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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 3 octobre 2016

Mot à définir : l’authenticité, cette qualité indémontrable

Publié le

Benoît Melançon dans nos studios
Benoît Melançon dans nos studios   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

Le mot authentique est à la mode dans le discours public et dans les médias. De nombreux politiciens, à commencer par Justin Trudeau, n'hésitent pas à s'en réclamer. Or, ils ont tort, selon Benoît Melançon, professeur au Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal. « Vous ne pouvez pas prouver l'authenticité, c'est impossible », plaide-t-il à l'occasion de notre segment « Le mot à définir ».

Benoît Melançon rappelle que l'authenticité, une qualité que certaines personnes se targuent de posséder, repose avant tout sur la légitimation de la part d'un public. Il prend l’exemple du premier ministre canadien. « Si Justin Trudeau se fait élire, c’est parce qu’il y a des gens qui le croient authentique », dit-il.

« La question, c’est comment on fait pour évaluer cette authenticité? On est vraiment dans quelque chose de parfaitement indémontrable. On est dans le jugement moral, dans le jugement individuel », rappelle Benoît Melançon.

La pseudo-authenticité que les politiciens affichent relève d’une construction, d’une mise en scène de soi, fait remarquer le professeur, toujours en prenant l'exemple de Justin Trudeau.

« Il dit : "Regardez-moi, je suis proche des gens, je suis chaleureux, je suis authentique" […] Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu'en faisant ça, il n’est pas plus authentique ou moins authentique que Stephen Harper. »

Référence :

Dictionnaire Le Petit Robert 2016, Éditions Le Robert, 2016

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