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Karyne Lefebvre
Audio fil du jeudi 10 août 2017

L’industrie de masse du jeu vidéo est nuisible à son potentiel artistique

Publié le

L'artiste visuel Éric Lamontagne, et le chroniqueur et auteur Jean-Philippe Baril-Guérard
L'artiste visuel Éric Lamontagne, et le chroniqueur et auteur Jean-Philippe Baril-Guérard   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Selon l'auteur et chroniqueur Jean-Philippe Baril Guérard, il ne fait plus de doute que le jeu vidéo est devenu un art. Pourtant, tous les créateurs du secteur ne sont pas d'accord avec lui. Selon Éric Lamontagne, artiste visuel, le regard d'auteur est souvent absent des jeux vidéo, particulièrement quand ils sont conçus pour le plus grand public.

Quand la réalité virtuelle mise sur l’angoisse du joueur
La sortie du jeu Transference, produit par le studio Ubisoft, est prévue pour le printemps 2018. Ce jeu en réalité virtuelle, qui se joue donc avec un casque, met en scène un monde où la conscience humaine peut être transférée sur un ordinateur. Or, la conscience incarnée par le joueur est celle d’un homme qui souffre d’un syndrome de stress post-traumatique. Jean-Philippe Baril-Guérard y a joué, et a été terrifié : « C’est un très bon film d’horreur. » Il a trouvé ce jeu beaucoup plus stressant en raison du casque de réalité virtuelle fixé sur sa tête.


De son côté, Éric Lamontagne a essayé le jeu Tree. Un autre jeu de réalité virtuelle présenté au centre Phi à Montréal et qui plonge le joueur dans une ambiance champêtre. Dans le casque de réalité virtuelle, les bras du joueur deviennent des branches, et il se transforme en arbre : « J’ai trouvé ça assez merveilleux », s’enthousiasme Éric Lamontagne.

Quand la technologie est un poids pour l’évasion
Cependant, pour Éric Lamontagne, il serait illusoire de penser que chaque innovation technologique nous rapproche du réel. Au contraire, selon lui, certaines créations sont trop empêtrées dans la technologie pour permettre au joueur de vivre une expérience vraiment artistique.

D'après lui, pour qu’ils deviennent des œuvres d’art, les jeux doivent venir du regard d’un auteur, ce qui n'est pas souvent le cas. Il note cependant que certains jeux vidéo indépendants, qui proposent une intrigue sans but réel, peuvent être considérés comme de l’art.

Selon Jean-Philppe Baril Guérard et Éric Lamontagne, les jeux vidéo produits pour une industrie de masse limitent la variété des expériences proposées aux joueurs.

Références :
Le site d'Éric Lamontagne 
L’œuvre Transférence d'Ubisoft
L'exposition Mondes oniriques au Centre Phi

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