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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 13 février 2018

Patrice Leconte, un homme de cinéma et de lettres

Publié le

Patrice Leconte
Le réalisateur Patrice Leconte photographié en 2003 au 70e festival international du film de Venise (La Mostra)   Photo : Getty Images / Gareth Cattermole

« Grâce au cinéma, je vais pouvoir raconter des histoires, fertiliser mon imagination, partager mes rêveries, toutes ces choses épatantes. » Le réalisateur français, notamment connu pour son film culte Les bronzés, s'entretient longuement avec Marie-Louise Arsenault. Il revient sur son enfance et sur son père « rude et merveilleux à la fois », et il parle de son rapport particulier à Mai 68 et de sa passion évidente pour le septième art.

Né le 12 novembre 1947 à Paris, Patrice Leconte se faisait appeler Babar dans son enfance. « Quand vous êtes gros à l’enfance et à l’adolescence, vous êtes obligé de vous en sortir avec autre chose que votre physique. J’ai essayé de m’en sortir, non pas pour séduire les filles, mais pour exister, en étant drôle », raconte-t-il.

De père en fils : l’amour du cinéma
Malgré sa grande rigidité, son père lui a transmis un amour inconditionnel pour le cinéma. « Pendant le Festival du court métrage de Tours, il me faisait un mot d’excuse pour m’autoriser à ne pas aller au lycée pendant trois jours », dit-il, un geste qu’il trouve extravagant avec le recul.

Mai 68
Sa piqûre pour le cinéma a poussé Patrice Leconte à s’inscrire à l’Institut des hautes études cinématographiques, un établissement parisien très réputé. « C’était mon rêve. C’était comme si j’étais admis au paradis », explique-t-il. Malheureusement pour lui, les révolutions de Mai 68 ébranlaient toute la France et freinaient son parcours scolaire. « Mai 68 a été un événement dramatique pour moi, car cela a confisqué mon rêve. […]Je n’étais pas fier de détester Mai 68 », ajoute-t-il.

Ses années au sein de Pilote
De 1970 à 1975, Patrice Leconte a fait partie de l’équipe du magazine emblématique français, Pilote. Il explique qu'il a suffi d’écrire à son idole de l’époque, le dessinateur Gotlib, pour qu’il accepte de prendre un café avec lui et qu'il recommande sa candidature.

Rebondir à la suite d'un échec
En 1976, il a réalisé son premier film, Les vécés étaient fermés de l’intérieur, mettant en vedette Jean Rochefort et Coluche. Le film a connu un échec cuisant, mais il est devenu culte avec le temps. « J’ai tellement mal vécu cette expérience que je me suis dit que mon rêve de cinéma n’était pas un bon rêve […]. Je me suis dit que j’allais tout arrêter », raconte-t-il. Pourtant, en 1978, il a accepté d'adapter une pièce de café-théâtre, Amour, coquillages et crustacés, renommée Les bronzés pour le cinéma, qui a été un succès commercial instantané.

Une filmographie généreuse
Patrice Leconte a signé plus d’une trentaine de films, allant du drame à la comédie. « J’ai conscience d’avoir une filmographie hirsute, un peu incohérente, mais ça m’est égal », affirme-t-il. Il a raflé plusieurs récompenses comme le César du meilleur réalisateur pour Ridicule, et le Swann d'or du meilleur réalisateur pour Voir la mer.

Quand on aime les gens, ils vous donnent le meilleur. Avec les acteurs, c’est pareil. Si vous les aimez, ils vous le rendent au centuple.

Patrice Leconte

Références :
Le trésor d’ICI Tou.tv : Les bronzés, un texte d'Helen Faradji
Le Dictionnaire de ma vie, Patrice Leconte et François Vey, Ouroz/Kero, décembre 2017
La bande-annonce du film Les bronzés



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