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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du lundi 7 décembre 2015

Pauline Marois : « Un peuple ça ne meurt pas »

Publié le

L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois
L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois   Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

À l'occasion du 20e anniversaire de la publication L'état du Québec, l'ex-première ministre signe un texte qui dresse le bilan de l'évolution de la société québécoise au cours des deux dernières décennies. Discrète depuis sa défaite électorale de septembre 2014, celle qui a été une actrice privilégiée de la vie politique se prononce – en se défendant pourtant ardemment de jouer les belles-mères –, sur les grands débats qui tiraillent le Québec.

Optimisme et inquiétude
Bien qu'elle reconnaisse que les « conditions gagnantes » ne sont pas au rendez-vous, elle dit ne jamais avoir douté du projet indépendantiste. « Ce n'est pas parce qu'on n'y croit pas maintenant que ce n'est plus nécessaire et que ce n'est plus possible. » Elle tire d'ailleurs à boulets rouges sur le gouvernement Couillard, qui, croit-elle, entrave par ses politiques d'austérité le développement du peuple québécois.

Sur la charte des valeurs, elle persiste et signe
Dossier chaud qui a fait tanguer le bateau péquiste, la charte des valeurs n'en reste pas moins nécessaire, croit-elle. Des débordements racistes ont eu lieu, déplore-t-elle, « mais je ne veux pas qu'on mette ça sur le dos de la charte ».

Pauline Marois insiste sur la nécessité d'établir des règles du jeu claires pour asseoir le « vivre-ensemble » démocratique, dont l'égalité femmes-hommes. Le hijab, pomme de discorde du débat sur la charte, reste pour elle un symbole religieux qui n'a pas sa place dans les institutions publiques.

PKP, le sauveur du Parti québécois?
Sans voir un messie chez celui qui l'a remplacée à la tête du parti, Pauline Marois lui accorde son appui sans hésitation. Questionnée sur les contradictions entre les tendances sociales-démocrates du Parti québécois et les pratiques patronales plutôt draconiennes de l'ex-dirigeant de Québecor, elle reste confiante. « Il savait dans quel parti il arrivait. [...] Ce sont les militants qui l'ont choisi et je pense qu'ils ont fait le bon choix ».

Référence :
L'état du Québec 2016, ouvrage collectif publié par l'Institut du Nouveau Monde (Del Busso, novembre 2015).

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