Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 13 novembre 2017

L’insidieuse inégalité homme-femme dans les couples hétérosexuels

Publié le

On voit la mère prend sa tête entre ses mains, pendant que les enfants courent dans la cuisine.
Une mère stressée à la maison   Photo : iStock

« Aller faire les courses. Penser à rappeler la pédiatre. Pleins de choses comme ça. C'est exactement par là que passe l'inégalité. Elle se faufile dans toutes les petites failles du quotidien. » Dans son essai Libérées!, la journaliste Titiou Lecoq livre un plaidoyer pour que les femmes cessent de penser qu'elles doivent s'asservir pour être une bonne conjointe.

La surcharge de travail des femmes est une norme sociale qui s’est imposée au 19e siècle pour calmer la paranoïa des hommes qui partaient travailler toute la journée, laissant leur femme, oisive, à la maison, prête à commettre le péché de l’adultère ou de la masturbation. Le but est qu’elle occupe ses mains et son esprit en permanence avec les tâches ménagères.

Les femmes apprennent ainsi qu’elles doivent se sacrifier pour leur famille pour montrer leur amour. Dans ce contexte, « les enfants sont un prétexte supplémentaire pour déroger à l’inégalité », dit Mme Lecoq. Le dévouement permanent devient la norme.

La journaliste s’insurge contre les mères qui donnent une illusion de perfection sur Instagram avec leurs normes de propreté et leurs brunchs du dimanche. « Leurs enfants portent du blanc. Jamais mes enfants ne porteraient du blanc. Je trouve ça terrible! J’ai l’impression que j’ai mal élevé mes enfants parce qu’ils sont sales quand ils jouent. » Ces publications sur les réseaux sociaux réactivent le mythe de la parfaite maîtresse de maison. Pour Mme Lecoq, le problème réside dans le fait que « si on n’est pas égalitaire chez soi, on ne l’est pas à l’extérieur », conclut-elle.

Chargement en cours