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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 12 octobre 2017

Harvey Weinstein : un monstre protégé par le silence

Publié le

Une photo prise le 6 janvier 2016 en Californie
Harvey Weinstein   Photo : Associated Press / Richard Shotwell

« C'était un secret de polichinelle. Tout le monde le savait à l'intérieur de l'entreprise d'Harvey Weinstein », déplore l'auteure et militante féministe Aurélie Lanctôt au sujet des allégations d'agression et de harcèlement sexuel qui visent le producteur hollywoodien. L'enquête du journaliste Ronan Farrow parue sous la forme d'un article dans The New Yorker révèle que 13 femmes, dont des superstars comme Gwyneth Paltrow et Angelina Jolie, ont été harcelées par Harvey Weinstein entre les années 1990 et 2015.

Article en question: « From Aggressive Overtures to Sexual Assault: Harvey Weinstein’s Accusers Tell Their Stories  », de Ronan Farrow, The New Yorker, 10 octobre 2017

La culture du silence
L’article du New Yorker se divise en 10 tableaux, qui relatent les détails des agressions subies par plusieurs femmes, mais aussi les comportements qu’avait Weinstein avec ses employés. « Lorsqu’il demandait des réunions particulières avec des femmes, tout le monde savait de quoi il s’agissait », ajoute Aurélie Lanctôt. Les employés l’aidaient en quelque sorte à réaliser ses scénarios.

Un homme en situation de pouvoir
« Le pouvoir immense dont jouissait Weinstein lui permettait de faire absolument tout ce qu’il voulait. […] C’est un homme en situation de pouvoir qui, par ailleurs, se réclamait champion du féminisme », dit Aurélie Lanctôt. Le producteur aidait au financement de la Chaire Gloria Steinem à l’Université Rutgers et défendait des valeurs progressistes. Une histoire qui se répète, selon Aurélie Lanctôt, lorsqu'on pense aux affaires Bill Cosby, Donald Trump, Gomeshi, etc.

On crève l’abcès, mais est-ce suffisant?
« Je pense qu’il y a une parole qui se libère, mais est-ce que la société va savoir l’entendre? Est-ce qu’on va être capable de provoquer les changements dans la bonne direction? Est-ce qu’on va avoir la réflexion qui s’applique sur les normes de masculinité qui font en sorte que des hommes s’autorisent à se comporter ainsi? », se demande Aurélie Lanctôt.

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