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Claude Bernatchez
Audio fil du jeudi 20 avril 2017

Documentaire : Le rêve d'Okpik’s avec Julie Ducrocq

Publié le

Photo de Julie Ducrocq lors de la course de traîneaux à chiens Ivakkak
Julie Ducrocq, vétérinaire en chef lors de la course de traîneaux à chiens Ivakkak   Photo : Pierre Dunnigan

Le documentaire Okpik's Dream, qui offre une rare incursion dans le monde des courses de traîneaux à chiens au Nunavik, sera présenté jeudi soir au pavillon Alphonse-Desjardins de l'Université Laval. La projection se fera en présence de la vétérinaire en chef de la course Ivakkak de 2010 à 2015.

La course a été créée en 2001 dans le but de promouvoir cette tradition d’utiliser les chiens de traîneaux pour se déplacer sur le territoire.

Le tracé de la course relie les villages qui sont isolés les uns des autres : il n’existe pas de routes entre ces derniers. Selon la distance entre les villages, la durée de la course peut varier de 10 à 12 ou même 14 jours.

Vétérinaire en chef lors de cette compétition, Julie Ducrocq s’occupait de l’alimentation des chiens et de leur santé.

« Avant la course, je devais leur faire parvenir des vermifuges. Comme les chiens mangent cru, ils ont normalement de bonnes infestations parasitaires, alors on essaie de leur donner une chance pour la course et de leur donner une masse musculaire plus importante et des réserves énergétiques pour la course », détaille celle qui est aussi doctorante en épidémiologie.


La vétérinaire Julie Ducrocq.
La vétérinaire Julie Ducrocq. Photo : Radio-Canada/Jean-Simon Fabien

Comme il n’y a pas de vétérinaire à temps plein au Nunavik, Julie Ducrocq traitait les chiens durant la course, un peu à la manière des préparateurs physiques avec les athlètes. « Surtout pour des problèmes d’articulation, de pattes, ou de la déshydratation, des petits problèmes comme ça », spécifie-t-elle.

« Certains coureurs, des mushers, étaient favorables à la présence de vétérinaire, mais certains autres avaient peur qu’on les restreigne. Mon rôle est de discuter avec eux, pas de m’imposer. À cause de leur histoire, je ne voulais pas débarquer comme une vétérinaire blanche qui imposer ses décisions », raconte Julie Ducrocq.

Dans le nord du Québec, au Nunavik, la race des chiens utilisée pour les traîneaux est appelée « Canadian eskimo dog », une race particulière qui ressemble aux Malamutes de l’Alaska, mais un peu différente.

Okpik’s Dream sera présenté gratuitement, en version inuktitute, sous-titrée en anglais, le jeudi 20 avril, à 19 h, à la salle Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins. La réalisatrice Laura Rietveld assistera aussi à la projection.

La Chaire de recherche Nasivvik et le réseau ArcticNet présentent le documentaire dans le cadre d’une série sur le Nord pour faire découvrir ce grand territoire et ses enjeux.

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