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Rebecca Makonnen
Audio fil du lundi 12 juin 2017

Humour noir : quand le public trace la limite du bon goût

Publié le

L'humoriste Kathy Griffin a présenté ses excuses pour un montage photo où l'on voit la tête coupée de Donald Trump.
L'humoriste Kathy Griffin a présenté ses excuses pour un montage photo où l'on voit la tête coupée de Donald Trump.   Photo : Tyler Shields

La ligne entre la satire et la haine est parfois bien mince, et l'humoriste Kathy Griffin, qui a perdu son emploi après avoir publié une photo d'elle brandissant la fausse tête d'un président Trump décapité, l'a appris à ses dépens. Julie Dufort, doctorante en science politique et enseignante à l'École nationale de l'humour, rappelle que ce genre d'humour, aussi violent soit-il, a toujours existé. « La transgression fait partie des codes de l'humour », dit-elle.

Néanmoins, la très mauvaise réaction du public, et de Donald Trump, à l'égard de cette blague montre que le malaise suscité par les killing jokes (les blagues de meurtres) est plus présent que l'effet comique désiré. Selon Julie Dufort, ce genre de coup démontre un climat politique tendu et divisé aux États-Unis, plutôt qu'un retour de la popularité de l'humour cruel. Elle croit cependant que le milieu de l'humour doit se positionner et doit parfois remettre en question son rôle dans la société. « Il ne vaut pas toujours mieux rire que pleurer, l'humour a ses parts d'ombre aussi. »

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