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Joël Le Bigot
Audio fil du samedi 7 octobre 2017

Célébrer le western… mais déconstruire son racisme

Publié le

Charles Bronson jouant de l'harmonica dans le film <i>Il était une fois dans l'ouest</i>, de Sergio Leone. La musique du film, signée Ennio Morricone, a souvent été qualifiée de marquante.
Charles Bronson jouant de l'harmonica dans le film Il était une fois dans l'ouest, de Sergio Leone. La musique du film, signée Ennio Morricone, a souvent été qualifiée de marquante.   Photo : AFP / Paramount Pictures/YouTube

Un grand espace, un homme, un cheval et un fusil. Ces ingrédients ont donné lieu à de grands films et à des esthétiques puissantes. En discussion avec Joël Le Bigot, le chroniqueur Michel Coulombe décortique néanmoins les préjugés néfastes que ces films ont entretenu dans l'inconscient collectif : un racisme anti-Autochtones et une instrumentalisation de la femme, notamment.

Clint Eastwood et John Wayne, deux grandes pointures du western, ont incarné chacun à leur façon cette culture western dont les Américains raffolent. « Dommage qu'ils se soient brouillés au moment où ils auraient pu travailler ensemble... » Les films dans lesquels ils ont tous les deux joué, fusil à la ceinture, racontent une Amérique dans laquelle la notion d'égalité vient avec celle du port d'armes.

« Les westerns sont une illustration de la culture du gun aux États-Unis, qui est une mythologie extraordinaire et qui est révélatrice d’une certaine manière d’être dans ce pays où l’on croit qu’il faut se défendre de son prochain et qu’ainsi, quand tout le monde est armé, on réduit les inégalités », dit Joël Le Bigot.

Dans ces films construits autour de sanglants duels, l'homme blanc affronte l'Autochtone et en sort toujours victorieux. L'imaginaire western a ainsi construit une forme populaire de racisme « que nous devons aujourd'hui démonter », affirme Michel Coulombe.

La femme est également très instrumentalisée dans le western traditionnel. Mais, heureusement, elle l'est de moins en moins dans la filmographie récente. L'exemple du film Mort ou vif (The Quick and The Dead), sorti en 1995, montre une femme en position de force dans le duel : Sharon Stone incarne cette nouvelle féminité western avec panache.

À voir au Festival du nouveau cinéma : Plein feu sur le western

À écouter aussi : la chronique de nouveautés cinéma de Michel Coulombe ►

Le critique de cinéma Michel Coulombe
Le critique de cinéma Michel Coulombe Photo : Radio-Canada/Louis-André Bertrand

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