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Labrosse-Wellington
Séries originales

Labrosse-Wellington

27 éléments 

Chaque semaine, dans l'émission Labrosse-Wellington, l'animateur et réalisateur Julien Morissette reçoit une question d'un représentant de la génération Y et mène une enquête pour y répondre. Société, économie, culture : tous les sujets touchés par la dualité de la région sont abordés, à l'image du boulevard Labrosse, à Gatineau, et de la rue Wellington, à Ottawa. Ces deux artères de la région de la capitale nationale ne se croisent pas, mais elles représentent la diversité des deux côtés de la frontière québéco-ontarienne. Labrosse est une longue avenue de banlieue. Wellington est la rue où se trouvent le parlement, de nombreux édifices gouvernementaux et un quartier branché d'Ottawa.

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Une production d'ICI Radio-Canada Ottawa-Gatineau

Photo : L'émission Labrosse-Wellington, en exclusivité sur Première PLUS - Radio-Canada

Une nouvelle émission est diffusée toutes les deux semaines, les vendredis suivants :
14 et 28 avril
12 et 26 mai
9 et 23 juin

Pascal Julien Boyer
Pascal Julien Boyer   Photo : Courtoisie

Selon l’humoriste Alex Bisaillon, qui est né et a grandi à Ottawa, on ne peut pas se dire Franco-Ontarien si l’on n’est pas né en Ontario. C’est une question de « code » culturel, estime-t-il. Il en sait quelque chose, car il vit maintenant au Québec, mais se sent toujours comme un « outsider ». Ce n’est pas ce qu’aurait souhaité entendre le comédien Pascal Justin Boyer, qui pose la question de ce qu’est un vrai Franco-Ontarien. Né au Québec, il a déménagé en Ontario au début de l’adolescence et s’identifie depuis à sa communauté d’accueil. L'animateur Michel Picard et le chanteur Yao, quant à eux, réalisent qu’ils ne seront jamais totalement considérés comme Franco-Ontariens, malgré toute leur implication dans la communauté, puisqu’ils sont nés au Québec pour l’un et en Afrique pour l’autre.

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Pascal Justin Boyer, Alex Bisaillon, Michel Picard et Yao (invités)

André St-Georges se questionne sur la laideur du boulevard Gréber, à Gatineau.
André St-Georges se questionne sur la laideur du boulevard Gréber, à Gatineau.   Photo : Radio-Canada / Élise Desrochers

Avec ses motels, ses bars de danseuses, ses boutiques érotiques et les activités criminelles qui s'y déroulent, le boulevard Gréber, à Gatineau, n'a pas la réputation la plus enviable. Qualifié de « boulevard le plus laid » de la ville, Gréber porte le nom d’un architecte français à qui l’on a voulu rendre hommage. Pourquoi avoir donné son nom, lui, pourtant reconnu pour son goût et sa finesse, à un boulevard qui nous semble, aujourd’hui, si laid? Voilà le paradoxe que soulève André St-Georges. Pour y répondre, Julien Morissette remonte le fil du temps avec l’historien Martin Laberge et le photographe Alexandre Laquerre, un passionné d’histoire. Dans les années 50, tout était conçu pour la voiture, expliquent-ils. Même si le boulevard favorise les déplacements et que de nombreux commerces y font de bonnes affaires, il faudra que la Ville lui « donne un peu d’amour », conclut André St-Georges.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), André St-Georges, Daniel Beaulé, Martin Laberge, Alexandre Laquerre, Sophie Lamother (invités)

Andréa Martel Crites est conseillère en entrepreneuriat artistique au Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais.
Andréa Martel Crites est conseillère en entrepreneuriat artistique au Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais.   Photo : Elise Desrochers

Vivre de son art à Gatineau, loin des réseaux artistiques des grands centres, est-ce vraiment possible? Ce n’est certes pas facile. L’artiste interdisciplinaire Stéphanie St-Jean Aubre et le bédéiste Guillaume Perreault assurent qu’ils y arrivent très bien, mais comme le dit le slameur David Dufour, alias D-Track, « entretenir des liens avec l’ailleurs est très ressourçant pour l’artiste qui vient d’un petit milieu ». Dans une ère de connectivité et de mobilité extrême, l’importance du lieu de création peut être considérée comme moindre, mais étrangement les textures locales continuent d’inspirer la plupart des artistes. Une chose est sûre, si le soutien financier de la Ville est important, les artistes gatinois gagnent à cultiver leur sens des affaires. Plus que jamais, pense Andrea Martel-Crites du Carrefour Jeunesse-Emploi, l’art doit rimer avec l’entrepreneuriat.

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Avec : Julien Morrissette (animateur et réalisateur), Andrea Martel-Crites, Michel Plouffe, Stéphanie St-Jean-Aubre, Guillaume Perreault, David Dufour alias D-Track et Julie Martineau (invités)

La blogueuse Catherine Voyer-Léger
La blogueuse Catherine Voyer-Léger   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

C’est la question que pose l’animateur et réalisateur Julien Morissette, qui se demande dans cette émission si les institutions culturelles des deux côtés de la rivière des Outaouais bénéficieraient à travailler ensemble plus souvent et de manière plus efficace. Parce que, constate-t-il au fil de ses rencontres, si les artistes ne voient pas de frontières à leur art dans la région d’Ottawa-Gatineau, il s’agit dans les faits de deux territoires bien distincts sur le plan administratif. « Les artistes bougent, mais les organisations évoluent chacune de leur côté », résume la blogueuse et essayiste Catherine Voyer-Léger.

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Catherine Voyer-Léger, Lisa L'Heureux, Mehdi Hamdad, Karine Lafleur, Stéphanie St-Jean Aubre, Julie Martineau (invités)

Le boulevard Gréber à Gatineau, représentatif de la laideur de la plupart des boulevards de banlieue.
Le boulevard Gréber à Gatineau, représentatif de la laideur de la plupart des boulevards de banlieue.   Photo : Elise Desrochers

En compagnie du Gatinois André St-Georges et de l’architecte Sophie Lamothe, Julien Morrissette poursuit une réflexion sur la « laideur » du boulevard Gréber, à Gatineau, héritage d’une époque où la ville était pensée en fonction de la voiture et des stationnements à perte de vue. Comme de nombreux boulevards de banlieue au Québec, il laisse peu de place aux piétons, de sorte que ses commerces ne sont pas facilement accessibles aux nombreux résidents qui habitent ses bords et qu’il ne reflète pas la vitalité des communautés avoisinantes. Comment changer la donne? La ville avait pourtant planché il y a quelques années sur un plan d’embellissement, rappelle l’ex-conseiller Luc Angers. « Il faut y aller étape par étape, pense la conseillère Myriam Nadeau, un trottoir et un placottoir à la fois, en impliquant les citoyens dans le processus. » Transformer des habitudes urbaines ancrées depuis plus de 40 ans ne se fera probablement pas en un jour.

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Avec : Julien Morrissette (animateur), André St-Georges, Sophie Lamothe, Myriam Nadeau et Luc Angers (invités)

Isabelle Corriveau
Isabelle Corriveau   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Ces dernières semaines, l’Université d’Ottawa et l’Université du Québec en Outaouais ont été ébranlées par des révélations sur des activités à caractère sexuel qui s’apparentent à la culture du viol. Mais le phénomène n’est pas nouveau, déplore une auditrice de l’émission, Isabelle Corriveau, qui se demande pourquoi cette culture perdure encore en 2016. Selon David Robichaud, professeur de philosophie à l’Université d’Ottawa, les gestes à caractères sexuels sont posés par une minorité, mais il ne faut pas négliger les observateurs qui contribuent au maintien de cette culture du viol par leur silence et leur inaction. Quant à Tanya St-Jean, cofondatrice de Je suis indestructible, une plateforme web de témoignages et d’entraide pour les survivantes d’agressions sexuelles, elle croit que la solution passe par l’éducation, à commencer par le retour des cours d’éducation sexuelle à l’école primaire et secondaire.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Isabelle Corriveau, Yasmine Mehdi, Pierre-Luc Lacombe, David Robichaud, Tanya St-Jean, Karine Lessard (invités)

Vincent Ouellette-Destroimaisons
Vincent Ouellette-Destroimaisons   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Et si la consultation électronique permettait de mieux prendre le pouls des citoyens? Cette idée, le professeur de mathématiques Vincent Ouellette-Destroimaisons y croit. Il y voit une façon plus facile pour les politiciens de tenir compte de l’avis de leurs citoyens que le référendum, par exemple. François Léveillé, attaché politique du maire de Gatineau, abonde dans le même sens. C’est la raison pour laquelle la ville utilise les réseaux sociaux pour rester en contact avec les Gatinois, même s’il fait cette nuance à propos des Facebook de ce monde : « On ne peut pas se fier uniquement à eux. » La chercheuse Katherine Sullivan soutient quant à elle que les réseaux sociaux peuvent renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté et, ultimement, augmenter le taux de participation aux élections.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Vincent Ouellette-Destroimaisons, Gabriel Nadeau-Dubois, Katherine Sullivan, François Léveillé (invités)

Jérémy Flynn
Jérémy Flynn   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Le féminisme et la culture du viol sont des concepts qui divisent la population, constate l’animateur et réalisateur Julien Morissette. Il a rencontré Jérémy Flynn, un auditeur de l’émission, pour qui l’utilisation de ces termes en 2016 constitue un anachronisme. Il dénonce un « vent de vengeance » qui semble animer le mouvement féministe aujourd’hui et invite les militantes à avoir un discours plus positif. Julie Vautour, une étudiante à la maîtrise en études des femmes, affirme au contraire que l’égalité est loin d’être atteinte. Elle souhaite que les hommes prennent davantage conscience de leur privilège pour pouvoir mieux défendre les droits des femmes. De son côté, Jean-Pierre de Beaumont, un membre du Réseau Hommes Québec, estime que les hommes doivent s’interroger sur les rôles qu’ils occupent dans la société.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Jérémy Flynn, Julie Vautour, Jean-Pierre de Beaumont, David Thibodeau (invités)

Joël Xavier
Joël Xavier   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Les personnes trans sont mal représentées dans les médias traditionnels, estime Joël Xavier, un Gatinois de 30 ans. Il dénonce l’obsession des journalistes et des groupes conservateurs pour la question des « droits de salle de bain », c’est-à-dire le droit pour toute personne d’avoir accès à une toilette neutre ou à la salle de bain de son choix. De son côté, Serena Rivard, une jeune femme trans, croit qu’il y aura une meilleure couverture de questions liées à sa communauté lorsqu’elles seront abordées par des journalistes trans. L’animateur et réalisateur Julien Morissette s’est également entretenu avec Mélodie Lévesque, une femme pansexuelle, qui a réalisé le documentaire Normal(e).

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Joël Xavier, Serena Rivard, Mélodie Lévesque, Florian Grandena, Vincent Champagne (invités)

Abdou Doumbia
Abdou Doumbia   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Il faut bâtir un pont plus solide entre les nouveaux arrivants et leur terre d’accueil, croit Abdou Doumbia, un ancien étudiant de l’Université d’Ottawa. Ce dernier confie avoir eu de la difficulté à s’intégrer au début de son parcours universitaire, en raison de certains préjugés qu’ont pu avoir les autres étudiants. Différentes campagnes de sensibilisation tentent de lutter contre le racisme au sein de l’établissement, assure de son côté le président de la fédération étudiante, Roméo Ahimakin. Pour bien s’intégrer, les nouveaux arrivants doivent se construire une identité hybride entre leur culture d’origine et celle de leur pays d’accueil, estime Raïmi Osseni, fondateur du réseau Manyatta Network.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Abdou Doumbia, Roméo Ahimakin, Raïmi Osseni, David Thibodeau, Marie-Claude Carrière (invités)

Jean-Mathieu Chénier
Jean-Mathieu Chénier   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Attirer les jeunes d’aujourd’hui dans une salle de spectacle constitue un défi de taille, estime Jean-Mathieu Chénier, coordonnateur du programme Scène 14-25. À l’ère où de plus en plus de prestations musicales se trouvent sur le web, il mise sur l’expérience que représente le fait d’assister à un concert en personne. Le numérique peut toutefois s’avérer fort pratique par moment. Philippe Roy, un promoteur privé issu de la scène hardcore, utilise les médias sociaux pour rejoindre les jeunes et leur faire découvrir les spectacles qui se tiennent à Gatineau. L’animateur et réalisateur Julien Morissette constate avec surprise que malgré tous ces efforts, les jeunes d’aujourd’hui se disent souvent trop fatigués pour sortir dans des salles de spectacle à la fin d’une semaine intense à l’école.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Jean-Mathieu Chénier, Philippe Roy, Valérie Lessard, Catherine Voyer-Léger, Anne-Marie Trudel (invités)

David Robichaud
David Robichaud   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Offrir des cadeaux, s’habiller chics, manger de la dinde en famille… la période des Fêtes s’accompagne de toutes sortes de traditions qui font le bonheur des uns et le malheur des autres. Pour Marysol Foucault, chef propriétaire d’un restaurant, Noël rime avec angoisse. « Je pense qu’il y a une pression d’être parfait », déplore-t-elle. Les normes sociales peuvent être modifiées au fil du temps, mais pas par un seul individu, soutient le philosophe David Robichaud. « S’il y a une tradition de s’offrir des cadeaux à l’intérieur d’une famille et que vous décidez unilatéralement de ne pas offrir de cadeaux, vous pouvez vous attendre à ce que les membres de votre famille soient déçus. »

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), David Robichaud, Julie Blais-Comeau, Marysol Foucault, Louis-Jérôme Binet, David Thibodeau, Léon Pawlikowski (invités)

Julien Morissette
Julien Morissette   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

« La radio et la balado sont deux univers qui ne se sont pas encore rencontrés », estime la chroniqueuse à la radio et animatrice d’une émission en balado Marie-Laurence Rancourt. Cela pourrait-il changer en 2017? C’est la question que se pose Julien Morrissette dans cet épisode. Il convoque plusieurs acteurs du milieu des médias et de la radio au Canada pour explorer l’avenir et les possibilités offertes par la baladodiffusion. « La balado n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’amener d’autres sujets d’une autre manière dans l’espace public », estime Marie-Laurence Rancourt.

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Avec : Julien Morrissette (animateur et réalisateur), Marie-Laurence Rancourt, Pierre C. Bélanger, Pierre-Bruno Rivard, Roseline Quessy et Yvan Cloutier (invités)

Cindy Savard
Cindy Savard   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Ville dortoir, de fonctionnaires, sans âme… Dans cette émission, Julien Morrissette s’attaque à la mauvaise image que la ville de Gatineau traîne toujours au Québec et au Canada. « C’est une ville propre, rangée, jolie, et ça peut convenir à ceux qui aiment ça », reconnaît le chroniqueur culturel Marc-André Mongrain, qui y a grandi, mais qui a quitté la ville parce qu’elle manquait « de crasse et d’imprévisibilité ». Au contraire, l’animatrice de radio Cindy Savard ne regrette pas son choix d’être venue s’y installer après avoir beaucoup voyagé. « J’ai un fort désir d’engagement dans la communauté. [...] Il y a de la place pour être qui on est. » Ce que ne dément pas le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, qui est conscient des mythes qui entourent encore la ville. Il mise beaucoup sur la culture et le plein air urbain, deux nouveaux atouts de Gatineau, pour rehausser la réputation de la ville.

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Avec : Julien Morrissette (animateur et réalisateur), Cindy Savard, Marc-André Mongrain et Maxime Pedneaud-Jobin (invités)

Jean-Philip Guy
Jean-Philip Guy   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

« Mon but, c’est d’offrir des options de pensée. » Jean-Philip Guy est libraire depuis 10 ans à la Librairie du soleil à Ottawa et à Gatineau. Il raconte à Julien Morissette à quel point l’interaction humaine fait toute la différence dans son métier. « Les libraires sont importants pour les auteurs confidentiels, car ce sont eux qui vont les lire, puis les recommander », ajoute l’auteur et éditeur Pierre-Luc Landry. Il regrette que le métier de libraire, qui ne s’apprend pas, et donc qui paraît facilement accessible, soit souvent sous-estimé. Julien Morissette aborde également le sujet de la concentration de la vente de livres avec Blaise Renaud, des magasins Renaud-Bray. Ce dernier voit la présence des librairies indépendantes et de ses magasins comme complémentaire. « Chacun a un rôle différent à jouer auprès des mêmes clients », estime-t-il.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Jean-Philip Guy, Pierre-Luc Landry, Martin Vanasse, Blaise Renaud, Catherine Voyer-Léger, Louis-Jérôme Binet (invités)

Yasmine Mehdi
Yasmine Mehdi   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

« Je me pose beaucoup de questions sur le mot multiculturel. [...] C’est un mot qui coupe souvent les débats, ou du moins aseptise les débats », croit Yasmine Mehdi, une étudiante québécoise d’origine marocaine. Elle estime qu’en tenant pour acquis que le Canada est un pays ouvert et multiculturel, on risque de sous-estimer les problèmes touchant les minorités visibles, comme le taux de chômage élevé. L’animateur Julien Morissette s’entretient aussi avec le professeur Jabeur Fathally, qui affirme que les médias « n’ont pas assez de connaissances sur la culture musulmane, sur les traditions musulmanes » pour couvrir adéquatement des événements comme l’attentat à la grande mosquée de Québec.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Yasmine Mehdi, Jabeur Fathally, David Robichaud, Mani Soleymanlou, Olivier Pinsonneault, Louis-Jérôme Binet (invités)

(De gauche à droite) Marc-André Labelle et Frédéric Levac du groupe Pandaléon dans leur studio à Saint-Bernardin.
(De gauche à droite) Marc-André Labelle et Frédéric Levac du groupe Pandaléon.   Photo : Radio-Canada / Julien Morissette

« Il faut arrêter de dire que tout est rose pour les artistes », estime l’animateur Julien Morissette. Il a rencontré les membres du groupe franco-ontarien Pandaléon, qui sont revenus désenchantés de leur tournée dans les Maritimes, en Ontario, au Québec et en Europe. « Il y a une couple d’années, il y avait une expression qui circulait, c’était genre : “Ouais, les disques ne se vendront plus, mais c’est en show que tu fais ton argent”. Et bien c’est faux, ce n’est pas vrai ça », déplore Frédéric Levac. De son côté, la gérante du groupe, Sophie Berriault, croit qu’il faut valoriser davantage le travail des artistes. « Il y a un côté hyper romantique à être artiste, à partir et faire de la route, mais ce n’est pas facile, c’est exigeant. […] Ce côté-là, le public ne le voit pas. »

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Frédéric Levac, Jean-Philippe Levac, Marc-André Labelle, Karine Lessard, Jhade Montpetit, Carol Doucet, Sophie Berriault, Francis Faubert (invités)

L'enseignante Julie Brillant-Picard
L'enseignante Julie Brillant-Picard   Photo : Lévy L Marquis

Comment donner le goût de la lecture aux jeunes alors qu’ils sont constamment sollicités par d’autres formes de divertissement? Pour Julie Brillant-Picard, professeure de français en secondaire 3 à Gatineau, il suffit de trouver le genre littéraire qui convient à chaque élève. Richard Petit, populaire auteur jeunesse, anime quant à lui des ateliers de sensibilisation à la lecture en milieu scolaire depuis une vingtaine d’années. Depuis ses débuts, il remarque que les élèves développent de plus en plus leur goût pour la lecture, en particulier les garçons. Il s’agit d’un constat encourageant à une époque où l’on s’inquiète de la consommation numérique des jeunes. Le numérique n’est toutefois pas incompatible avec le goût de la lecture, insiste Prune Lieutier, de La boîte à pitons, une entreprise qui développe des produits numériques destinés aux jeunes publics. « Le numérique est parfois vu comme un grand méchant loup, alors qu’il s’inscrit dans un écosystème d’apprentissage. »

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Avec : Julien Morissette (animateur), Julie Brillant-Picard, Richard Petit et Prune Lieutier (invités)

Vincent Roy
Vincent Roy   Photo : Radio-Canada / Lévy L Marquis

Dans les villes comme Gatineau où il y a plus de nouveaux arrivants que de citoyens nés dans la municipalité, l’économie sociale permet de solidifier l’identité locale. C’est ce qu’a constaté Julien Morissette en rencontrant Vincent Roy et Patrick Duguay, respectivement conseiller et directeur général de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides. Un exemple concret de toute la force de l’économie sociale : le succès de la Laiterie de l’Outaouais. C’est grâce à un grand appui de la population locale que cette entreprise a pu se tailler une place dans le féroce marché de l’industrie laitière. « C’était un mouvement purement identitaire. C’était l’Outaouais qui disait : on existe », raconte le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur) Vincent Roy, Patrick Duguay, Sonia St-Michel, Jonathan Raby, Louis Favreau, Maxime Pedneaud-Jobin (invités)

Marjolaine Beauchamp
Marjolaine Beauchamp   Photo : Radio-Canada / Lévy L. Marquis

Concilier travail et vie familiale peut constituer un défi de taille pour bien des parents, surtout s’ils mènent une carrière artistique. La poète, slameuse et auteure Marjolaine Beauchamp explique qu’il est très difficile de planifier son horaire en raison de son processus créatif. « Je ne peux pas me dire : "À 2 h, je vais avoir l’inspiration artistique pour créer jusqu’à 4 h" », affirme-t-elle. Pour ne pas perdre le fil du temps, elle se programme toutes sortes d’alarmes sur son cellulaire. Elle dresse aussi de nombreuses listes qui lui rappellent ses responsabilités. De son côté, Geneviève Bégin décrit le concept de Popupcamp, un service de garderie mobile qu’elle a cofondé. Popupcamp aménage un espace sécuritaire pour les enfants lors d’événements culturels ou lors de n’importe quel autre type d’activités.

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Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Marjolaine Beauchamp, Maxine Turcotte, Karina Pawlikowski, Véronique Lavoie-Marcus et Geneviève Bégin (invitées)

Éric Baril
Éric Baril   Photo : Radio-Canada / Lévy L. Marquis

L’industrie du film en Outaouais est coincée dans un cercle vicieux : peu d’artisans restent dans la région par manque de travail, et peu de films y sont tournés par manque d’artisans. De plus, les étudiants en cinéma doivent aller à Montréal pour suivre une formation universitaire dans leur domaine. « Une piste de solution pourrait être [d’offrir] une formation post-collégiale en cinéma », estime le scénariste et réalisateur Éric Baril. De son côté, l’entrepreneur et producteur Mark Chatel croit qu’il faudrait revoir la manière d’allouer les crédits d’impôt aux artisans, de façon à unir les travailleurs de la région d’Ottawa et de Gatineau. Selon Philippe Falardeau - le réalisateur de l’Outaouais le plus connu - les cinéastes ont tout intérêt à tourner à l’extérieur des grands centres. « C’est important de sortir de Montréal pour faire des films, […] pour montrer d’autres réalités. […] L’Outaouais a énormément à offrir visuellement. »

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Éric Baril, Jacques Ménard, Karine Lessard, Émilie Fafard-Blais, Mark Chatel et Philippe Falardeau (invités)

Daniel Coutu
Daniel Coutu   Photo : Radio-Canada / Lévy L. Marquis

« C’est faux de dire que c’est un désert cinématographique. Moi, je vis de ça. Je me suis acheté une maison. J’ai créé des centaines d’emplois depuis 1991 et je suis encore là aujourd’hui. » Le réalisateur et producteur Roch Brunette a vivement réagi à la dernière émission de Labrosse-Wellington, qui présentait les difficultés de l’industrie du cinéma dans la région d’Ottawa et de Gatineau. S’il a trouvé ce portrait de l’industrie trop pessimiste, il reconnaît toutefois que la fermeture du Bureau du cinéma et de la télévision de Gatineau a été une grave erreur. De son côté, le producteur et animateur Daniel Coutu croit que la région de l’Outaouais pourrait en faire plus pour attirer des tournages sur son territoire. « Ce qui manque, c’est des entrepreneurs culturels. Des gens qui ont la formation pour monter des projets, les budgéter et aller les vendre à des télédiffuseurs. Parce que financer un projet télé ou de cinéma, c’est un métier excessivement complexe. »

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Roch Brunette, Daniel Coutu et Éric Baril (invités)

Marie-Hélène Frenette-Assad
Marie-Hélène Frenette-Assad   Photo : Radio-Canada / Lévy L. Marquis

Quelle est aujourd’hui la valeur de la musique, la valeur d’un album? C’est la grande question que se pose Marie-Hélène Frenette-Assad, une auteure-compositrice-interprète et agente d’artistes. À une époque où les consommateurs achètent de moins en moins d’albums et écoutent leur musique en flux continu sur des plateformes comme Spotify et Google Play, le musicien gagne en visibilité, mais perd en revenus : une situation inquiétante pour de nombreux artistes qui cherchent à vivre de leur musique. Peut-on vraiment éviter l’écoute en continu? Les membres du groupe FET.NAT pensent que oui et valorisent une approche plus « organique » de la diffusion. D’autres, comme Luis Clavis, du groupe Valaire, ou Louis-Etienne Santais, de la formation Fjord, ont choisi de jouer le jeu de ces plateformes parce que c’est là que se trouvent désormais les consommateurs, qu’on le veuille ou non. Le débat est vif.

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Marie-Hélène Frenette-Assad, Olivier Fairfield, Pierre-Luc Clément, Geneviève Corrigan, Luis Clavis, Louis-Étienne Santais (invités)

Steven Boivin
Steven Boivin   Photo : Radio-Canada / Lévy L. Marquis

Citoyen engagé dans la vie culturelle, communautaire et entrepreneuriale de l’Outaouais, Steven Boivin hésite à faire le saut en politique municipale. « Quand je regarde comment on fait pour être élu, le processus de sélection d’un candidat, c’est là que ça m’intéresse moins. […] Pas sûr que ça me tente de faire le tour de tous les soupers de bines des Chevaliers de Colomb. » Il nourrit toutefois un désir profond d’améliorer le sort de sa communauté. De son côté, Denise Laferrière, conseillère municipale de Gatineau depuis plus de 15 ans, estime que l’engagement politique est un devoir. « Moi, j’ai beaucoup reçu. Quand on reçoit beaucoup, il faut être capable de donner en conséquence. […] Ma préoccupation principale, c’est d’essayer de donner une voix aux gens qui n’en ont pas. »

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Steven Boivin, Denise Laferrière, Maude Marquis-Bissonnette, Jean-Mathieu Chénier, Anne-Stéphanie Aubé (invités)

Jean-François Chevrier
Jean-François Chevrier   Photo : Lévy L Marquis

En travaillant sur le Gala des prix Trille or, qui célèbre la musique franco-canadienne, Jean-François Chevrier s'est questionné sur l'utilité des catégories « hommes » et « femmes » dans les galas d'artistes. Le chroniqueur culturel considère que c'est justement par l'art que l'on devrait faire tomber les divisions, et que le talent n'a pas de sexe. Mais selon le musicien Michel Bénaque, avoir des catégories genrées serait plutôt bénéfique. « Il y a plus d'artistes en nomination, ça fait rayonner plus de monde », dit-il. La blogueuse Catherine Voyer-Léger raconte quant à elle qu'elle a déjà tenté d'abolir les catégories. Le résultat : aucune femme n'était en nomination. « Je sens encore que pour être dans la parité, il y a un effort à faire. Quand l'effort n'existera plus, on abolira les catégories. Pour l'instant, elles sont encore nécessaires », conclut-elle.

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur et réalisateur), Jean-François Chevrier, Anique Granger, Catherine Voyer-Léger, Mehdi Hamdad, Michel Bénac, Claude « Pére » Garneau, Jean-Marc Lalonde, Jhade Montpetit, Karine Lessard, Martin Vanasse (invités)

Jeune femme en face des bureaux du Gouvernement du Canada
Mélanie Myers   Photo : Lévy L Marquis

Être fonctionnaire est la réalité de dizaines de milliers de personnes qui habitent dans la capitale nationale. Comme l’indique l’animateur Julien Morissette, la plupart des jeunes originaires de l’Outaouais se sont déjà posé la question suivante : « Est-ce que j’entre dans la fonction publique? » Même si l’artiste visuelle gatinoise Mélanie Myer travaille dans son domaine, elle semble elle aussi parfois tentée de faire le saut. « Ce qui m’attire, c’est que tu accomplis des tâches concrètes et précises. Ça me soulagerait d’arriver chez moi à une heure fixe et de ne plus penser à rien à la fin de la journée », confie-t-elle.

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur), Mélanie Myers, Carole Myers, Joëlle Myers, Anne-Stéphanie Aubé et Stéphane Jomphe (invités)

Vue de la Place du portage où l'on aperçoit plusieurs bâtiment vitrés
Place du portage   Photo : Lévy L Marquis

« Les fonctionnaires ont une belle pension, de bonnes heures de travail et sont toujours en vacances. » Voilà des idées reçues qu’on entend souvent, rapporte une employée de l’État. Si l’ancien fonctionnaire Charles Lapointe raconte qu’il a décidé de se lancer en affaires pour fuir la lourdeur bureaucratique de la fonction publique, l’internaute Isabelle Giroux raconte quant à elle que son poste d’analyste des politiques au sein du gouvernement fédéral est l’emploi le plus stimulant qu’elle a eu jusqu’à présent. Dans cet épisode, l’animateur Julien Morissette tente de lever le voile sur une fonction victime de plusieurs préjugés.

Labrosse-Wellington

Avec : Julien Morissette (animateur), Carole Myers, Charles Lapointe, Larry Rousseau, Serge Marquis, Anne-Stéphanie Aubé (invités)

Une nouvelle émission est diffusée toutes les deux semaines, les vendredis suivants :
14 et 28 avril
12 et 26 mai
9 et 23 juin

Société

Toutes les listes Société
Françoise Guénette (animatrice de la conférence) et Alexandra Szacka (conférencière)

2 éléments

Manifestation contre la terreur après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015

1 élément

Objets divers sur une table

10 éléments

Toutes les listes Société

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