Avril 2001

7 avril - 14 avril - 21 avril - 28 avril


 
7 avril 2001

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

L'eau est-elle une marchandise ?

Nouveau chapitre dans le dossier du bois d'oeuvre

La retraite n'est plus ce qu'elle était

Les secrets d'Investissement Québec
pour attirer les capitaux étrangers


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

En prévision du Sommet des Amériques :

Le capital de risque se fait-il moins audacieux
avec la débâcle boursière ?

La crise énergétique en Californie s'amplifie


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

L'eau est-elle une marchandise ?

Reportage de Jean Racine

« À qui appartient l'eau ? » C'est le titre d'un colloque qui était organisé à l'Université du Québec à Montréal cette fin de semaine. Riccardo Petrella, secrétaire du Comité promoteur mondial du Manifeste de l'eau, était l'un des invités. Les débats de cette rencontre s'articulaient autour de la question de la commercialisation de l'eau, ressource indispensable à la survie de tous.


Nous n'y pensons pas souvent au Canada, alors que nous n'avons qu'à ouvrir le robinet pour en obtenir, mais 1,4 milliard d'humains sur notre planète n'ont pas accès à l'eau potable.


Selon notre invitée, Sylvie Paquerot, présidente de l'Association québécoise pour le Contrat mondial de l'eau, soumettre cette ressource aux lois de l'offre et de la demande n'est pas la solution à ce problème.

 

 

Elle cherche à rappeler que l'ALÉNA (l'Accord de libre-échange nord-américain) n'exclut pas la commercialisation possible de l'eau, et que la ZLÉA (la Zone de libre-échange des Amériques), actuellement en processus d'élaboration, pourrait bien en faire de même.

 

AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Consultation publique sur la gestion de l'eau au Québec
Site du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du gouvernement du Québec

L'eau
Dossier du mensuel Le Monde diplomatique

Sur l'ALÉNA et la ZLÉA : Jettez un coup d'oeil sur la page spéciale d'hyperliens à l'occasion du Sommet des Amériques

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Nouveau chapitre dans
le dossier du bois d'oeuvre


Reportage de Daniel Bordeleau


L'industrie américaine du bois d'oeuvre a rendu public cette semaine son argumentaire visant l'imposition de droits à l'endroit de l'industrie canadienne. Le tout tient en 17 volumes comprenant 5000 pages. Neuf firmes d'avocats ont été embauchées, des deux côtés de la frontière.

 

Les producteurs américains demandent l'imposition de droits compensatoires et anti-dumping s'élevant à quelque 100 % de la valeur des exportations canadiennes. Ils dénoncent le système canadien de gestion des forêts, qu'ils assimilent à des subventions déguisées.


L'adoption de tels droits aurait pour conséquence de paralyser les exportations canadiennes. Celles-ci répondent à environ 40 % de la demande américaine; un marché de 10 milliards de dollars par année.

 


L'accord sur le bois d'oeuvre de 1996, qui encadrait ce commerce, est échu depuis une semaine. Le Canada réclame maintenant le libre-échange dans ce dossier.
L'industrie canadienne se dit prête à se battre. En première instance, elle devra plaider sa cause devant la Commission américaine du commerce, une institution dont les membres sont nommés par le gouvernement américain. L'industrie pourrait interjeter appel d'une décision défavorable, en passant par les mécanismes prévus par l'ALÉNA et par l'OMC (l'Organisation mondiale du commerce).

INVITÉS

Bob Rae, avocat qui défend l'industrie canadienne

Vincent Routhier, avocat à Washington


REPORTAGE PRÉCÉDENT SUR LE SUJET

Conflit canado-américain sur le bois d'oeuvre : Quand les États-Unis refusent le libre-échange


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Exportation de bois d'oeuvre
Site du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international (direction générale des contrôles à l'exportation et à l'importation)

Office of the United States Trade Representatives

ALÉNA
Site du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international

Secrétariat de l'ALÉNA
Site officiel sur l'Accord de libre-échange nord-américain

Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec

 

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La retraite n'est plus ce qu'elle était

Reportage de Jean Racine

En raison de l'augmentation très rapide des programmes de retraite anticipée mis en place par les entreprises et les gouvernements, un grand nombre de personnes prennent leur retraite dans la cinquantaine, sans toujours évaluer les conséquences de cette décision.

 

Jean Racine est allé se promener au Salon des aînés de Montréal. Il y a constaté que les kiosques prodiguant aux préretraités et retraités des conseils financiers étaient plus nombreux qu'auparavant. Cet intérêt correspond aux nouvelles données qui entourent la retraite. En effet, avec une espérance de vie de plus en plus élevée, la retraite se fait aussi de plus en plus longue. De là l'importance de s'y préparer mentalement, matériellement et financièrement.

D'ailleurs, après la phase « d'euphorie » initiale, les jeunes retaités qui retournent à temps partiel sur le marché du travail seraient de plus en plus nombreux. Les employeurs devront certainement apprendre à intégrer cette main-d'oeuvre particulière.

 

INVITÉS

Des visiteurs au Salon des aînés de Montréal

Michel Ouellet, de la Société de l'assurance-automobile du Québec, promotion de la sécurité routière

M. Gagnon, du ministère de la Justice au Québec

M. Desforges, conseiller en placements-retraite de la Banque Royale

Pauline Brassard, présidente de la firme BLP


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Fédération de l'âge d'or du Québec

 

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Les secrets d'Investissement Québec pour attirer les capitaux étrangers

Reportage de Julien Bilodeau

Investissement Québec, c'est cet organe gouvernemental chargé d'attirer les investissements étrangers en territoire québécois.


La croissance importante des capitaux étrangers dans les économies nationales est l'une des facettes de la mondialisation financière. Depuis 30 ans, ces investissements sont passés de 35 à 1100 millliards de dollars au niveau mondial. Les acquisitions comptent pour près de 80 % de ces investissements. Les entreprises préfèrent bénéficier de l'achat de clients, de technologies, d'infrastructures, de capacités de recherche, etc. d'une entreprise étrangère, plutôt que de tout construire elles-mêmes sur ce nouveau marché. Cela permet surtout d'avoir les résultats rapides auxquels s'attendent aujourd'hui les marchés financiers.

 

La concurrence est féroce dans ce milieu. Pour se démarquer des quelque 5000 agences de promotion d'investissements étrangers dans le monde, Investissement Québec dit avoir développé une stratégie particulière. L'institution analyse soigneusement le développement des secteurs économiques, et même celui de certaines entreprises.


Elle est ainsi en mesure de faire de la prospection, de cerner les entreprises qui pourraient bénéficier de caractéristiques spécifiques du Québec. Investissement Québec approche ensuite l'entreprise. Au bout du compte, ce sont néanmoins les incitatifs fiscaux du gouvernement qui peuvent faire la différence...
Louis Roquet, président-directeur général d'Investissement Québec, a accordé l'une de ses rares entrevues à Julien Bilodeau.

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DEUXIÈME HEURE : 13 h 05


En prévision du Sommet des Amériques

Rencontre capitale à Buenos Aires

Reportage de Suzanne Ouellet (à Buenos Aires)

Les négociations sur la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA) sont officiellement lancées. Trente-quatre des trente-cinq ministres du Commerce et des Affaires étrangères des Amériques se sont réunis cette fin de semaine à Buenos Aires, en Argentine, pour se pencher sur la ZLÉA. Les discussions gravitent autour de l'élimination des tarifs douaniers et des entraves au commerce.
Cuba ne fait pas partie des négociations.

La lutte aux subventions à l'exportation est un important enjeu, notamment dans le secteur agricole où les partenaires cherchent une façon de mettre fin à la surenchère qui oppose les États-Unis et l'Europe. Pour sa part, le Brésil menace de ne rien signer si l'accord ne correspond pas à ses intérêts nationaux.

Des incidents ont éclaté à Buenos Aires entre des manifestants et la police près d'un grand hôtel accueillant la rencontre des ministres. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour riposter aux pierres et aux cocktails Molotov des manifestants. La manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes qui ont répondu à l'invitation de mouvements syndicaux des Amériques.

Des orateurs argentins, mais aussi chiliens, uruguayens et brésiliens sont intervenus au cours de la manifestation; 600 personnes avaient cependant été refoulées à la frontière avec le Brésil « pour n'avoir pas rempli les règles migratoires en vigueur ».

Les ministres tentent d'en venir à un accord qui pourrait être annoncé dans deux semaines à Québec, mais les discussions sont difficiles. Le ministre canadien Pierre Pettigrew essaie de son côté de convaincre ses homologues de rendre publics les documents de travail visant à créer la ZLÉA. De nombreux pays, dont le Mexique, s'opposent à cette divulgation.

 

INVITÉS

Pierre Pettigrew, ministre du Commerce international du Canada

Celso Lafer, ministre des Relations extérieures du Brésil


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

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à l'occasion du Sommet des Amériques


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En prévision du Sommet des Amériques

Les ministres des Finances
discutent à Toronto


Reportage de Daniel Bordeleau

Les ministres des Finances de 34 des 35 pays des Amériques se sont rencontrés cette semaine pour discuter du projet de création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Ils sont sortis de leur réunion plus confiants dans les perspectives de redressement de l'économie américaine.

 

Le secrétaire américain au Trésor, Paul Henry O'Neill, est venu les rassurer en affirmant qu'il entrevoyait une croissance plutôt faible à court terme, mais qu'il ne voyait aucun risque de récession à l'horizon. Dans l'ensemble, le représentant américain a dépeint un tableau beaucoup plus positif de la situation que celui présenté par de nombreux analystes.

 

De même, le ministre de l'Économie de l'Argentine, Domingo Carvallo, s'est montré optimiste quant aux chances de son pays de sortir de la crise provoquée par un endettement massif. « Nous avons retrouvé le chemin de la croissance », a déclaré M. Carvallo, sans pour autant se hasarder à avancer de chiffres.

 

Le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, a estimé pour sa part que l'hémisphère occidental pouvait résister au ralentissement économique observé aux États-Unis. Au cours de leur rencontre, les ministres ont aussi discuté de commerce, de mondialisation et du fossé grandissant entre pays pauvres et pays riches. Ils ont abordé la délicate question des paradis fiscaux et du blanchiment d'argent.

 

En point de presse, le ministre Martin s'est défendu d'encourager les paradis fiscaux par ses affaires personnelles, des accusations portées surtout par le Bloc Québécois à Ottawa. M. Martin a rétorqué que le Canada avait été à l'avant-garde de la lutte aux paradis fiscaux et qu'il était important d'avoir une politique concertée pour faire face au problème.

 

Quelques centaines de militants anti-mondialisation ont manifesté pacifiquement mardi. La GRC et la police provinciale de l'Ontario avaient mis en place un imposant périmètre de sécurité. Le chef de police de Toronto avait déclaré qu'il ne tolérerait aucun acte de violence de la part des manifestants.


La réunion des ministres des Finances à Toronto s'inscrivait dans la préparation du Sommet des chefs d'État et de gouvernement qui aura lieu à Québec du 20 au 22 avril prochain.


INVITÉS

Xavier de Vanssay, professeur au Collège Glendon à Toronto

Paul Martin, ministre des Finances du Canada


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

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à l'occasion du Sommet des Amériques

 

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Le capital de risque se fait-il moins audacieux avec la débâcle boursière ?

Reportage de Denise Faille

Avec les déboires qu'ont connus les marchés boursiers ces derniers temps, le capital de risque se fait plus discret... Les entreprises de biotechnologie, de télécommunication et d'informatique ont néanmoins besoin d'un tel capital pour poursuivre leur expansion.

 

L'année dernière, 74 % du capital de risque québécois (soit 1,3 milliard de dollars) était orienté vers des entreprises de haute technologie. Dans une société qui prépare son avenir en misant sur de tels secteurs, la baisse de l'offre de capital de risque peut-elle avoir des impacts sérieux ?

INVITÉS

Hubert Manseau, président-directeur général d'Innovatech

Jean Bédard, vice-président aux télécommunications chez Investissement Desjardins

Michael Dennis, président-directeur général de Signalgene et président de BioQuébec

Claude Lemay, président-directeur général de Alis Technologies

Casimir Babinsky, directeur de Antalium

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La crise énergétique
en Californie s'amplifie


Reportage de Julien Bilodeau

Pacific Gas and Electric Company, l'un des deux plus importants distributeurs d'électricité de Californie, se place sous la protection de la loi sur les faillites. L'entreprise se dit incapable de faire face à ses obligations financières.

 


Les dépenses de consommation d'énergie coûtent à Pacific Gas 300 millions de dollars par mois de plus que l'argent que la compagnie génère. Selon Robert Glynn, le président du groupe, Pacific Gas and Electric a dépensé depuis juin neuf milliards de dollars de plus que ses rentrées d'argent pour arriver à fournir de l'électricité à ses clients. La hausse vertigineuse des tarifs de l'électricité et du gaz naturel en Californie, notamment en raison de la déréglementation partielle dans ce secteur, ont provoqué la chute de Pacific Gaz and Electric.

 

PGE a tenté, en vain, d'obtenir une entente avec le gouverneur de l'État de Californie, Gray Davis, pour résoudre cette crise. PGE et son principal concurrent, Southern California Edison Company, ont accumulé des dettes s'élevant à plus de 12 milliards de dollars ces derniers mois en raison du coût de plus en plus cher de l'électricité au comptant sur le marché libre.

Les distributeurs ne peuvent pour le moment facturer les abonnés, les prix étant plafonnés jusqu'au printemps 2002.

Dans cet État au climat chaud qu'est la Californie, les climatiseurs vont bientôt se mettre en marche avec l'arrivée des beaux jours... et créer une demande écrasante dans un marché qui n'a rien de plus à offrir. La crise énergétique californienne, loin de se régler, pourrait donc encore se détériorer, ce qui n'augure rien de bon pour les consommateurs.

 

INVITÉS

Douglas Christopher, analyste chez Crowell Weedon à Los Angeles

Denis Bibeau, retraité de la ville de Corona

Christian Morio, de la Bank of the West

Olivier Tibika, employé de French gourmet, un complexe de restauration de San Diego

Jean-Marie Eveillard, gestionnaire de fonds de placement chez Arnhold Bleicharoeder

Joseph Doucet, professeur en économie de réglementation à l'Université de l'Alberta


REPORTAGE PRÉCÉDENT SUR LE SUJET

Échec de la déréglementation de l'électricité en Californie


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Page de liens sur l'industrie de l'énergie en Californie
Site de la Commission de l'énergie de la Californie

National Association of Regulatory Utility Commissioners
Organisation engagée dans des efforts de réglementation de services publics aux États-Unis.

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14 avril 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Le chocolat est menacé

Le groupe Bouygues intéressé par Montréal

La stratégie de survie d'Unibroue

Vêtements de sport Gildan accusé
d'espionnage industriel


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Quelles surprises nous réserve encore Nortel ?

Une nouvelle vie pour les résidus calciques

À qui profitent les fusions des compagnies aériennes ?


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Le chocolat est menacé

Reportage de Denise Faille

En cette fin de semaine de Pâques, le chocolat sera en vedette. Mais ce n'est pas parce qu'on en voit maintenant sur tous les rayons de grands magasins qu'on doit le tenir pour acquis.

D'une part, et au grand dam des amateurs, le chocolat pur cacao tel que nous le connaissions risque de perdre de sa qualité. L'Union Européenne a assoupli cette année les règles pour la fabrication du chocolat, et va permettre l'utilisation de matières végétales de substitution.

D'autre part, la situation est difficile pour les petits pays producteurs. À cause de leur faible pouvoir de négociation et de la surproduction, le prix de la livre de cacao, qui se transigeait à $1,79 US n'atteint plus que 36 cents.

Qui plus est, les cacaoyers sont menacés par plusieurs maladies. En Afrique, première région de production de cacao au monde, les pertes sont évaluées entre 30% et 90% par année. Les plus dangereuses sont la pourriture brune des cabosses et le balai de sorcière.

Ces deux maladies fongiques, causées par différents types de champignons, causent des ravages considérables. Parasites et agents pathogènes, pour leur part, occasionnent des pertes de 20% à 25% de la production mondiale, à quoi on doit rajouter les dégâts provoqués par les rongeurs, les singes ou les oiseaux.

Mais, rassurez-vous, le prix de la tablette ne risque pas d'en être affecté puisque le cacao rentre pour moins de 10% dans le prix final du produit.


INVITÉS

Olivier Matringe, économiste spécialiste du cacao à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement.

Christian Silas, chercheur au Centre international de recherche en agriculture et en développement, à Montpellier.

Serge Orebi, négociant en cacao à Paris.


HYPERLIENS PERTINENTS

CIRAD
Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement

International cocoa organization
Organisme qui gère les accords sur le cacao

La production de cacao en Afrique

Une petite histoire du chocolat

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PORTRAIT D'ENTREPRISE

Le groupe Bouygues intéressé par Montréal


Reportage de Daniel Bordeleau

Le groupe Bouygues, numéro deux mondial de la construction et des télécommunications envisagerait de s'installer à Montréal. Cette entreprise française est un des plus importants constructeurs de routes, de ponts et d'édifices au monde, et compte parmi ses réalisations le barrage sur la rivière La Grande, au Québec, le tunnel sous la Manche, la Grande Bibliothèque de France et l'Arche de la Défense, à Paris.

Cependant, ces dernières années, la compagnie, déjà propriétaire de la chaîne de télévision TF1, s' est tournée vers les secteurs de la télécommunication et la téléphonie, et aussi vers de nouveaux marchés. Le groupe Bouygues est ainsi présent sur cinq continents et dans plus de 70 pays.

L'entreprise poursuit la diversification, sans pourtant négliger le secteur de la construction , qui reste encore son premier métier et représente près de la moitié du chiffre d'affaires. Le marché français commençant à être saturé, elle envisage de se tourner vers l'étranger. À Montréal, plusieurs gros chantiers possibles l'attireraient, dont la Grande Bibliothèque ou un nouveau pont vers la Rive Sud.

INVITÉS

Guillaume de la Croix, responsable de la rubrique construction pour Les Échos


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Groupe Bouygues

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La stratégie de survie d'Unibroue

Reportage de Julien Bilodeau


Unibroue fête cette année son dixième anniversaire. La micro brasserie sort d'une année difficile : ses ventes ont reculé et ses profits ont chuté de moitié en 2000. La concurrence des grands brasseurs, comme Molson et Labatt, s'est faite plus incisive.

La distribution accrue de bières importées par les grands brasseurs a eu pour effet de réduire l'espace disponible pour les produits de micro brasseries sur les tablettes des marchés d'alimentation et dans les débits d'alcool. Dans certaines chaînes, ses produits ont même été complètement exclus.

 

Unibroue a quand même remporté une bataille, puisque à la fin de 2000, la Cour supérieure du Québec a ordonné aux grandes brasseries et chaînes d'alimentation de fournir sous serment des renseignements précis sur leurs pratiques de vente et de distribution, visant à assurer un contrôle de la concurrence déloyale.

Cependant, en termes de volume, le marché n'évolue pas et avec l'attirance des consommateurs vers de nouveaux produits, il risque même de diminuer. Pour Unibroue, l'exportation représente une voie d'avenir.


INVITÉS

Luc Vallée, analyste au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation

André Dion, président et chef de la direction d'Unibroue

AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Profil de l'industrie brassicole

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Vêtements de Sport Gildan accusé d'espionnage industriel

Reportage de Jean Racine

Vêtements de Sports Gildan a l'intention de contester la poursuite en justice intentée contre elle par Fruit of The Loom. L'entreprise américaine l'accuse d'espionnage industriel et a obtenu une injonction provisoire qui empêche Gildan d'utiliser certains renseignements jusqu'au 23 avril.

Fruit of the Loom accuse l'entreprise de Ville St-Laurent d'utiliser des renseignements confidentiels que lui auraient dévoilés certains de ses anciens employés maintenant au service de Gildan, concernant notamment ses stratégies de vente et de production, ainsi que ses plans de développement.

Gildan a affirmé ne pas craindre des répercussions négatives importantes sur les affaires de l'entreprise ou sur sa situation financière. Cependant, l'humeur des investisseurs indique le contraire. Il y a quelques jours, Gildan a annoncé avoir fermé une de ses usines de la Barbade à la suite d'une rocambolesque histoire de marijuana dissimulée dans un de ses conteneurs.

Quant à Fruit of the Loom, elle s'est placée sous la Loi de la protection sur la faillite en décembre 1999.

INVITÉS

François Grenier, avocat

HYPERLIENS

Fruit of the loom

Vêtements Gildan

La clause de non-concurrence

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DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Quelles surprises nous réserve
encore Nortel ?


Reportage de Daniel Bordeleau


La déconfiture du géant des télécommunications Nortel au mois de février a durement affecté ses actionnaires.

Le plongeon de 33 % du titre de Nortel Networks avait provoqué une journée noire à la Bourse de Toronto lorsque le TSE-300 avait perdu 6,4 % et le Nasdaq un peu plus de 5 %.

Comment cela a-t-il pu se produire et est-ce que ça pourrait se répéter?

C'est la révision à la baisse de la rentabilité de l'entreprise, ainsi que l'annonce de 10 000 mises à pied qui ont affecté sa crédibilité et ont donc provoqué une affluence d'ordres de vente.

Pour 2001, Nortel a revu toutes ses prévisions à la baisse. Elle anticipe une augmentation de 15 % de ses revenus, soit deux fois moins que prévu.

Pour le premier trimestre, l'entreprise s'attend à une perte de son bénéfice de quatre cents américains par action. Mais, maintenant que l'euphorie est redescendue, l'action va recouvrer un niveau plus réaliste, plus proche de son prix réel. Les titres de haute technologie avaient atteint des sommets insoutenables et artificiels.

Les analystes se montrent optimistes : ils pensent que le titre va rester vulnérable, mais que le pire est passé.

INVITÉS

Charles Miquelon, analyste en haute technologie

Vincent Delisle, stratège au Mouvement Desjardins


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Nortel Networks

Nasdaq

Bourse de Toronto

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Portrait d'un homme d'affaires
devenu artiste

Reportage de Julien Bilodeau

Michel de Montigny est le président de GSI Technologies, une entreprise qui a conçu des produits d'affichage interactifs pour les lieux publics et qui se lance maintenant à la conquête des marchés européens et africains.

 

M. de Montigny a fondé GSI Technologies en 1995. L'entreprise, qui comptait moins d'une dizaine d'employés à ses débuts, en a maintenant près de 200.

Elle se spécialise dans les panneaux de publicité électronique et installera sur le site du Centre de divertissement du Forum de Montréal des produits d'affichage tels que des panneaux rétro-éclairés, des écrans de plasma, des colonnes extérieures, un écran géant extérieur, un écran de projection intérieur, et un système de bannières sur les murs extérieurs.

M. de Montigny est aussi un musicien dans l'âme. C'est d'ailleurs lui qui a écrit la chanson Avis de recherche, pour la chanteuse Diane Dufresne.

Michel de Montigny, président fondateur de GSI Technologies s'est confié à Julien Bilodeau.

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Une nouvelle vie pour les résidus calciques

Reportage de Jean Racine

L'usine Smurfit-Stone de la Tuque, qui se spécialise dans la fabrication de cartons blanchis, est la première papetière au Québec a avoir obtenu la certification de conformité du Bureau de normalisation du Québec pour l'utilisation de ses résidus calciques.

 

Les produits du papier constituent la catégorie de résidus la plus importante tant à l'élimination qu'au recyclage. La valorisation énergétique de ces résidus s'est développée fortement au cours des vingt dernières années, et on les utilise maintenant pour produire une partie de l'énergie consommée dans les usines, au lieu de les enfouir comme on faisait auparavant.

D'autres résidus générés par les papetières sont en train de trouver une nouvelle vie. Les résidus calciques peuvent ainsi avoir un nouvel usage en agriculture et en horticulture.

L'usine de Smurfit Stone à la Tuque, qui était une des plus polluantes au Québec dans les années 80, et qui s'est fait souvent pointer du doigt par des organisations comme Greenpeace, s'est maintenant mise à l'heure du respect de l'environnement.


INVITÉS

Des résidants de la Tuque

Christine Dufresne, chimiste et directrice du contrôle de la qualité à l'usine Smurfit-Stone de la Tuque

Stéphane Rousseau, directeur général de l'usine Smurfit-Stone de la Tuque

HYPERLIENS

Gestion des matières résiduelles
Site de l'Association des industries forestières du Québec

Plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles
Ministère de l'Environnement du Québec

Bureau de normalisation du Québec

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À qui profitent les fusions des compagnies aériennes ?

Reportage de Denise Faille

Canada 3000, qui fusionnera sa flotte avec celles de Royal Aviation et de CanJet à partir du 1er mai, se prépare à s'attaquer au marché du géant national Air Canada.

Les trois transporteurs, fusionnés sous le nom de Canada 3000, disposeront d'une flotte de 32 appareils. À titre de comparaison, Air Canada possède environ 375 appareils.

Même si ce n'est pas encore un concurrent sérieux pour Air Canada, qui contrôle 80% du marché intérieur, il s'agit au moins d'une alternative bienvenue pour ceux qui redoutaient un monopole du transporteur montréalais.

La nouvelle entité, qui devient la deuxième ligne aérienne au pays, pourra se concentrer sur l'augmentation du nombre de vols et les villes desservies. Canada 3000 compte offrir des vols à partir de 21 villes canadiennes vers 69 destinations.


INVITÉS

Jacques Roy, professeur en sciences administratives à l'Université du Québec à Montréal


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

CanJet Airlines

Ministère des transports du Canada

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21 avril 2001

 

Nous vous présentons cette semaine une émission spéciale consacrée entièrement aux enjeux de la négociation de la Zone de libre-échange des Amériques, avec un invité en studio, Rodrigue Tremblay, professeur d'économie à l'Université de Montréal.

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Les hommes d'affaires et la ZLÉA

Sommes-nous tous prêts pour le libre-échange?

Le modèle européen


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Pour une autre mondialisation

Les agriculteurs contre-attaquent

Investisseurs des Amériques

 


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Les hommes d'affaires et la ZLÉA

Reportage de Denise Faille


La nouvelle zone de libre-échange économique panaméricaine sera constituée d'un vaste marché commun de plus de 800 millions de consommateurs, générant un produit intérieur brut combiné de quelque 10 billions de dollars américains.

L'enjeu principal de ce grand projet est la libéralisation des échanges commerciaux. Denise Faille a rencontré des hommes d'affaires de partout en Amérique.

Bien qu'ils se montrent tous optimistes face à ce projet qui devrait leur permettre d'agrandir leur bassin de clientèle, certains sont plus enthousiastes que d'autres. Les Latino-américains, par exemple, veulent obtenir l'accès au marché américain oui, mais pas à n'importe quel prix.

 

Et surtout, ils ne veulent pas précipiter les choses.


INVITÉS

Marvin Spira, président de Marketing consulting international, basé aux États-Unis.

Gustavo Errzuriz, directeur de Esca Commercial, à Santiago, au Chili.

Hamley Case, homme d'affaires dans le secteur du bois, en Guyana.

Paulin Tardif, président de la compagnie de meubles Bestar, à Lac Mégantic.

Pablo Rojo, président de la Banque d'investissement Drezner-Glenworth-Wassertein, en Argentine.

Pedro da Motta Vega, consultant en commerce extérieur du Brésil.

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal


HYPERLIENS PERTINENTS

Rapport mondial sur le développement humain

Le Point: à qui profite le libre-échange

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Sommes nous tous prêts pour
le libre-échange?

Reportage de Daniel Bordeleau

Les 34 chefs d'État des Amériques invités au Sommet de Québec devront établir les bases d'un libre-échange continental pour 2005. Est-ce réaliste de penser concilier les disparités économiques et culturelles de tous les pays du continent?

Est-ce que cette accord va vraiment bénéficier les populations des pays les moins développés?

Les cinq plus gros pays du continent, soit les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique et l'Argentine, comptent pour plus de 95% du PIB de la future zone franche.

Alors que le Canada se place au premier rang et les États-Unis au troisième du rapport mondial sur le développement humain (un indice qui tient compte à la fois de la santé, du niveau d'instruction et des conditions de vie des habitants) le pays des Amériques suivant sur le palmarès est, au 30e rang, la Barbade et ensuite l'Argentine au 35e.

Le Guatemala se classe au 120e rang du rapport: 75% de la population y vit sous le seuil de la pauvreté. Le pays le plus pauvre de l'hémisphère, Haïti, est au 150e rang.

Le revenu moyen en Haïti est de 234 dollars par année, aux États-Unis il est supérieur à 30 000 dollars.

 

INVITÉS

Vicente Fox, président du Mexique.

Paul Desmarais Jr, co-président de Power corporation.

Jean-Jacques Larocque, directeur pour la région des Andes du Centre canadien de coopération internationale.

André Bouvette, directeur du CECI pour l'Équateur.

Pierre-Marc Johnson, avocat spécalisé dans les questions environnementales.

Jean-Marie Toulouse, directeur des HEC.

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Groupe de recherche sur l'intégration continentale

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Le modèle européen

Reportage de Denise Faille

La libéralisation du commerce et des marchés financiers devrait apporter plus de prospérité aux pays participants, à en juger par l'exemple de l'Union européenne. Mais le modèle européen s'applique-t-il pour le continent américain?

L'Union européenne est la plus grande puissance commerciale au monde, avec 374 millions de consommateurs et des transactions représentant un peu plus de 20% du commerce mondial. Elle suit une politique commerciale libérale et ses tarifs douaniers sur les produits industriels sont parmi les plus concurrentiels au monde.

Le marché unique européen a éliminé les barrières physiques, techniques et fiscales à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux au sein de la Communauté. Certains domaines progressent pourtant plus lentement que d'autres. Les quinze pays membres de l'Union européenne se donnent jusqu'en 2010 pour atteindre l'objectif d'harmoniser leur fiscalité.

Pour faire partie de la zone euro, la performance économique des pays candidats doit être jugée satisfaisante, ils doivent également avoir maîtrisé leur inflation, leur dette publique et avoir ramené leur déficit sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB). Ces mesures d'austérité ont entraîné un peu partout des pertes d'emploi.

Le modèle d'intégration économique européen prévoyait des mécanismes de financement compensatoire pour assurer la mise à niveau des économies des pays membres. Dans la ZLÉA, rien de tel n'est prévu, bien que les différences entre pays membres soient bien plus grandes qu'en Europe.


INVITÉ

Jean Boissonat, éditorialiste à l'Expansion et ancien membre de la politique monétaire de la Banque de France.

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal

 

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Notre dossier sur l'Union européenne

Europa - le serveur de l'Union européenne

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DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Pour une autre mondialisation

Reportage de Julien Bilodeau



En marge du Sommet des Amériques se tenait cette semaine à Québec le 2e Sommet des peuples. C'est l'Alliance sociale continentale, un regroupement d'organisations syndicales, sociales et environnementales, qui organisait ce contre-sommet. Les délégués dénoncent la ZLÉA et pressent les chefs d'État de soumettre l'accord de Zone de libre-échange des Amériques à un référendum.

«Nous rejetons ce projet de libéralisation des échanges et des investissements, de déréglementation et de privatisation. Nous nous opposons à un projet néolibéral raciste, sexiste, inéquitable et destructeur de l'environnement.»
Déclaration du Sommet des peuples.

 

La ZLÉA, affirment-ils, est une menace pour la vie démocratique dans la mesure où elle cherche à asseoir la domination du capital, alors que les investissements et le commerce devraient être des moyens a'accéder à un développement juste et durable et non une fin en eux-mêmes.

L'Alliance sociale continentale propose de bâtir des voies d'intégration continentales basées sur la démocratie, l'égalité, la solidarité, le respect de l'environnement et les droits de la personne.

 

INVITÉS

Jean-Guy Ouellet, avocat responsable de l'Association des juristes en droit social.

François Cyr, enseignant.

Monique Simard, productrice et coprésidente du conseil d'administration d'Alternatives, réseau d'action et de communication pour le développement international.

Pierre Girard, porte-parole du Plan Nagua, organisme de coopération internationale.

Jacques Létourneau, secrétaire général du conseil central de Montréal de la Confédération des syndicats nationaux.

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Le deuxième sommet des peuples des Amériques

Réseau québécois sur l'intégration continentale

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Ouverture du marché de l'énergie

Reportage de Daniel Bordeleau

Le marché de l'énergie se libéralise. Le Brésil et l'Argentine, entre autres, se préparent à intégrer leurs réseaux d'électricité.

C'est dans ce contexte que se tenait cette semaine à Montréal la 12e Conférence internationale sur l'énergie. Tous les participants se disent intéressés à cette ouverture des marchés latino-américains, bien qu'ils soutiennent qu'il faut d'abord mettre en place les politiques et les cadres réglementaires appropriés.

Les compagnies nord-américaines sont particulièrement intéressées par le marché brésilien, qui pourrait bientôt avoir besoin d'un approvisionnement énergétique extérieur.

INVITÉS

Thierry Vandal, vice-président exécutif de production à Hydro-Québec.

Luc Thibault, président de la Corporation Hydro-energiQue (CHEQ).

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Commission nord-américaine de coopération environnementale

Ministère des Ressources naturelles du Québec

12e Conférence internationale sur l'énergie

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Les agriculteurs contre-attaquent

Reportage de Julien Bilodeau



Les participants au Forum agraire du Sommet des peuples ont dénoncé le libre-échange comme responsable de la dévastation de l'agriculture à l'échelle du continent. Bien que certains pays, comme le Brésil et l'Argentine soient de gros producteurs agricoles, dans la plupart des autres pays d'Amérique latine le domaine agricole n'est pas très développé.

Les agriculteurs réclament une protection du monde rural. Ils craignent que les producteurs nord-américains, qui produisent en énorme quantité et donc réalisent des économies d'échelle, inondent les marchés locaux et entraînent leur faillite.

Les représentants du monde agricole demandent qu'on protège les denrées de base dans les ententes commerciales et qu'on stimule l'aide financière, la protection des ouvriers agricoles et le droit des peuples autochtones à leurs terres ancestrales.


INVITÉS

Wilson Santin, porte-parole du mouvement brésilien Paysans sans terre.

Ernesto Ladron de Guevara, de la Conférence des organisations paysannes du Mexique.

Patrick Bouffard, cultivateur retraité de St-Georges de Beauce.

Huguette Doyon, cultivatrice retraitée de St-Georges de Beauce.

Roméo Bouchard, directeur du mouvement Sauvez nos campagnes, de St-Germain de Kamouraska.

Serge Lebeau, directeur adjoint à la section Recherche et politique agricoles à l'Union des producteurs agricoles.

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal

HYPERLIENS

Le combat des paysans sans terre
Site de l'organisation Frères des hommes

Groupe de négociation sur l'agriculture de la ZLÉA

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Investisseurs des Amériques

Reportage de Jean Racine


Dans la même Conférence de Montréal, on a aussi discuté investissements. Les participants à ce forum ont mis en commun leurs expériences de développement et financement de projets d'infrastructure en Amérique latine.

 

Plusieurs défis se posent aux investisseurs qui se tournent vers les pays en voie de développement. D'une part la sécurité, bien sûr, mais aussi le besoin d'une entente claire sur les normes qui régiront les accords et un cadre légal pour régler les conflits.

Les investisseurs québécois, comme la Caisse de dépôt et placement du Québec ou le Fonds de solidarité de la FTQ, sont très intéressés par l'élargissement des marchés régionaux.

INVITÉS

Michel Nadeau, directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Raymond Bachand, président-directeur général du Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec.

Christiane Bergevin, v-p. principale et directrice générale de SNC-Lavalin Capital Inc.

Rodrigue Tremblay, professeur d'économie a l'Université de Montréal


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Conférence de Montréal

Conseil canadien pour les Amériques

Société pour l'expansion des importations

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28 avril 2001

 

PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

Pourquoi les consommateurs verront
le prix de l'essence monter encore

Faudrait-il protéger les travailleurs contre
les licenciements économiques ?

Le marché du bio en explosion


DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Assemblée très tranquille
des actionnaires de Nortel

Boeing adopte une stratégie différente
face à Airbus

Alberta : une croissance qui profite
aux plus riches d'abord

Pour que les jeunes reviennent travailler
dans leur région d'origine

 


PREMIÈRE HEURE : 12 h 13

MALGRÉ LES PROFITS DES PÉTROLIÈRES

Pourquoi les consommateurs verront
le prix de l'essence monter
encore

Reportage de Jean Racine

Les pétrolières roulent sur l'or noir. Deux exemples : au premier trimestre de l'année, Shell Canada a doublé ses bénéfices, alors que Petro-Canada a déclaré des profits records.

Les profits nets de Shell ont atteint 354 millions de dollars par rapport à 168 millions l'an dernier; ceux de Petro-Canada ont atteint 358 millions de dollars, comparativement à 19 millions il y a un an.

 

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a aussi desserré ses robinets. Dans ces conditions, les consommateurs peuvent-il s'attendre à des baisses de prix à la pompe ? Jean Racine s'est penché sur cette question.

 

Il a découvert qu'il n'y a pas que les coûts du pétrole brut qui influencent le prix à la pompe, mais que le raffinage constitue une étape importante à considérer. À la suite des nombreuses fusions et alliances ayant prévalu dans ce secteur, trois méga-entreprises contrôlent présentement 75 % du raffinage dans le nord-est de l'Amérique du Nord.


Elles sont soupçonnées de provoquer une rareté artificielle, et donc de maintenir des prix élevés.
Le gouvernement devrait-il obliger les entreprises à fractionner leurs activités ? L'État est-il encore en mesure de le faire dans les conditions de déréglementation générales actuelles ?

 

Le plus étonnant, c'est que même les compagnies pétrolières affirment que l'établissement d'une agence gouvernementale de surveillance des activités pétrolières pourrait être avantageux pour elles. Une partie de l'attention et de la grogne du public serait ainsi détournée vers cette agence.


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INVITÉS

René Blouin, directeur général de l'Association québécoise des indépendants du pétrole

Frédéric Quintal, porte-parole du site Internet L'essence, c'est essentiel

Carol Montreuil, vice-président de l'Institut canadien des produits pétroliers


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Energy Information Adminstration
L'agence gouvernementale américaine de surveillance dans le domaine de l'énergie


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Faudrait-il protéger les travailleurs
contre les licenciements économiques ?

Reportage de Daniel Bordeleau


Depuis le début de l'année, de nombreuses entreprises, confrontées au ralentissement de la croissance américaine et à une légère baisse de la demande des consommateurs, révisent leurs objectifs à la baisse et s'engagent dans des restructurations. Plusieurs compagnies annoncent même simultanément des profits (parfois records) et des mises à pied massives.

Même les travailleurs du secteur de la haute technologie, après avoir vécu une période fructueuse, goûtent à l'insécurité causée par une période économique instable.

Les entreprises devraient-elles avoir le droit d'effectuer des licenciements qualifiés « d'économiques », voire de « boursiers », pour augmenter davantage leurs profits et plaire à leurs actionnaires ? L'État est-il en mesure de faire davantage pour freiner ce phénomène ou a-t-il plutôt les mains liées ?


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INVITÉS

Pierre Girard, consultant en relations de travail chez Dutton-Rainville

Gérard Filoche, inspecteur du travail et auteur de plusieurs livres à Paris

Lance Compa, professeur de droit à l'Université Cornell à Ithaca

François-Xavier Huille, président-directeur général du groupe Caliste-Marquis


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Transnationale.org
Le site tient à jour une liste des licenciements causés par les restructurations au sein de grandes entreprises.


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Le marché du bio en explosion

Reportage de Janic Tremblay

L'alimentation biologique : de plus en plus de Québécois y songent. Mais le prix à payer pour se nourrir sans herbicides, pesticides et autres organismes génétiquement modifiés dans son assiette est plutôt salé... Au marché d'alimentation, le consommateur déboursera parfois de deux à trois fois plus cher pour des légumes et les fruits biologiques.

Mais des solutions se mettent tranquillement en place, comme cette idée valorisée par l'organisme Équiterre, l'agriculture soutenue par la communauté. En achetant directement d'avance au producteur un nombre précis de paniers d'aliments biologiques, l'agriculteur est assuré de vendre ses produits et le consommateur a accès à l'alimentation biologique à meilleur coût. Une relation de proximité, beaucoup plus personnelle qu'au supermarché, est aussi établie.

 

La formule est si populaire que les producteurs ne suffisent pas à la demande ! Rien d'étonnant : le marché des aliments biologiques est celui qui connaît actuellement la plus forte croissance dans le domaine : environ 20 % par année ! Un marché évalué à 100 millions de dollars au Québec, et à un milliard de dollars au Canada...

 

Un marché qui cherche aussi à s'exporter. Mais l'Europe, les États-Unis et le Japon n'ouvrent pas facilement leurs frontières aux produits biologiques d'ici, qu'ils ne reconnaissent pas forcément comme tels.

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INVITÉS

Benoît Leblanc, commis chez un détaillant de produits biologiques du Marché Jean-Talon à Montréal

Barbara Vogt, de l'organisme Équiterre

Marc Chénier, agent de développement à Agriculture et Agroalimentaire Canada

Arthur Marcoux, secrétaire coordonnateur de la filière biologique au ministère de l'Agriculture du Québec

Robert Beauchemin, propriétaire de la Meunerie milanaise, près de Lac Mégantic


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Le Canada adopte une norme nationale sur l'agriculture biologique
Communiqué de presse gouvernemental

Agriculture biologique
Site de l'Office des normes générales du Canada

L'agriculture biologique au Canada en bref
Site de Agriculture et Agroalimentaire Canada


Études de Agriculture et Agroalimentaire Canada :

Le marché des produits alimentaires naturels/biologiques des États-Unis

Le marché des aliments biologiques en Allemagne

Étude du marché japonais des aliments biologiques


Autres :

Canadian Organic Growers

International Federation on Organic Agriculture Movements

Notre dossier sur les organismes génétiquement modifiés


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DEUXIÈME HEURE : 13 h 05

Assemblée très tranquille
des actionnaires de Nortel

Reportage de Jacques Beaupré (à Calgary)



Cette semaine avait lieu à Calgary l'assemblée des actionnaires de Nortel Networks. Depuis son niveau record atteint en octobre dernier, le titre de Nortel a perdu 80 % de sa valeur. De nombreuses poursuites ont été intentées contre les dirigeants de l'entreprise, accusés d'avoir camouflé des informations à leurs actionnaires.

On s'attendait donc à ce que l'assemblée générale soit houleuse. Ce ne fut pas le cas. Seulement trois questions ont été posées à la direction de Nortel et le président et chef de la direction, John Roth, a été réélu au conseil d'administration de l'entreprise avec près de 99 % des votes exprimés. Les actionnaires ont accepté l'explication de John Roth selon laquelle les difficultés de l'entreprise étaient imprévisibles et incontrôlables.

Lors du dévoilement de ses résultats financiers du premier trimestre, Nortel a affiché des revenus de 6,177 milliards de dollars américains, en baisse de 2 % par rapport à l'an passé; ses pertes nettes ont atteint 2,5 milliards de dollars.

Le ralentissement de l'activité économique aux États-Unis a contraint le chef de file mondial de la fibre optique à réduire son effectif de 20 000 postes.

 

 

Nortel, citant l'incertitude entourant la reprise des dépenses de ses clients, soit les grandes entreprises de télécommunications, se dit incapable de faire des prévisions pour le prochain trimestre et l'ensemble de l'exercice 2001. L'entreprise a réduit à deux reprises ses prévisions de résultats pour le premier trimestre.

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INVITÉS

John Roth, chef de la direction de Nortel Networks

Daniel Belleau, avocat de la firme Belleau-Lapointe qui représente l'Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec

Steve Poulin, actionnaire

Jean-Louis Sayer, actionnaire


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La syndicalisation en légère hausse
au Québec


Reportage de
Denise Faille

Globalement, dans les pays industrialisés, le syndicalisme vit des moments difficiles. Aux États-Unis, le taux de syndicalisation dans le secteur privé est actuellement le plus bas depuis le dix-neuvième siècle.

 

Au Canada, la syndicalisation touche quelque 32,2 % des travailleurs, un taux qui stagne depuis deux ans. C'est au Québec que le taux est le plus élevé (à 39,9 %), et il est même en légère hausse, une première en dix ans.

 

En Amérique du Nord comme en Europe, les syndicats s'adaptent avec difficulté aux changements technologiques et au processus de mondialisation des marchés. Les syndicats reconnaissent de plus en plus la nécessité de travailler en commun pour faire face à l'intégration économique en proposant une intégration sociale des travailleurs. De plus en plus, les travailleurs de tous les pays font face aux mêmes problèmes, parfois aux mêmes entreprises.

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INVITÉS

Jacques Keable, journaliste et auteur

Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Michael Piore, professeur d'économie politique au Massachusetts Institute of Technology

Dominique Labbé, chercheur et professeur à l'Université de Grenoble

Marc Laviolette, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)


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Boeing adopte une stratégie
différente face à Airbus


Reportage de Daniel Bordeleau



Incapable de rivaliser avec son concurrent Airbus et son modèle A-380 (pouvant contenir plus de 600 passagers) l'avionneur Boeing a décidé de changer de stratégie.

Alors que le nouveau modèle d'Airbus semble parfait pour accommoder un nombre grandissant de voyageurs dans une industrie du tourisme en expansion, Boeing a plutôt songé aux gens d'affaires. Sur ses planches à dessin, la compagnie a conçu un appareil non pas aussi gros que le A-380, mais plutôt plus petit et plus rapide. La vitesse de l'avion approchera celle du son.

 

Boeing cherche aussi à diversifier ses activités en des domaines spécialisés de l'avionique et de l'aérospatiale. Dans cet élan de changement, elle abandonnera aussi son siège social de Seattle.

 

 

Au bout du compte, les deux compagnies développeront-elles des créneaux complémentaires sans se piétiner mutuellement les pieds, ou n'y aura-t-il qu'un seul gagnant ?

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INVITÉS

Keith Meredith, conseiller en aviation à Montréal

Jacques Pavaux, directeur de l'Institut de transport aérien à Paris


AUTRES HYPERLIENS PERTINENTS

Boeing's new frontier
Le point de vue du site Aerospacemedia

Business Case Will Decide Future of Boeing's New Faster Aircraft
Le point de vue du site Aviation Now


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ALBERTA

Une croissance qui profite
aux plus riches d'abord


Reportage de Denise Faille

Pendant que ses consoeurs tirent encore le diable par la queue, la province de l'Alberta nage dans les surplus. Officiellement, les données montrent un portrait fort rose de la situation. En tenant compte du seul PIB, la croissance de l'Alberta, depuis les années 1960, aurait été de 4,4 % par année. Mais croissance économique égale-t-elle nécessairement croissance du bien-être de la population ?

 

Une étude de l'Institut Pembina tend à démontrer que la croissance économique de l'Alberta a profité surtout aux plus riches de ses citoyens. L'étude conclut que cette croissance économique, qui repose surtout sur l'énergie et l'agriculture, ne pourra durer longtemps si la province ne tient pas compte du développement social et environnemental.

 

Pour mener à bien son étude, l'institut a créé un nouvel indicateur, l'Indice de progrès réel, qui inclut 51 facteurs de toutes sortes. Avec cet indicateur, le progrès réel de l'Alberta, depuis les années soixante, ne serait que de 0,5 % par année. Des résultats qui tendent à prouver qu'une montée du PIB ne s'accompagne pas automatiquement de l'amélioration des conditions sociales.

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INVITÉS

Mark Anielski, économiste et professeur adjoint au Business School de l'Université de l'Alberta

Joseph Doucet, professeur en économie de l'énergie au Business School de l'Université de l'Alberta


AUTRE HYPERLIEN PERTINENT

Le rapport de l'Institut Pembina sur l'Alberta (en format pdf)


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Pour que les jeunes reviennent travailler
dans leur région d'origine

Reportage de Jean Racine

Chaque année, des dizaines et des dizaines de jeunes Québécois quittent leur région, d'abord pour poursuivre des études, puis pour trouver un emploi. Par conséquent, plusieurs régions de la province affichent un solde migratoire négatif. Comment inciter les jeunes à conserver un lien d'attache avec leur région d'origine et, préférablement, leur permettre de revenir en région pour travailler après leurs études avancées ? Ce sont là deux des thèmes qui sont abordés au deuxième Congrès national pour l'avenir des jeunes innovateurs regroupés en région. Il réunit cette fin de semaine à Mont-Laurier, dans les Hautes-Laurentides, quelque 300 jeunes adultes des quatre coins du Québec .

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INVITÉE

Maïté Roy, administratrice de Jeunes en tête


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Note : au cours des semaines du 14 et du 21 avril,
la mise à jour de cette page a été assurée par
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