Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 9 octobre 2017

Le célibat, un concept en pleine redéfinition

Publié le

Bien des gens vivant seuls ont choisi ce mode de vie.
Bien des gens vivant seuls ont choisi ce mode de vie.   Photo : iStock

Le monde occidental est de plus en plus célibataire et les Canadiens, notamment, sont plus nombreux que jamais à vivre seuls. Mais le célibat se dessine aujourd'hui dans une infinité de nuances, et, selon l'historienne Yolande Cohen, il dépasse la définition légale du célibat pour embrasser entre autres des formes de « célibat positif ».

Difficile de définir le célibat en 2017, tant ses manifestations sont variées et tant les célibataires vivent leur statut de façons diverses : parfois par choix, parfois en conservant une vie sexuelle très active, parfois en cumulant le statut de célibataire avec celui de parent. Le célibat ne correspond plus aux cases dans lesquelles les formulaires gouvernementaux le confinent et il ne s’explique plus, comme dans le Québec du début du siècle dernier, par le choix d’une vie religieuse ou par une certaine anomie.

En quelques décennies, le célibat est devenu le statut social le plus difficile à saisir et à synthétiser.

Un peu d’histoire
Dans une étude consacrée au célibat dans la région de Charlevoix entre 1900 et 1960, l’anthropologue Chantal Collard dresse une typologie locale des célibataires. La première catégorie regroupe les handicapés ou les infirmes, qui se voient imposer le célibat; la seconde est composée des hommes et des femmes qui embrassent la vocation religieuse et qui font vœu de célibat ou de chasteté; la troisième catégorie est constituée des vieux garçons et vieilles filles, la plus mal définie et la plus instable.

« Soixante ans plus tard, nous sommes bien loin de ce portrait, dit Yolande Cohen. Nos sociétés marquées par l’éclatement de l’institution du mariage ont entraîné un célibat positif, un choix de vie dans lequel le célibataire valorise son indépendance et sa liberté, le contraire de la routine de la vie commune. »

À lire à ce sujet :
- « Les Canadiens plus nombreux que jamais à vivre seuls », un article de notre collègue Daniel Blanchette-Pelletier
- « Les célibats laïcs et religieux dans le comté de Charlevoix au Québec (1900-1960) », par Chantal Collard, dans Anthropologie et Sociétés, Volume 18, Numéro 1, 1994, p. 9–27
Le bal des célibataires : Crise de la société paysanne en Béarn, de Pierre Bourdieu, 1962, réédité aux éditions du Seuil en 2002
L'instabilité du revenu des parents seuls, des célibataires et des familles biparentales au Canada :1984 à 2004, par René Morissette et Yuri Ostrovsky, Statistiques Canada
- « Comment la recherche d'indépendance a remplacé la recherche du Prince Charmant », de Marlène Schiappa, Huffington Post, 25 mai 2016

Chargement en cours