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Francis Reddy
Audio fil du samedi 18 novembre 2017

Philippe Couillard veut faire prendre le virage bio et local au Québec

Publié le

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, répond aux questions des journalistes le 19 septembre 2017 à l’Assemblée nationale à Québec
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, répond aux questions des journalistes le 19 septembre 2017 à l’Assemblée nationale à Québec   Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

À l'occasion du Sommet de l'alimentation – qui se tenait à Québec le 17 novembre –, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation de son gouvernement, Laurent Lessard, ont ouvert la porte à un virage biologique et local pour le monde de l'alimentation au Québec. Ils ont aussi promis d'investir de plus grandes sommes pour contribuer à la réussite de cette nouvelle politique alimentaire.

« Ce que j'ai vu au Danemark, c'est quelque chose qu'on commence à faire ici, mais on peut le faire de façon plus systématique. C'est un projet que j'ai le goût de porter », a dit Philippe Couillard en entrevue avec Francis Reddy. Il faisait alors référence au reportage de l'émission L'épicerie portant sur le virage biologique dans les écoles, les hôpitaux et les résidences pour personnes âgées de Copenhague.

Le premier ministre a ajouté qu'il n'y avait pas que le bio, mais les circuits courts, aussi. « Les gens demandent ça. Moi-même, j'achète local, et je trouve ça délicieux », dit-il.

Évidemment, la question phare est de savoir si un tel virage peut se faire vite. « Je pense qu'on peut se mettre en branle rapidement », soutient M. Couillard, ajoutant que de telles initiatives sont déjà en place dans certaines écoles.

Il faut que tous les ministères se mettent à travailler ensemble et qu'on identifie des mesures concrètes. On ne peut pas tout faire d'un coup.

Philippe Couillard

« J’ai été renversé à quel point le premier ministre et le ministre se sont mouillés. Ils ont dit qu’ils étaient prêts à mettre de l’argent neuf et qu’une politique agroalimentaire biologique serait présentée rapidement », souligne Errol Duchaine, journaliste et ancien animateur de l'émission La semaine verte.

Pour écouter l'entrevue avec Errol Duchaine et Hélène Laurendeau

On parle de trois milliards de dollars supplémentaires, et donc de 20 % de plus pour soutenir l’agroalimentaire, explique Errol Duchaine. « On veut multiplier la surface de terres biologiques cultivées. »

Le gouvernement s’est même montré ouvert à une avancée en matière d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM), sans toutefois aller jusqu’à un étiquetage obligatoire, comme on le voit dans certains pays. Le gaspillage alimentaire a aussi été l’un des sujets abordés pendant le sommet.

M. Lessard avait demandé aussi à toute son équipe du ministère d’être présente. "On va faire ça ensemble", a-t-il dit. Et le premier ministre a ajouté que la nouvelle politique bioalimentaire sera ambitieuse. Ça partait bien la journée.

Hélène Laurendeau

La semaine dernière, Errol Duchaine faisait part de son scepticisme quant aux visées de ce sommet. Il en ressort totalement ébahi et surpris par la volonté du gouvernement québécois.

L'ancien animateur rapporte que la grande distribution a aussi été évoquée lors de ce sommet, tout comme la place de choix que doivent avoir les aliments du Québec dans les supermarchés.

Pour écouter l'entrevue avec Denis Gagné, co-animateur de L'épicerie sur l'émission au Danemark.

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