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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du mardi 7 février 2017

La route sacrée : reconnecter avec le monde autochtone

Publié le

Le médecin et auteur Jean Désy dans nos studios
Le médecin et auteur Jean Désy dans nos studios   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

« L'idée de La route sacrée, c'est, entre autres, de nous reconnecter avec le monde qu'est le nôtre, le monde autochtone. » Dans son plus récent ouvrage, l'auteur et médecin Jean Désy raconte le périple qu'il a entrepris en compagnie d'Isabelle Duval et de Pierre-Olivier Tremblay à l'antre de Marbre, en Témiscamie, à l'est du lac Mistassini. Sur les traces du père Laure, un missionnaire jésuite qui avait tissé des liens très étroits avec les Innus au 18e siècle, les trois voyageurs ont vécu une véritable quête spirituelle.

« L’idée, c’était de refaire symboliquement, à notre manière, le parcours du père Laure », raconte Jean Désy.

Pour écouter la première portion de l'entrevue d'une heure que Jean Désy nous a accordée, où il traite de nature, de poésie et de spiritualité, cliquez ICI.

Ce périple, qui a duré 11 jours, a permis aux trois voyageurs d'entrer en communion, près de trois siècles plus tard, avec l’expérience du père Laure. « C’est extraordinaire de se sentir en filiation avec ce qu'il a vécu », raconte Jean Désy.

Rappelons que l’antre de Marbre représente un lieu chamanique, connu depuis des milliers d’années. Il a parfois été habité par des Innus et des Cris. Le père Laure, accompagné par des guides innus, aurait célébré une messe à cet endroit en 1730.

La quête identitaire par la métisserie

Selon Jean Désy, la quête identitaire des Québécois, de nos jours, est étroitement associée aux retrouvailles et à la reconnexion qu’ils doivent avoir avec les peuples des Premières Nations, comme les Innus. « Il faut se sentir autochtone dans ce pays qu’on a fait nôtre », plaide-t-il. Dans ce contexte, l’auteur et médecin plaide pour un mélange des cultures.

C’est cette métisserie culturelle qui fait en sorte qu’on peut avancer.

Jean Désy

« Il faut se métisser. On a une obligation : cesser de parler de race pure! Vraiment, il y a des choses odieuses qu’il faut bannir. Il y a aussi cette espèce d’idée du Québécois de souche : c’est quoi la souche? Personnellement, je suis tellement content de sentir mon autochtonie intérieure », dit fièrement Jean Désy.

Référence :

La route sacrée, Jean Désy et Isabelle Duval, Les Éditions XYZ inc., 2017

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