de dollars en taxes de la multinationale Coca-Cola. En achetant les concentrés de ses boissons à la filiale de l'entreprise à Porto Rico à un prix presque égal au prix de vente des produits, Coca-Cola enregistrait des profits très faibles: 4 millions de dollars en 1995 pour des ventes de 930 millions de dollars.

C'est donc la filial portoriquaine qui enregistrait les profits, puisque le taux de taxation là-bas est bien moindre qu'au Canada. Cependant, depuis l'adoption au pays de la législation sur les prix de transfert, cette pratique est devenue illégale.

 
Prix de transfert : le prix que pratiquent entre elles deux entités au sein d'une même entreprise, ou deux entreprises distinctes au sein d'un même groupe

 

Selon ces règles, conformes aux principes de l'Organisation de coopération et de développement économiques, les transactions entre filiales d'une multinationale doivent être évaluées sur la base du prix de pleine concurrence, c'est-à-dire que les prix doivent être comparables a ceux qui seraient pratiqués entre des entreprises indépendantes.


Écouter le reportage

INVITÉS

Alfred Zorzi, associé chez Ernst&Young

Michel Proulx, porte-parole de Revenu Canada à Ottawa


HYPERLIENS PERTINENTS

OCDE

Agence des douanes et du revenu du Canada

Coca-cola


-REPRISE DU 2 DÉCEMBRE 2000-

Un dictionnaire pour comprendre les enjeux économiques

Reportage de Denise Faille

Vous vous sentez néophyte dans le vaste monde de l'économie ? Dumping commercial, rendements d'échelle, économie d'endettement, autant de termes qui sont du chinois pour vous ?

Et bien, c'est pour de tels désemparés en quête d'explications que Larousse et Le Monde ont conçu un dictionnaire de l'économie. Pratique, convivial et très illustré, il comprend quelque 750 entrées et une trentaine de dossiers.

Un désagrément ? L'ouvrage comporte des sections s'adressant essentiellement à un lectorat français et qui peuvent présenter peu d'intérêt pour le reste de la francophonie. Pour ceux que cela ne rebute pas, le bouquin est disponible au Québec et prêt à être glissé dans un bas de Noël.

 
Dictionnaire de l'économie (sous la direction de Pierre Bezbakh et Sophie Gherardi), Larousse/HER, 2000, 650 p. Environ 54,95 $.


Écouter le reportage

INVITÉE

Sophie Gherardi, journaliste au quotidien Le Monde et co-responsable de la publication du Dictionnaire de l'économie


HYPERLIEN PERTINENT

Larousse


 

DEUXIÈME HEURE : 13 h 05


Nouvel investissement à Mirabel

Reportage de Julien Bilodeau

La société française Messier-Dowty investira 70 millions de dollars pour construire une usine de production de trains d'atterrissage pour les avions Airbus A-320 à Mirabel.

Quelque 70 emplois spécialisés seront ainsi créés. On espère que la nouvelle usine pourra être opérationnelle en juin 2002.


Messier-Dowty a déjà une usine de fabrication de trains d'atterrissage pour les Airbus A-340 et A-320 au nord de Montréal.

Cet investissement fait suite à un contrat obtenu par la firme la semaine dernière au Salon aéronautique du Bourget à Paris, où la ministre de l'Économie du Québec, Pauline Marois, a eu de nombreuses rencontres avec des investisseurs potentiels.

Messier-Dowty est la septième entreprise à s'établir dans la Zone de Commerce international de Montréal, à Mirabel.

Écouter le reportage

INVITÉ

Émile Rodriguez, directeur-général de Messier-Dowty, à Mirabel

 

HYPERLIENS PERTINENTS

Groupe Snecma

Zone de commerce international de Montréal


Un portrait de Robert Després

Reportage de Denise Faille

Robert Després est le président du conseil d'administration de Produits forestiers Alliance. Sa feuille de route est impressionnante: officier de l'Ordre du Canada en 1978, prix d'excellence de l'administration publique québécoise et membre de l'académie des grands Québécois en 1991, prix de carrière 1994 du Conseil du patronat du Québec. Il a également obtenu un doctorat honorifique de l'UQAM en 1986 et vient d'en recevoir un autre de l'Université Laval.

Il a travaillé autant dans le secteur public que dans le privé. Il a été contrôleur et membre du comité exécutif de la compagnie Québec Power, puis président de l'Université du Québec, président et chef de la direction de Cablevision nationale Ltée, président du conseil d'administration d'Énergie atomique du Canada et membre de la Commission royale d'enquête sur la gestion financière et l'imputabilité.


Il fut également sous-ministre du Revenu du Québec de 1965 à 1969 et président et directeur général de la Régie de l'assurance-maladie du Québec entre 1969 et 1973.

 

En outre, M. Després siège au conseil d'administration d'une vingtaine d'entreprises.

Écouter le reportage


Opération de charme des Portugais

Reportage de Daniel Bordeleau

Le président du Portugal est venu le mois dernier au Canada, à la tête d'une délégation commerciale, pour vanter les mérites de son pays aux investisseurs canadiens. La visite du président visait surtout à changer l'image du pays, qu'on voit encore comme une petite économie un peu à la traîne de ses voisins, alors que le Portugal s'est énormément modernisé suite à son entrée dans l'Union européenne. Le potentiel de croissance est très élevé et le taux de chômage n'atteint que 4%.

Les échanges commerciaux entre les deux pays sont pour le moment très limités. Le Canada a exporté en 1998 pour 194 millions de dollars, surtout des graines, des céréales, des instruments mécaniques, du charbon de bois, du bois d'ouvre, des minerais et des pâtes et papiers.

On a importé à peu près le même montant de produits portugais, en majorité des chaussures, des instruments mécaniques, des boissons alcooliques, des textiles et du liège.

Le secteur de la haute technologie attire cependant plusieurs investisseurs canadiens.

La modernisation rapide de l'économie locale a entraîné une demande croissante de produits et de services en 'informatique, télécommunications, technologies environnementales, mais aussi dans le secteur de la construction et des transports.

Le tourisme est également en plein essor.

Écouter le reportage

INVITÉS

Mario Cristina de Sousa, ministre de l'Économie du Portugal

Luis Netto, président de l'ICEP, organisme responsable de la promotion économique du Portugal

Guy Laflamme, président de Câble Satisfaction international, entreprise établie au Portugal

 

HYPERLIENS PERTINENTS

Ministère des Affaires étrangères et du commerce international

Investissements, commerce et tourisme du Portugal

Bienvenue au Portugal

Portugal insite


-REPRISE DU 6 JANVIER 2001-

Le revenu minimum garanti:
un débat complexe

Reportage de Jean Racine

Le revenu minimum garanti est une idée ancienne qu'on évoquait déjà au moment de l'indépendance américaine. Cette « mesure sociale ultime », comme on pourrait la qualifier, consiste en un versement d'argent de l'État à chaque citoyen ou résidant, inconditionnellement. Millionnaires comme démunis y auraient accès, qu'ils veulent occuper une place sur le marché du travail ou s'en retirer, par exemple en oeuvrant dans leur communauté.

Cette mesure, très controversée, n'est actuellement appliquée dans aucun pays. Comment savoir alors quelle réaction sociale elle engendrerait ? François Aubry, chercheur en économie sociale à l'Université du Québec à Montréal, explique à Jean Racine pourquoi la question est plus complexe qu'elle en a l'air.

Écouter le reportage

INVITÉ

François Aubry, chercheur en économie sociale à l'UQAM

HYPERLIENS PERTINENTS

Allocation universelle : fondements et enjeux
Site de la Confédération des syndicats nationaux


Haut de page