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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 23 janvier 2018

5 livres pour penser notre rapport à la nature, selon Jean Désy

Publié le

L'auteur Jean Désy
L'auteur Jean Désy   Photo : DR

« Sans ce rapport premier à la rivière, aux oiseaux, aux poissons, à la neige, au froid intense, au silence, ma vie aurait peu de qualité. » Exalté par un long séjour en Nouvelle-Zélande, l'auteur, médecin et professeur Jean Désy propose cinq lectures qui poussent la réflexion sur le rapport à la nature. Des livres comme La longue route, de Bernard Moitessier, qui y raconte ses voyages en mer, ou Chemin d'hiver, de Martin-Simon Gagnon, qui y narre son tour du monde en bicyclette.

1- Chemin d’hiver, Martin-Simon Gagnon, éditions du Bourlingueur, 2008
Résumé : « L’auteur nous livre ici les aléas d’un cheminement professionnel qui l’a peu à peu éloigné de lui-même, puis la reconquête qui a suivi après avoir démissionné de son poste pour effectuer un tour du monde à vélo, un parcours de 29 000 kilomètres en 1 000 jours dans les régions nordiques incluant la traversée de la Russie et du Canada en hiver. Ce récit fertile en rebondissements en est un de rédemption, c’est l’aventure d’un homme qui cherche, tant avec lui-même qu’avec le reste du monde, l’apaisement et la réconciliation. »

Voyager en touriste, en voyageur ou en nomade, pauvrement, avec peu de moyens en demandant de l’aide, c’est la manière la plus extraordinaire d’entrer en contact avec les gens et avec la nature.

2- Instinct de survie, Gabriel Filippi, Guy Saint-Jean Éditeur, 2016
Résumé : « Gabriel Filippi, l’un des plus grands alpinistes du Canada, décrit le parcours stupéfiant qui l’a amené à affronter la beauté sublime de la nature et la cruelle indifférence du destin. Moments forts, exploits remarquables et pertes dévastatrices ponctuent un récit passionnant qui se déroule sur six continents. »

S’il y a un lieu de puissance et de profonde nature, c’est bien celui de la haute montagne.

3- Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau, Gallmeister, 1854
Résumé : « En 1845, Henry David Thoreau part vivre dans une cabane construite de ses propres mains, au bord de l’étang de Walden, dans le Massachusetts. Là, au fond des bois, il mène pendant deux ans une vie frugale et autarcique, qui lui laisse tout le loisir de méditer sur le sens de l’existence, la société et le rapport des êtres humains à la nature. »

J’apprécie qu’un intellectuel, un grand philosophe, qui nous dit, après avoir vécu à Walden, à quel point le rapport aux algues, aux poissons, aux silences et à la nature est essentiel.

4- La longue route, Bernard Moitessier, J’ai Lu, 1971
Résumé : « Faire le tour du monde. Sans doute l'un des plus vieux rêves de l'homme. En 1968, le Sunday Times décide d'organiser la première régate en solitaire et sans escale, en doublant les trois caps : Bonne-Espérance, Leewin et Horn. Avec d'autres, Bernard Moitessier relève le défi et prend congé des siens dans le port de Plymouth. Seul entre mers et ciels, il relate dans son journal de bord ses 10 mois sans toucher terre, sa vie au quotidien sur le Joshua, les dauphins, les poissons volants et les étoiles. »

C’est le Saint-Exupéry de la mer.

5- L’usage du monde, Nicolas Bouvier, éditions Boréal, 1963
Résumé : « À l’été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit et d’histoire médiévale puis de droit, à bord de sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus longs en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l’Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l’Iran, Kaboul, puis la frontière avec l’Inde. »

Si quelqu’un veut plonger dans un chef-d’œuvre [...] c’est l’esprit nomade, humble qui entre en contact avec les humains et leur nature.

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