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Marjorie April
Audio fil du vendredi 30 juin 2017

150e de la Confédération et identité culinaire

Publié le

Le marché Saint-Laurent de Toronto
Le marché Saint-Laurent de Toronto   Photo : Radio-Canada / CBC

Comment définir l'identité culinaire canadienne? Cette question simple peut engendrer une réponse complexe. Le métissage de cultures et un terroir riche et varié selon l'emplacement géographique figurent parmi les facteurs qui façonnent la cuisine du pays. Trois experts partagent leurs réflexions.

Un texte de Jonathan Bouchard

Simon A. Thibault, journaliste et auteur du livre Pantry and Palate : Remembering and Rediscovering Acadian Food

Pour Simon Thibault, le terroir canadien, c’est le fruit d'une la panoplie de peuples qui se sont installés au pays.« C’est ça qui créée un terroir, pis un palais pis un genre de cuisine qui est complètement différente de n’importe où au monde », croit-il.

Le journaliste a renoué avec des traditions culinaires acadiennes en consultant les recettes griffonnées par sa grand-mère. Ses recherches l’ont fait constater que le métissage culinaire est monnaie courante.

Il cite en exemple une recette de pain à la mélasse et à la farine de maïs qui était à la fois une tradition tant chez les Acadiens que les Loyalistes de la Nouvelle-Écosse et les Loyalistes afro-américains installés au Canda.

 

Simon Thibault croit en l’importance de renouer avec les traditions culinaires d’antan pour éviter qu’elles sombrent dans l’oubli. Beaucoup de techniques et recettes étaient pratiquées par obligation et ont été délaissées au fil de divers changements.

Toutes ces choses qu’on a plus besoin de faire ce sont les choses qui nous rapprochent à notre patrimoine individuel ainsi que collectif nous démontre qui ont est comment on survécu et comment on a créé ce pays.

Simon Thibault, journaliste et auteur Pantry and Palate : Remembering and Rediscovering Acadian Food

Le journaliste a récemment « découvert » la tarte au sucre d’érable, la fameuse « butter tart », du Canada anglais. Il en a savouré une au sirop d’érable et au blé Red Fife. Selon lui, ce dessert fort simple représente efficacement le terroir d’ici.

Une tarte au sirop d'érable.
Une tarte au sirop d'érable. Photo : Radio-Canada/Jonathan Bouchard

À lire aussi :


Chantal Véchambre, chef et auteure du livre Le goût français au Canada Atlantique une histoire gastronomique

 

Le sirop d’érable est devenu un ingrédient récurrent dans les recettes de Chantal Véchambre. La chef torontoise d’origine française en ajoute beaucoup de plats, y compris les mets salés.
Chantal Vécahmbre se dit particulièrement inspirée par les recettes et techniques des peuples autochtones.

Le ragoût des trois soeurs est un exemple. Ce copieux plat qui réunit maïs, haricot et courges et démontre par le fait même l’ingéniosité de l’agriculture autochtone. Le plant de maïs était ancré au sol. Les haricots poussaient autour du plant de maïs et les feuilles de courges nappaient le sol et faisaient en sorte de conserver la terre humide.

un bol de ragoût des trois soeurs
Le ragoût des trois soeurs est composé de maïs, d'haricot et de courge. Photo : Radio-Canada/Jonathan Bouchard

Jean-Luc Boulay, chef propriétaire Boulay Bistro Boréal et Saint-Amour et coauteur Le garde-manger boréal

 

Pour Jean-Luc Boulay, le Canada (particulièrement le Québec) est son garde-manger. Avec ses restaurants et ses livres, le chef souhaite que les Canadiens renouent avec le terroir et qu'il est possible de cuisiner uniquement avec des produits canadiens.

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