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Isabelle Craig
Audio fil du jeudi 29 juin 2017

Laurent Duvernay-Tardif et son agent, des amis qui se complètent

Publié le

Laurent Duvernay-Tardif et Sasha Ghavami
Laurent Duvernay-Tardif et Sasha Ghavami   Photo : Radio-Canada / Antoine Deshaies

Le joueur de football Laurent Duvernay-Tardif et son agent, Sasha Ghavami, se connaissent depuis le cégep. C'est un réel travail de complémentarité et de confiance qui les a amenés à travailler ensemble pour bâtir la carrière professionnelle de Laurent, le joueur canadien le mieux payé de l'histoire du football à l'heure actuelle. C'est le talent de l'athlète jumelé à la passion de l'agent pour ce sport qui a contribué à bâtir ce succès.

Avant d’être partenaires de travail, Laurent et Sasha sont avant tout des amis. Physiquement, ils sont très différents : Laurent est très grand avec ses 6 pieds et 5 pouces (1,98 m), Sasha a un plus petit gabarit, avec ses 5 pieds et 6 pouces (1,70 m). C’est grâce à des amis en commun qu’ils se sont rencontrés alors qu’ils étudiaient au Collège André-Grasset, à Montréal. Ça a cliqué « à cause de notre manière peu orthodoxe d’approcher la vie, raconte Laurent. Sasha m’avait dit, un peu à la blague, que si jamais ça marchait pour moi le football, qu’il aimerait ça être mon agent puisqu’il s’en allait étudier en droit ».

Juste le fait que quelqu’un ait les couilles et la confiance en soi de m’offrir d’être mon agent, d’avoir sa confiance et de pouvoir foncer, peu importe les obstacles qui sont devant, ça m’a vraiment allumé.

Laurent Duvernay-Tardif, à propos de son agent

Un parcours bien tracé
« Vers la fin de ma troisième saison à l’Université McGill, je commençais à avoir de la pression de la part de recruteurs, et tout le monde me demandait qui était mon agent », dit l’athlète, en mentionnant du même coup que personne ne se fait conseiller pour le choix d’un bon agent. « Pour moi, c’est important d’avoir quelqu’un en qui j’ai confiance. Sasha n’avait peut-être pas l’expérience, mais c’était quelqu’un qui fonçait. Il m’a présenté le plan pour que je me rende jusqu’à la NFL et il est allé faire ses cours d’agent pendant que je continuais à m’entraîner. » Deux mois plus tard, les deux amis signaient un contrat pour sceller leur union sur le coin d’une table dans un bar.

Au bout du compte, Sasha y croyait plus que moi

Laurent Duvernay-Tardif

Quand Sasha a vu que Laurent avait les qualités des meilleures recrues de la NFL, il a invité à Montréal des représentants de toutes les équipes pour qu’ils assistent aux tests physiques. « Le tiers des équipes est venu à ce premier Pro Day canadien, organisé par Sasha », raconte Laurent. « C’est une pratique qui se fait dans les universités américaines, mais ça n’arrive jamais au Canada, ajoute Sasha. Laurent était du même talent et du même niveau que les meilleurs joueurs aux États-Unis, c’était un bon espoir. »

L’initiative du jeune agent a porté fruit. Le téléphone s’est mis à sonner et le joueur s’est fait inviter par des équipes qui voulaient le rencontrer.

Laurent Duvernay-Tardif
Laurent Duvernay-Tardif Photo : Associated Press/Dougal Brownlie

À la manière de Cyrano
« J’ai de grosses lacunes en ce qui a trait au football, pour connaître les joueurs historiques et importants. C’est toujours Sasha qui me fournit l’information, avoue Laurent. C’est là qu’il a été utile, parce que je partais souvent le jour même, et je voyageais d’équipe en équipe en amont du repêchage. Il m’envoyait des courriels pour me dire qui étaient les entraîneurs et les joueurs importants de la franchise et pour que je connaisse l’histoire de l’équipe. Je mémorisais ça dans l’avion pour ne pas avoir l’air fou en entrevue devant les directeurs et entraîneurs-chefs. »

Sasha est un passionné de football depuis longtemps, mais il n’aurait pas pu se rendre là sans son poulain. « Je pense qu’il ne se donne pas assez de mérite. Moi, j’étais là pour aider dans certaines choses, mais le gros du travail lui revenait. Mes forces, c’est le côté business du sport : les signatures de contrats, les échanges, et comment les équipes se bâtissent. »

La première grande victoire de l’équipe
C’est en 2014 que le grand jour est arrivé pour Laurent Duvernay-Tardif. « Sasha adore le jour du repêchage. Moi, c’est ce que je déteste parce que c’est stressant. » Ils étaient ensemble quand le téléphone a sonné au sixième tour. C’était l’équipe de Kansas City. « Ce genre d’appel change ta vie. Ce jour-là, on s’est dit qu’on avait réussi quelque chose. »

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