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Marjorie April
Audio fil du vendredi 10 novembre 2017

L'effort de guerre dans les cuisines canadiennes

Publié le

D'anciens livres de recettes et trois coquelicots
Pendant les deux grandes guerres mondiales, le gouvernement, des associations et des compagnies produisaient des livres de recettes destinées aux femmes au foyer   Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

L'accès à la nourriture était un enjeu important lors des deux grandes guerres mondiales, tant pour les soldats canadiens au front que pour les familles au pays. Ces pages de l'histoire militaire et culinaire du Canada feront l'objet de conférences à la grande foire royale d'hiver de l'agriculture à Toronto vendredi et samedi.

Un texte de Jonathan Bouchard

Ces présentations seront assurées par la présidente des Historiens culinaires du Canada, Luisa Giacometti et la vice-présidente Samantha George.

La femme au centre des campagnes

Luisa Giacometti signale que pendant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les femmes qui étaient principalement interpellées dans toutes les campagnes de sensibilisation liées à l’alimentation. Elles étaient surnommées « Madame Consommatrice » (Mrs. Consumer) dans les affiches qui appelaient au rationnement et qui rappelaient de ne consommer que le strict nécessaire afin de s’assurer que suffisamment de vivres se rendent au front.

À l’époque, plusieurs ingrédients étaient rationnés, dont le lait, le beurre, le sucre, la farine et le thé. Le gouvernement, différentes compagnies et la Fédération des instituts féminins du Canada ont créé divers livres de recettes avec des mets simples, nourrissants, et ce à peu de frais.

Pendant cette période, les femmes apprenaient à substituer des ingrédients. Le beurre était remplacé par le lard. Le sucre blanc laissait place à la cassonade. Les recettes, tels que le gâteau de la guerre sont le reflet de l’époque. Cuisiné avec des ingrédients simples, ce dessert pouvait se conserver longtemps et ainsi être envoyé au front.

Luisa Giacometti, présidente, Historiens culinaires du Canada
Luisa Giacometti, présidente, Historiens culinaires du Canada Photo : Radio-Canada/Jonathan Bouchard

Miser sur la cuisine zéro déchet

En période de guerre, les foyers canadiens maximisaient leurs ingrédients, et ce, bien avant que le gaspillage alimentaire devienne un sujet à la mode.

Rien n’était jeté, tout était conservé, rangé, séché, peu importe ce que c’était. Elles (les femmes au foyer) faisaient beaucoup avec peu et s’arrangeaient pour que tout soit savoureux et économique.

Luisa Giacometti, présidente, Historiens culinaires du Canada

La présidente des Historiens culinaires du Canada indique aussi que les Canadiens entretenaient des « jardins de la Victoire », des potagers ensemencés partout au pays. L’idée était de faire pousser des légumes dans la cour, sur les terrains vagues et dans d’anciens jardins. Plus les communautés étaient autosuffisantes, plus il était possible d’acheminer de la nourriture aux soldats aux alliés au front.

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