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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 7 juin 2017

Evicted : la propriété immobilière comme un moteur d’inégalité sociale

Publié le

Un homme pauvre compte ses sous.
Un homme pauvre compte ses sous.   Photo : iStock

« Perdre son logement, c'est perdre son ancrage », croit la sociologue Cécile Van de Velde. En compagnie de Donald Cuccioletta, chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand, elle critique le livre Evicted : Poverty and Profit in the American City, de l'Américain Matthew Desmond. Récompensé d'un Pulitzer, cet essai dresse un portrait sombre de la situation immobilière aux États-Unis. On y apprend qu'une famille sur quatre dépense plus de 70 % de son salaire pour son logement et qu'une personne sur huit s'attend à se faire évincer d'un jour à l'autre de sa demeure.

La thèse du professeur de sociologie à Harvard Matthew Desmond est que l’État ne régule pas assez le marché du logement. Sans contrôle, des propriétaires de plus en plus avides d’argent haussent les loyers et créent, selon Cécile Van de Velde et Donald Cuccioletta, « des inégalités de plus en plus marquées. On assiste à une lutte entre une classe sociale contre une autre classe sociale », disent-ils.

Ce livre a beaucoup de portée. On en a besoin pour se rendre compte de la violence actuelle du secteur du logement

Cécile Van de Velde

Référence:

Evicted, Poverty and pofit in the american city, Matthew Desmond, Éditions Penguin Random House, 2017

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