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Karyne Lefebvre
Audio fil du jeudi 27 juillet 2017

Parlez-vous l’émoticône?

Publié le

Les nouveaux emojis qui ont été dévoilés aujourd'hui par Unicode
De nouveaux emojis dévoilés par Unicode   Photo : Radio-Canada

Est-ce que ces symboles qui ponctuent les conversations numériques de millions de gens chaque jour forment une nouvelle langue? Selon le sémiologue et chercheur en littérature numérique Gabriel Tremblay-Gaudette, ainsi que l'auteure et linguiste Anne-Marie Beaudoin-Bégin, il n'en est rien. Ils discutent de ce phénomène avec Karyne Lefebvre.

Contrairement à ce qu’on peut penser, l’usage d’émoticônes pour communiquer ne date pas d’hier. Gabriel Tremblay-Gaudette nous le rappelle : « C’est indissociable de l’apparition de la typographie. Ça a vraiment explosé à partir du moment où les utilisateurs ont eu accès aux moyens de production de l’écriture. » Les systèmes de messagerie instantanée en ont démocratisé l’usage.

On peut avoir tendance à penser que cette façon de communiquer est une nouvelle forme de langage, croyance que les deux experts nuancent.

Une langue, c’est très complexe. C’est un système qui évolue, qui a un rapport d’identité. […] Les émoticônes, ce n’est pas une langue. […] Le code écrit, ce n’est pas une langue. […] C’est pour garder physiquement nos idées.

Anne-Marie Beaudoin-Bégin

Ces symboles permettent d’atténuer le message et de véhiculer les émotions. « C’est un complément, explique le sémiologue. Quand on utilise une émoticône à la fin d’une communication écrite, ça vient donner une tonalité, ça vient préciser une intention, ça peut dissiper des ambiguïtés. »

Chercher le sens

Comme la communication non verbale prend de plus en plus de place et que le nombre de téléphones intelligents augmente, les invités de Karyne Lefebvre croient que cette tendance est là pour de bon et façonnera encore davantage les conversations. « Ce qui est intéressant de [cette forme de] communication écrite […], c’est que c’est l’utilisateur qui en détermine le sens […], c’est l’usage qui est roi », affirme la linguiste.

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