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Produit par

Productions Nova Média inc.

Avec la participation du Fonds Telus

Fonds Telus

Avec la collaboration de

ICI Radio-Canada
ICI EXPLORA

Première directrice, Contenu et programmation multiécran,
Webtélé et Ici Tou.tv

Christiane Asselin

Directrice gestion, planification et programmation des contenus, ICI Tou.tv et Nouvelles écritures

Sophie Côté

Premier chef de contenu, Nouvelles Écritures

Sophie Bégin

Coordonnatrice de contenu, Nouvelles Écritures

Mélissa Dinel

Avec la participation financière de

Fonds des médias du Canada

Équipe productions nova média

  • Producteur
  • Yves Lafontaine
  • Scénariste et gestionnaire de projet
  • Louise Girard
  • Recherchistes et rédacteurs
  • Nancy Ross
  • Michel St-Denis
  • Collaborateurs aux contenus
  • Bernard Lavallée
  • CIRAIG
  • EXTENSO
  • Administrateur de production
  • Félix Langevin
  • Comptables de production
  • Brigitte Côté
  • BDO Canada
  • Mixage sonore
  • Jérôme Boiteau, Studio Expression

Équipe Groupe PVP

  • Superviseur de production
  • Jean-François Côté
  • Coordonnatrice de production
  • Fannie Desmarais
  • Directeur artistique
  • Mathieu Brien
  • Directeur technique
  • Tommy Brière
  • Graphistes
  • Patrick Bouchard
  • Marie-Ève Gagnon
  • Développeurs d’avant-plan
  • Alexandre Baux
  • Patrick Bouchard
  • Jimmy Houle
  • Nathan Morin
  • Samuel Pelletier
  • Animatrice
  • Mylène Côté
  • Mixeur sonore
  • Sébastien Tremblay
  • Narration
  • Marie-Claude Tremblay
  • Main d’oeuvre de tests
  • Martin Beauvais
  • Remerciements
  • Dominique Maxime et Valérie Patreau, CIRAIG
    Peter Tyedmers, Université Dalhousie
    Frédéric Pelletier, IRDA
    Jean Duval, CETAB+





Planète initiatives

MarkerDes jardins sous l'eau

Des fermes sur les toits

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La culture aquaponique

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Des drones au secours
de l'agriculture

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Sky greens : des serres
verticales pour
nourrir la planète

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Une viande de poulet
sans poule

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Des jardins sous l'eau

Planète
Des fermes sur les toits
La ferme Brooklyn Grange est également un lieu éducatif où les visiteurs reprennent contact avec la nature.
Des fermes sur les toits
Ces îlots de verdure sur les toits récupèrent l’eau de pluie, ce qui contribue à rafraîchir le climat urbain.
Des fermes sur les toits
En plus des légumes, les fondateurs ont inclus des ruches et des poules pondeuses à leur production.
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Des fermes sur les toits

Brooklyn Grange Farms, New York


Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la majorité de la population vit en ville, et ce phénomène risque de s’accentuer. Pourquoi alors ne pas rapprocher la production de nourriture des consommateurs urbains?

La plus grande ferme sur les toits au monde se trouve à New York, dans les quartiers de Brooklyn et de Queens. Elle est formée de deux immenses jardins qui totalisent 2,5 acres. Quelque 20 000 kg de fruits et légumes bio y sont récoltés chaque été et vendus dans les restaurants et épiceries de la ville.

Pour les fondateurs de cette ferme nouveau genre, les espaces sur les toits sont des lieux privilégiés de culture, car l’ensoleillement est optimal. Mais dénicher des toits dont la structure est assez robuste pour soutenir le poids supplémentaire d’une production maraîchère n’est pas chose aisée. Il faut également cibler les immeubles qui ne possèdent pas de terrains voisins vacants, car un autre bâtiment risquerait de s’y construire rapidement, bloquant l’accès des rayons du soleil.

Malgré tout, New York compterait quelque 4000 acres de toits pouvant être convertis en jardin urbain. Pour produire des légumes sur les toits, il fallait développer la technologie pour être en mesure de bien exploiter ces espaces. Celle-ci s’est développée de façon phénoménale au cours des dix dernières années. Aussi, l’on voit ce type d’initiatives avant-gardistes envahir les toits partout autour du monde, transformant nos villes et notre rapport à la nourriture.

La culture aquaponique
L’aquaponie peut se pratiquer facilement dans des espaces réduits, ici sous serres, tout en ayant des rendements importants.
Crédits : Chatterson Farms
La culture aquaponique
Sa grande taille et sa croissance rapide font du tilapia un poisson à privilégier pour la culture en système aquaponique.
Crédits : Chattersons Farms
La culture aquaponique
Ryan Chatterson a créé sa propre ferme en 2013 après avoir travaillé pendant plusieurs années à installer des systèmes aquaponiques pour d’autres producteurs.
Crédits : Chattersons Farms
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La culture aquaponique

Chatterson Farms, Floride


À la ferme familiale Chatterson, en Floride, on pratique une agriculture durable en intégrant une technique datant de 2000 ans, mais réactualisée grâce aux connaissances scientifiques contemporaines. Ce système de culture intégré, appelé aquaponie, produit des poissons d’eau douce, des fruits, des légumes et des fleurs. Cette méthode s’avère aujourd’hui avant-gardiste pour éviter la contamination de l’environnement, puisque les déjections des poissons sont utilisées comme source d’éléments nutritifs pour la culture des fruits et des légumes. On ajoute dans le bassin des poissons des bactéries qui vont transformer les déjections animales et l’ammoniac en nitrite, puis en nitrate, un fertilisant assimilable par les plantes. Ensuite, les végétaux nettoient l’eau du bassin, qui retourne vers le bassin des poissons, et ainsi de suite.

Les producteurs de la ferme Chatterson affirment que cette méthode de production permet d’utiliser 90 % moins d’eau qu’une ferme terrestre. Plus de 150 produits sont ainsi offerts à une cinquantaine de familles annuellement, dont des tilapias, des courges, des brocolis, des tomates, des concombres, des radis, des poivrons, tous produits sans pesticides ni rejet dans l’environnement. Les propriétaires offrent maintenant des conseils aux gens qui souhaitent installer un tel système dans leur cour arrière pour bénéficier, en tout temps, de savoureux fruits et légumes, et d’une source de protéine faible en gras.

Des drones pour réduire l’utilisation des pesticides au Québec
L’utilisation des drones s’est, en quelques années, fortement démocratisée. Ils sont désormais de plus en plus accessibles pour des usages très divers.
Crédits : Microdrones
Des drones pour réduire l’utilisation des pesticides au Québec
Avec les drones, il est possible de détecter par imagerie infrarouge thermique les plants stressés.
Crédits : Microdrones
Des drones pour réduire l’utilisation des pesticides au Québec
La pomme de terre est sujette à un grand nombre de maladies et de ravageurs qui nuisent à son développement et cette production requiert de bonnes quantités de pesticides qui nuisent à l’environnement.
Crédit : Microdrones
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Des drones pour réduire l’utilisation des pesticides au Québec

Québec


La surutilisation de pesticides en agriculture intensive est aujourd’hui montrée du doigt à cause des dommages environnementaux qu’elle engendre. Ces substances nocives se retrouvent dans l’air et dans les cours d’eau, menaçant également la santé humaine. Faute de moyens plus efficaces, les agriculteurs pulvérisent leur champ au grand complet pour traiter quelques plantes. Utiliser une technologie qui permettrait de cibler seulement les cultivars malades, c’est le pari qu’a relevé Erwan Gavelle, étudiant à la maîtrise en sciences géographiques à l’Université de Sherbrooke. Sous la direction du professeur Jérôme Théau, il a mené le projet Sinag, destiné à développer un outil d’aide à la surveillance phytosanitaire des cultures de pommes de terre.

Équipés de capteurs infrarouges, des drones survolent les plantations et prennent des photos. Celles-ci aident les chercheurs à cibler les plants malades, parfois avant même que des symptômes ne soient identifiables à l’œil nu. Plusieurs mesures sont prises, notamment la température ambiante, la teneur en chlorophylle des plantes, leur biomasse et leur indice foliaire; toutes ces informations sont jumelées à des coordonnées GPS afin de retrouver facilement le lieu de contamination. Cette technologie est maintenant entre les mains de l’industrie qui souhaite développer ce service. Plusieurs producteurs agricoles s’y intéressent, puisque ces petits engins volants permettraient de soigner seulement les plants qui en ont besoin, avant qu’il ne soit trop tard. Il s’agit d’une agriculture de précision, plus écologique et plus économique!

Sky Greens : des serres verticales pour nourrir la planète
Les étagères de la ferme sont robotisées, elles montent et redescendent afin de maximiser l’exposition à la lumière solaire.
Crédits : Facebook/Sky Greens
Sky Greens : des serres verticales pour nourrir la planète
Les 550 tours construites à ce jour par Sky Greens produiraient 1 tonne de légumes par jour, soit 1 % des besoins locaux.
Sky Greens : des serres verticales pour nourrir la planète
Les serres verticales se développent un peu partout sur la planète. Elles rapprochent la production maraîchère des citadins et déploient les plus récentes technologies pour économiser eau et énergie.
Crédits : Getty Images
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Sky Greens : des serres verticales pour nourrir la planète

Singapour


L’idée de cultiver en hauteur prend tout son sens dans un contexte de raréfaction des terres agricoles, de manque d’espace et de population urbaine croissante. Ces serres verticales étonnantes ont d’ailleurs déjà commencé à peupler l’environnement urbain de Singapour dès 2012. Cet État insulaire ne compte que 1,1 % de surfaces cultivables et affiche l’une des plus fortes densités de population au monde, soit 7126 habitants au kilomètre carré. Peu autosuffisant, le pays importe 97 % de ses produits alimentaires. Pour pallier en partie ce problème, la société Sky Greens a construit à Singapour 550 tours de 9 mètres de haut, qui abritent des milliers de plateaux de semis superposés, cultivés à l’abri des intempéries. Très axée sur la robotique et l’agriculture de précision, cette ferme du futur se démarque par son utilisation limitée des ressources en eau et électricité.

Selon Daniel Chea, le directeur de l’entreprise, les tours produiraient 1 tonne de légumes à feuilles par jour, soit 1 % des besoins locaux. Ces légumes atteignent les consommateurs à peine quelques heures plus tard, limitant le transport et l’entreposage. Le créateur du projet, l’ingénieur Jack Ng, affirme que son système de recyclage des eaux usées s’avère plus écologique et précis qu’un système d’irrigation traditionnel en champs, et que ses tours n’utilisent que très peu d’énergie, l’équivalent d’une ampoule électrique par tour de 9 mètres. Ces structures risquent fort bien de faire partie intégrante du paysage urbain dans un avenir rapproché. Des projets sont à l’étude au Japon et en Suède, terrains fertiles pour ces initiatives avant-gardistes.

SuperMeat
Selon SuperMeat, le poulet créé en laboratoire demanderait 99 % moins de terre, 90 % moins d’eau et émettrait 90 % moins de gaz à effet de serre.
Crédits : Getty Images
SuperMeat
Les défenseurs du poulet In vitro évoquent le manque d’éthique de la production avicole et la souffrance animale dans leurs arguments pour défendre leur produit.
Crédits : Getty Images
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SuperMeat

Tel Aviv, Israël


Plusieurs jeunes entreprises innovatrices surfent sur la vague des nouvelles protéines moins polluantes pour l’environnement et plus respectueuses du bien-être animal. Certaines nous proposent une voie encore plus audacieuse : créer du poulet sans avoir recours à la poule. Le poulet est la protéine animale la plus consommée au monde après le porc. Reprenant les principes de la création de tissu humain en laboratoire à partir de cellules souches, le professeur Yaakov Nahmias, un expert en génie tissulaire, cible le marché végétalien, en forte croissance à Tel-Aviv, en Israël. Grâce à son entreprise SuperMeat, il souhaite rendre cette technologie accessible le plus rapidement possible pour le marché domestique et celui de la restauration, afin que chacun puisse créer son propre poulet.

Comment fabrique-t-on le poulet en laboratoire? De la même façon que le hamburger in vitro a été créé en 2012 par Mark Post aux Pays-Bas : en recueillant les cellules souches sur un animal vivant et en multipliant ces cellules dans un sérum de croissance pour finalement créer du tissu musculaire qui s’apparente à de la viande. Les promoteurs israéliens du poulet in vitro ont lancé une campagne de sociofinancement qui leur permettra d’accumuler assez d’argent pour créer un prototype de démonstration. La compagnie américaine Memphis Meats, flairant un marché lucratif, s’attaque, elle aussi, au poulet in vitro dans ses laboratoires de la Silicon Valley en Californie. Un premier spécimen de viande a d’ailleurs été présenté aux médias. La bataille pour la création du premier poulet in vitro prêt à être mis en vente ne fait que commencer. Les investisseurs disent que de 5 à 10 années de recherche et développement seront nécessaires pour présenter un produit viable sur les marchés… et dans nos cuisines!

Jardins de Némo
De nombreux essais et erreurs ont mené à ce projet. L’équipe a d’ailleurs perdu la totalité de sa production à quatre reprises.
Jardins de Némo
Ce mini-écosystème n’a aucun besoin d’électricité puisque les plantes se nourrissent des rayons du soleil.
Jardins de Némo
Les serres sont installées dans la roche océanique et peuvent ainsi reproduire une biosphère naturelle grâce aux propriétés uniques de l’océan.
Jardins de Némo
Le taux d’humidité dans ces bulles sous-marines atteint jusqu’à 83 % et les gouttes d’eau qui proviennent de la condensation alimentent les plantes.
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Jardins de Némo

Italie


Les spécialistes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prédisent que les terres agricoles fertiles viendront à manquer d’ici 2050. Pour pallier ce problème urgent, le créateur des jardins de Némo en Italie propose une solution pour le moins inusitée : faire pousser des légumes sous l’eau!

À six mètres de profondeur, au large de la côte de Noli, en Italie, se trouvent ces installations de cloches sous-marines dignes d’un scénario de science-fiction. Le projet, encore au stade expérimental, est issu de l’imagination débridée de Sergio Gamberini, le président de la société de protection des océans Ocean Reef et plongeur sous-marin accompli. Il souhaitait prouver que l’océan offre des conditions idéales pour la culture de plantes : des températures constantes, une protection contre les insectes nuisibles, un taux évident d’humidité ainsi qu’une bonne pénétration des rayons du soleil. C’est ainsi que poussent, quatre mois par année, basilic, laitues, fraises et haricots dans un endroit protégé des intempéries.

Sergio Gamberini croit que ce genre d’installation pourrait venir en aide aux pays en voie de développement qui ne disposent pas toujours de terres fertiles pour assurer leur sécurité alimentaire. La prochaine étape de l’équipe est d’adapter le modèle pour les particuliers qui souhaitent reproduire ce type de cultures n’importe où. Alors, à quand une production agricole dans un aquarium?