Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mercredi 6 septembre 2017

La petite fille qui aimait trop les allumettes, la fable troublante de Gaétan Soucy

Publié le

« La petite fille qui aimait trop les allumettes », de Gaétan Soucy
« La petite fille qui aimait trop les allumettes », de Gaétan Soucy   Photo : Radio-Canada / Éditions Boréal

« C'est une langue d'une inventivité formidable et tragique, mais aussi d'une grande tendresse », croit l'auteure Perrine Leblanc au sujet du livre La petite fille qui aimait trop les allumettes, de Gaétan Soucy. Pour sa part, le professeur au Département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal Bertrand Gervais a été happé par l'écriture de Soucy. « J'ai été totalement avalé par ce roman », dit-il. Ils ont tous les deux relu ce classique et témoignent de leurs impressions.

Paru en 1998, le livre connaît une consécration internationale. Il est traduit dans une vingtaine de langues. Inspiré et fécond, Gaétan Soucy a écrit ce livre en moins d’un mois. « L’écriture est d’une précision et d’une fluidité extraordinaire. Je ne suis pas surprise que ce roman coule de source, il était sans doute très inspiré », pense Perrine Leblanc.

La perte de repères est totale. Le roman commence tellement loin en matière de rationalité, tellement loin de ce qu’on connaît. On n’est pas dans un univers réaliste, au contraire, on est à la limite du merveilleux, quelque chose proche du fantastique.

Bertrand Gervais

Extrait du livre

« Nous avons dû prendre l’univers en main mon frère et moi car un matin un peu avant l’aube papa rendit l’âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l’écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la chambre de l’étage où papa nous commandait tout, la veille encore. Il nous fallait des ordres pour ne pas nous affaisser en morceaux, mon frère et moi, c’était notre mortier. Sans papa nous ne savions rien faire. À peine pouvions-nous par nous-mêmes hésiter, exister, avoir peur, souffrir. » - Gaétan Soucy, Boréal, 1998

Références:

L'Immaculée Conception, Boréal, 1994, roman - 2e édition : Boréal, 1999
Immaculate Conception, House of Anansi Press, 2005
L'acquittement, Boréal, 1997, roman - 2e édition : Boréal, 2000
Atonement, House of Anansi Press, 1999
La petite fille qui aimait trop les allumettes, Boréal, 1998 ( roman - 2e édition : Boréal, 2000; Seuil, 2000)

Chargement en cours