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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du vendredi 26 février 2016

Micro ouvert à Melissa Mollen Dupuis

Publié le

Mélissa Mollen Dupuis, co-fondatrice d'Idle no more au Québec
Mélissa Mollen Dupuis, co-fondatrice d'Idle no more au Québec   Photo : Radio-Canada/Coralie Mensa

À l'approche du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la jeune militante innue, instigatrice d'Idle No More Québec et nouvelle maman distribue les « OUI » fougueux et les « NON » affirmés. 

La question des femmes autochtones assassinées et disparues a été trop longtemps ignorée par le gouvernement conservateur, déplore Melissa Mollen Dupuis. Elle dit : 

OUI à la reconnaissance de cette situation, et oui à la reconnaissance de son ampleur. Les derniers chiffres indiquent qu'il pourrait y avoir près de 4 000 femmes autochtones qui seraient disparues ou auraient été assassinées au Canada. 

NON au livre de Robert Pickton qui doit être publié. « On est obligés de faire des pétitions en ligne pour empêcher qu'un des plus grands tueurs en série de l'histoire profite de la mort de femmes autochtones dont il est lui-même responsable. »

OUI aux livres qui font la promotion des causes autochtones, surtout aux livres écrits par des plumes autochtones. Elle site notamment Kuessipan de Naomi Fontaine

OUI aux livres pour enfants qui ne reproduisent pas les stéréotypes de genre, comme ceux proposés par le projet Kaléidoscope du Centre des filles du YWCA de Québec. 

NON au mythe de la Superwoman. « Je viens d'avoir un enfant et la pile de livres que je m'étais promis de lire pendant mon congé de maternité, elle est restée intouchée. Le seul livre que j'ouvre, c'est Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans du gouvernement du Québec. Je dis NON à toute la pression qu'il y a sur les mères, et encore plus sur les mères autochtones qui en ont large sur les épaules. »

OUI aux couples sans enfants. « Chez nous, les couples sans enfants et les célibataires jouaient un rôle indispensable dans la communauté. Ce sont eux qui rapportaient la nourriture de la chasse, qui prenaient soin des enfants orphelins, qui venaient en aide aux parents débordés. Il ne faut pas penser qu'il y a un qui vaut mieux que l'autre, on vit dans une société, c'est un grand cercle qui se nourrit. »

Maintenant que je porte le chapeau perlé
je parle mes rêves
mes visions
mes espoirs

Je reconnais ici mon peuple
femme indigène
femme front
femme territoire
femme terre noire
femme plaisir

Extrait du recueil de poésie « Bleuets et abricots » de Natasha Kanapé Fontaine, lu par Melissa Mollen Dupuis

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