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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 22 mars 2016

Hervé Bouchard : pourquoi j'écris

Publié le

L'auteur et dramaturge Hervé Bouchard
L'auteur et dramaturge Hervé Bouchard   Photo : Le Quartanier/Michel Tremblay

Né le 14 janvier 1963 à Jonquière, Hervé Bouchard enseigne au Cégep de Chicoutimi depuis 22 ans. Il aime particulièrement faire lire à ses étudiants La princesse de Clèves de Mme de La Fayette. L'auteur et dramaturge, à qui l'on doit la pièce Parents et amis sont invités à y assister et le roman Numéro six, répond à notre questionnaire Pourquoi j'écris.

À quel âge avez-vous écrit votre premier texte?
Mettons à 11 ans. Avec un ami, je faisais de fausses émissions humoristiques de radio.

Le meilleur conseil qu'on vous a donné?
« Va voir ailleurs. » Comme une injonction énoncée sur un ton d’encouragement, un prof de cégep dans un atelier d’écriture m'a dit de quitter le Saguenay pour élargir mon champ d'expériences.

Quel sentiment avez-vous éprouvé lorsque vous avez vu votre première œuvre publiée, Mailloux?
De l’inquiétude.

Quelle est votre motivation quotidienne?
Pour écrire? Je me dis qu’il faut continuer, qu’il ne faut pas arrêter.

Dans tout ce que vous avez écrit, de quoi êtes-vous le plus fier?
La robe en bois de la veuve dans Parents et amis sont invités à y assister.

Écrivez-vous à voix haute?
Il y a toujours un moment où le texte est dit à haute voix. C’est à voix haute que paraît la clarté de l’écriture. Le silence est obscur.

Un mot ou une ponctuation que vous affectionnez particulièrement, que vous aimez écrire?
« J’ai ». L’écriture ne peut commencer sans cette détonation. J’aime aussi « Etc. Et cetera », j’aime bien aussi cette locution. Je l’utilise toujours en voulant dire que l’histoire ou l’expression ou les paroles s’étendent au-delà du texte.

Avez-vous déjà été censuré?
Je ne suis pas certain, mais peut-être, oui, quand j’ai débuté comme professeur. On avait une publication produite par le cégep. Parfois on demandait des textes de fiction, on m’en avait demandé un. Je me suis laissé aller à écrire une sorte de courte histoire dans laquelle le pupitre d'un lecteur de nouvelles cachait l'érection d’un personnage appelé Chinon du Rivase. Je me souviens d’une note manuscrite dans la marge des épreuves qui disait : « Il parle de Simon Durivage?! » Je revois clairement la tête du directeur des communications, ou plutôt je me revois clairement imaginer sa tête lorsqu’il était en train de rédiger cette petite note, mais je ne sais plus si mon histoire a été publiée.

Êtes-vous sensible aux commentaires et aux critiques?
Oui, absolument.

Quel serait l’honneur qui vous comblerait le plus?
Qu’un de mes textes fasse l’objet de la dernière chronique d’Alain et les extraterrestres.

Références :

Le père sauvage, d’Hervé Bouchard, Le Quartanier, mars 2016

Le faux pas de l’actrice dans sa traîne, d’Hervé Bouchard, Le Quartanier, mars 2016

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