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Isabelle Craig
Audio fil du mardi 27 juin 2017

Angus Bell, ministre du cricket à Montréal

Publié le

Angus Bell, un Écossais installé à Montréal, se considère comme le ministre du cricket. On le voit dans le complexe sportif qu'il a aménagé pour la pratique de sports orphelins.
Angus Bell, un Écossais installé à Montréal, se considère comme le ministre du cricket.   Photo : CBC

Angus Bell est un Écossais passionné de cricket. C'est par amour qu'il est venu s'établir à Montréal, après avoir pratiqué son sport un peu partout dans le monde. En constatant le manque d'installations pour ceux qui voulaient y jouer au Québec, il a fait aménager un terrain extérieur à Otterburn Park, aujourd'hui considéré comme l'un des trois plus beaux en Amérique du Nord. Il raconte l'histoire de ce sport et le parcours qui a nourri cette passion.

Angus Bell se considère comme « le ministre du cricket » dans la région de Montréal, avec raison. En plus du Candy Fields (nommé en l’honneur de sa femme) au pied du mont Saint-Hilaire, il a ouvert une salle de 14 000 pieds carrés près du Marché central, où sont pratiqués ce qu’il appelle les sports orphelins, comme le quidditch, le boulingrin, le soccer bulle et le cricket.

Il y a 25 équipes de cricket et 1000 joueurs à Montréal.

Angus Bell

Un sport méconnu au Québec
Il ne faut pas confondre cricket et croquet. « Le cricket, c’est comme la balle molle sur les stéroïdes, explique Angus Bell. Au baseball, il y a un frappeur. Au cricket, il y en a deux. Il y a deux buts au centre du terrain, et vous pouvez frapper la balle n’importe où. Ce sont des matchs de trois ou six heures, et les meilleures équipes du monde jouent même des matchs de quatre ou cinq jours. »

Voyage vers l'est
Plus jeune, quand il a compris qu’il n’était pas assez bon pour jouer professionnellement en Angleterre ou en Écosse, Angus Bell a décidé de voyager pour cultiver sa passion. « J’ai découvert le cricket des pays de l’est, comme l’Ukraine et la Slovaquie. J’ai joué en Croatie à côté des champs de mines, dans un entrepôt d’explosifs en Estonie et dans des stationnements de Biélorussie. J’ai formé la première équipe nationale de Serbie », dit celui qui a joué au cricket dans 43 pays.

Le cricket pour tous
Dans ses installations sur l’île de Montréal et la Rive-Sud, tout le monde est bienvenu. « Il y a beaucoup de débutants et des gens de différentes nationalités qui jouent. Ce sont les Nations unies ici », plaisante l’Écossais, en mentionnant qu’il y a beaucoup de Syriens, de gens de l'Inde et des Caraïbes, de Pakistanais et d’Australiens qui vivent dans les environs.

C’est le deuxième sport le plus populaire dans le monde. Plus d’un milliard de gens suivent le cricket.

Angus Bell

Le cricket dans l’histoire
« Ce n’est pas très connu, mais le cricket a été déclaré premier sport national du Canada par sir John A. Macdonald », mentionne Angus Bell. Celui-ci a même trouvé dans des archives un article qui dit que le parlement de Québec a été construit sur un ancien terrain de cricket.

« C’est un sport qui était pratiqué par les rois et les présidents, poursuit-il. George Washington a joué avec ses soldats sur les champs de bataille. Jefferson aimait le cricket, et Benjamin Franklin a aidé à écrire les règles. Dans les pays comme l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka et l’Australie, alors qu’ils étaient contrôlés par la Grande-Bretagne, le sport était la façon de combattre. Les gens y ont appris le jeu et finalement, ils sont devenus meilleurs que les Anglais. »

Un sport qui n’a pas été transmis
Angus Bell, qui a même écrit un livre sur le cricket, en connaît long sur la place de ce sport dans l'histoire. « C’était joué par les soldats et les riches hommes blancs protestants. Aux États-Unis, la plupart des joueurs étaient des soldats qui sont morts plus tard dans les guerres civiles ou durant l'une des deux guerres mondiales. [Cette passion] n’a pas pu être passée aux communautés immigrantes grecques ou italiennes, donc le sport s’est perdu. »

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