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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 13 septembre 2017

James Bond chez le psy : du Dr No au Dr Freud

Publié le

À l'avant-plan, James Bond (incarné par un jeune Sean Connery), tenant un revolver près de son épaule, et à l'arrière plan une jeune femme portant un bikini, sur une plage d'eau parfaitement turquoise.
Image tirée de James Bond 007 contre Dr No, réalisé par Terence Young et sorti en 1962 au Royaume-Uni et en Irlande, en 1963 ailleurs   Photo : Productions Harry Saltzman & Albert R Broccoli

« C'est un homme d'action, ce n'est pas un homme de réflexion », explique l'auteur et psychologue Nicolas Lévesque au sujet du célèbre agent secret, James Bond. En compagnie du rédacteur en chef de Médiafilm, Martin Bilodeau, il va décrypter les contours psychiques de ce personnage complexe né dans l'esprit de l'écrivain Ian Fleming.

Le psychologue, auteur et éditeur Nicolas Lévesque et le rédacteur en chef de Médiafilm, Martin Bilodeau
Le psychologue, auteur et éditeur Nicolas Lévesque (à droite) et le rédacteur en chef de Médiafilm, Martin Bilodeau (à gauche) Photo : Radio-Canada/Hamza Abouelouafaa

Le roi est mort, vive le roi!
« Bond, James Bond », cette signature culte marque l’imaginaire depuis que Sean Connery l’a prononcée avec assurance dans le film Dr No en 1962. Depuis, six acteurs se sont refilé le smoking, jusqu’au tout dernier, Daniel Craig, qui réitère son envie d’incarner pour une cinquième fois l’agent 007.

La figure de l’orphelin
Moïse, Batman, Némo, Harry Potter, Superman, tous sont orphelins. Le psychologue et auteur Nicolas Lévesque explique que c’est une structure narrative assez fréquente d’intégrer dans un récit des personnages orphelins. « Comme beaucoup d’icônes culturelles et de héros mythologiques, l'enfant qui perd ses parents est une image puissante, dit-il. Toute sa personnalité est bâtie contre ce deuil-là. »

Un personnage intemporel
Pourquoi un personnage né dans les années 60 trouve-t-il toujours écho aujourd'hui? Pour Martin Bilodeau, sa personnalité est magnétique. « Il est l’incarnation idéale du Britannique contemporain, celui à qui l'on veut ressembler », pense-t-il. Pour sa part, Nicolas Lévesque trouve intéressant de psychanalyser notre culture qui l'érige en icône. « Ça parle de notre inconscient collectif, c’est le héros matérialiste par excellence. Il n’a pas de pouvoirs surnaturels, c’est le héros des gadgets, du luxe, de l’argent, des corps de femmes », croit-il.

Un homme de fer dans un smoking de velours
James Bond côtoie la mort dans tous les films, on se demande presque s’il y prend plaisir. Nicolas Lévesque l’explique par l’angle traumatique du personnage qui a perdu ses parents. « Orphelin, il a subi la mort, et son destin, c’est de gagner contre la mort, de devenir le maître de la mort. Il la donne au lieu de la recevoir. La mort est toujours proche, ça le ramène à cet évènement traumatique », explique-t-il.

Bande-annonce du film Dr No



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