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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 4 octobre 2016

Autochtones : le dur chemin de la réconciliation, selon Marc Séguin

Publié le

Marc Séguin dans nos studios
Marc Séguin dans nos studios   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

« Avant toute chose, on devrait, comme colonisateurs du pays, des réserves et des Premières Nations, faire un constat d'échec. » Le peintre et cinéaste Marc Séguin, dont le film Stealing Alice sortira bientôt au Québec, estime que la nécessaire réconciliation des Canadiens avec les peuples autochtones s'annonce difficile. « Je pense qu'on a quelque chose à régler. C'est une tache. C'est une faute sur notre route. »

« Les Blancs semblent avoir beaucoup de bonne volonté, plus qu’auparavant », concède tout de même Marc Séguin, en faisant référence, entre autres, au gouvernement Trudeau, qui a multiplié depuis son arrivée au pouvoir les gestes de bonne volonté à l'égard des Premières Nations, notamment avec la mise en place d’une enquête sur les femmes autochtones tuées ou disparues.

Que raconte Stealing Alice?
Tourné entre Venise, Manhattan et l'Arctique, Stealing Alice raconte la soif de vengeance d’Alice, une marchande d’art interprétée par Fanny Mallette. Née d’un père inuit et d’une mère québécoise, Alice est hantée par le tort causé au peuple inuit. Elle souhaite, en quelque sorte, venger l’héritage que l’homme blanc a imposé au peuple de sa mère. Elle part donc, en compagnie de ses sœurs, à la recherche d’art et de réponses.

Ces gestes d’ouverture auraient cependant dû être posés bien avant, note Marc Séguin.

Vous savez, ça a pris 40 ans de revendications pour y arriver. Donc, je ne sais pas dans quelle mesure on doit s’en réjouir […] Les Premières Nations ont aussi des premiers pas à faire pour venir vers nous, mais je les comprends d’être méfiants.

Le peintre et cinéaste, dont la trame du nouveau film se déroule en partie en Arctique, porte un regard assez sombre sur l’intérêt réel suscité par les revendications des Premières Nations au sein de la population et de la classe politique. Visiblement, la réconciliation avec les peuples autochtones ne semble pas une priorité pour la grande majorité, se désole-t-il.

« Je n’ai pas l’impression que cet effort de réparation est aussi senti par tout le monde […] Ça concerne symboliquement quelques politiciens, pour probablement se déculpabiliser. »

Selon Marc Séguin, dans ce contexte, les voeux pieux des politiciens québécois et canadiens d’inclure les Premières Nations dans le développement du Nord ne sont que de la poudre aux yeux, en quelque sorte.

Ce n’est pas en donnant quelques jobs à des Inuits, puis en prenant une photo avec eux, où ils sourient, qu’on finit par se réconcilier et par avoir du sens.

Référence :

Le film Stealing Alice, de Marc Séguin, présenté le 7 octobre au Festival du nouveau cinéma

Dates précises de sortie du film au Québec et à Ottawa :

  • Québec – Cinéma Le Clap : 19-20 octobre
  • Montréal – Cinéma Beaubien : 26-27 octobre
  • Rimouski – Coop Paradis : 3 novembre
  • Baie-Saint-Paul – Salle Multi de l’Hôtel le Germain : 5 novembre
  • Saint-Jérôme – Cinéma Carrefour du Nord : 10 novembre
  • Ottawa – Mayfair Theatre : 17 novembre
  • Sherbrooke – La maison du cinéma : 24 novembre
  • Trois-Rivières – Cinéma le Tapis Rouge – 1er décembre

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