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Marie-Louise Arsenault
Audio fil du jeudi 21 janvier 2016

Michaël Foessel : que peut la philosophie face à la souffrance

Publié le

Le philosophe français Michaël Foessel, auteur du livre <i>Le temps de la consolation</i>
Le philosophe français Michaël Foessel, auteur du livre Le temps de la consolation   Photo : Éditions du Seuil

« Consoler, c'est essayer de montrer à l'autre qu'il est possible de vivre au-delà du point où ça semble impossible », dit le philosophe français Michaël Foessel, auteur du Temps de la consolation. Dans son plus récent essai, il se penche sur le rôle changeant de la philosophie moderne envers la souffrance. « Ce qui reste à la philosophie n'est pas de consoler, mais de savoir que dans le besoin de consolation, il y a un potentiel, une énergie », ajoute-t-il.

« Il y a une tendance à vouloir que ceux qui sont dans la perte passent très vite à autre chose, affirme Michaël Foessel. Les gens qui se consolent un peu trop vite sont toujours un peu suspects parce qu’ils n’interrogent plus le réel à force de trop s’y coller. »

« La vérité n’est pas nécessairement apaisante, souligne le philosophe. On est inconsolés parce que je crois que la plupart des choses qui nous consolaient, on les a perdues : la certitude [de l’existence] d’un Dieu, la certitude de la vie après la mort, mais aussi la certitude du progrès. Or, le fait d’être inconsolé n’est pas forcément négatif. »

Référence :
Le temps de la consolation, de Michaël Foessel, Éditions du Seuil, novembre 2016

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