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Isabelle Craig
Audio fil du mercredi 28 juin 2017

Marguerite Quddus, survivante de l’Holocauste

Publié le

Marguerite Elias Quddus
Marguerite Elias Quddus   Photo : Radio-Canada / Marie-Sandrine Auger

Marguerite Quddus est née en 1936, dans une famille juive parisienne, qui n'était pas particulièrement pratiquante. Son père, un commerçant, a été arrêté et emmené dans les camps de concentration. Sa mère a rapidement dû les placer, elle et sa sœur, pour les cacher et les protéger. Elle a appris rapidement ce qu'est l'injustice. Cette survivante vit maintenant au Québec, où elle écrit et donne des conférences.

Des souvenirs d'enfance
« Je collectionne les boîtes à musique et les poupées. Vous savez, on a pris mes poupées quand j’avais 5 ans. » Marguerite Quddus a, en quelque sorte, recréé son coffre à jouets. Elle n’a pu conserver qu’une seule poupée avec qui elle a vécu ces moments troublants, qu’elle surnomme son « compagnon de guerre ». Elle en conserve une photo, à la maison, puisque celle-ci est exposée au Musée de l’Holocauste de Montréal.

« Au début, j’allais à la maternelle, ça marchait très bien. J’ai eu la médaille de mérite, vous savez comme une croix de guerre, avec un beau ruban rouge. Quand je marchais dans la rue, les gens me disaient que j’avais une belle médaille. Un jour, on m’a mis une étoile [de David] jaune, ces gens-là ne me parlaient plus. Quand ils me croisaient dans la rue, ils détournaient la tête. C’était la honte quand on nous a mis l’étoile. On était obligés de la porter à partir de l’âge de 6 ans. Ce jour-là, j’ai compris ce que c’était que la différence. On n’avait plus le droit d’aller au café, au restaurant, d’aller dans les bains municipaux, au cinéma, dans les jardins publics réservés aux enfants. Interdits aux juifs. »

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