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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 17 avril 2017

That’s Harassment, six capsules vidéos pour définir le harcèlement sexuel

Publié le

Une séquence de l'épisode « The Doctor », de la série That's Harassment
Une séquence de l'épisode « The Doctor », de la série That's Harassment   Photo : YouTube

Pour Mélanie Lemay, cofondatrice du mouvement Québec contre les violences sexuelles, la série de six courts-métrages produite par David Schwimmer, bien connu pour son rôle de Ross dans la série Friends, et par Sigal Avin a le mérite de mettre des mots sur une problématique à côté de laquelle on aurait pu passer.

Le pouvoir en commun
Cette série de courts-métrages présente la variété du phénomène du harcèlement : un médecin palpe sans raison valable la poitrine d’une patiente, un acteur défait sa braguette sans avertissement devant une jeune artiste – une situation vécue par la réalisatrice Sigal Avin –, et un patron profite d’un instant d’inattention pour embrasser sa jeune employée.

Pour Mélanie Lemay, ces séquences ont un point commun : « Ce sont des relations de pouvoir. […] Le médecin utilise ses connaissances, l’acteur utilise sa popularité. » Pour elle, le harcèlement est défini de manière trop restrictive : « On a tendance à vouloir séparer le harcèlement du reste, et c’est grave, parce que ça fait partie du même spectre de violence. »

Poursuivre la sensibilisation
Chantal Maillé, professeure à l'Université Concordia en études féministes, a un avis mitigé sur la série portée par David Schwimmer. Selon elle, celle-ci parle « plus aux hommes qu’aux femmes, et [dans les capsules], les femmes restent très passives ». Dans une optique de sensibilisation, sur la page Facebook qui diffuse les capsules, des liens renvoient vers des groupes de soutien pour les victimes de harcèlement. « Une stratégie pas très proactive », conclut Chantal Maillé.

Selon un sondage Angus Reid de 2014, 28 % des Canadiennes ont déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail.

Références :
Page Facebook de That's Harassment
« David Schwimmer's sexual harassment films are good. But this is women's work », Van Badham, The Guardian, 12 avril 2017

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