Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 23 septembre 2017

Corée du Nord : pas si simple de tirer des missiles balistiques

Publié le

Cette photo non datée fournie par l'agence de presse officielle de la Corée du Nord montre le dirigeant Kim Jong-un en train d'inspecter un missile.
Cette photo non datée fournie par l'agence de presse officielle de la Corée du Nord montre le dirigeant Kim Jong-un en train d'inspecter un missile.   Photo : Reuters / KCNA

Toute la crédibilité de la Corée du Nord repose sur ses prétentions balistiques et nucléaires, mais nous ne savons pas si le pays maîtrise vraiment son armement. C'est ce qu'explique le politologue Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris et spécialiste de la Corée du Nord.

« Disposer d’un missile balistique ne suffit pas, explique notre invité. Il faut aussi une arme nucléaire assez petite pour entrer dans le missile. C’est-à-dire qu’il faudrait que la Corée du Nord puisse miniaturiser une bombe atomique, par exemple. Nous n’avons pas pour l’instant la certitude que ceci leur est possible. »

Antoine Bondaz précise aussi qu’il faudrait « que ce missile puisse résister à des températures parfois extrêmes au cours de son parcours ». Rien n’est moins sûr.

La menace est tout de même prise au sérieux. Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, le programme nucléaire et balistique a été férocement accru. Le dirigeant nord-coréen a accéléré le développement de son programme et a beaucoup diversifié le type de missiles dont il dispose, ajoutant notamment des missiles à portée intermédiaire et à portée intercontinentale, ces derniers pouvant atteindre des cibles situées à 7000 km.

S’il était entièrement maîtrisé, le missile à portée intercontinentale pourrait frapper quasiment l’ensemble du territoire américain, en tout cas assurément l’entièreté de certaines grandes villes, comme Washington ou Los Angeles.

Antoine Bondaz

Chargement en cours