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Rebecca Makonnen
Audio fil du vendredi 12 janvier 2018

Les petites salles de spectacle en danger

Publié le

La devanture de la salle de spectacle montréalaise le Divan orange
Le Divan orange   Photo : Instagram/Divan orange

À Québec, Montréal, Saguenay, Toronto et Berlin, de petites salles de spectacles indépendantes ferment leurs portes à cause d'un contexte hostile et financièrement difficile. Rebecca Makonnen a récolté les témoignages de différents acteurs du milieu pour comprendre pourquoi les incubateurs de musique émergente de chez nous peinent à vivre plus de 10 ou 15 ans.

Pour Michaël Bardier, fondateur de l’agence Heavy Trip qui gère les tournées de nombreux artistes, la situation précaire des petites salles est inquiétante. Elle l’oblige à se tourner vers le reste du Canada et aux États-Unis, ou le contexte est vraiment différent.

C’est un travail de passion. Il n’y a aucune promesse dans ce business-là. C’est porté à bout de bras par de petites équipes. Il y a souvent des impératifs financiers qui finissent par rendre ça impossible.

Julien Senez-Gagnon, porte-parole de la coopérative Le Divan Orange

« Malgré toutes les retombées positives du Festival de musique émergente (FME) de Rouyn-Noranda […] Ça a un effet négatif sur notre année, explique Danielle Gosselin, responsable de la production des spectacles et des activités au Cabaret de la dernière chance à Rouyn-Noranda. Les agences de spectacle gardent leurs artistes stand-by pour le FME et ça restreint la quantité de ceux qui veulent venir chez nous. Ça donne l’impression que le milieu musical va bien, mais hors festival il y a moins d’intérêt. »

Ces salles contribuent à l’essor d’un paquet de projets. Ce n’est pas au Grand Théâtre que les bands locaux se font connaitre. Ça, c’est la consécration. Les artistes émergents ont besoin d’avoir des espaces pour se développer. 

Catherine Genest, journaliste du Voir à Québec

Les gens ne réalisent pas à quel point c’est du travail […] Quand la salle est pleine, tant mieux. Quand elle n’est pas pleine, ça vient manger le profit de 7 shows qui ont bien fonctionné.

Isaac Tremblay, cofondateur et directeur au développement des affaires de la micro-brasserie Le Trou du Diable, qui est aussi une salle de spectacle

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