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Karyne Lefebvre
Audio fil du lundi 26 juin 2017

La recette du succès du Festival international de jazz de Montréal

Publié le

Les festivaliers et festivalières au FIJM 2016,
Par soir d'été sur la Place des festivals (Montréal)   Photo : Festival international de jazz de Montréal

Le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) célèbre cette année son 38e anniversaire. C'est le plus gros festival du genre au monde grâce à ses visiteurs, dont le nombre a déjà atteint tout près de 2 millions d'entrées en 2004. Qu'est-ce qui explique que la fête de la note bleue obtienne autant de succès année après année? Olivier Robillard-Laveaux a analysé sa recette pour en décortiquer les principaux ingrédients.

La pâte : Montréal
« C'est une ville décontracte, chaleureuse et ouverte. Les Montréalais sont prêts à faire la fête comme s'il n'y avait pas de lendemain lors des gros concerts extérieurs festifs. Ils sont aussi curieux et attentifs lors de concerts jazz plus expérimentaux. »

Olivier Robillard-Laveaux croit aussi que Montréal est une des rares grandes métropoles à avoir, dans son centre-ville, autant de terrains vides, de parcs ou d'espaces pouvant accueillir plusieurs scènes extérieures.

Sa situation géographique, près de Boston, Toronto ou New York, et le chevauchement du festival avec les dates des fêtes nationales canadienne et américaine sont autant de bonnes raisons qui font qu'elle attire son lot de touristes.

N’oublions pas non plus que la ville a été une plaque tournante du jazz et a donné naissance à de grands noms comme les pianistes Oscar Peterson et Oliver Jones.

La viande : les artistes
Le succès dépend des artistes qui montent sur scène et de la programmation touffue. Montréal a vu les débuts de Diana Krall. Olivier Robillard-Laveaux rappelle aussi que, lors de sa première édition en 1980, « c'était une époque où plusieurs légendes du jazz étaient encore actives. Miles Davis est venu jouer au FIJM, ainsi qu’Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, Ray Charles, BB King, James Brown et Dave Brubeck, qui est venu jouer Take Five plus d'une fois ».

Les légumes : la gratuité
Le volet gratuit du festival y est pour quelque chose. « Le FIJM organise chaque année de grands événements extérieurs gratuits, avec des concerts qui auraient très bien pu se donner en salle pour maximiser les profits. Un paquet de personnes peuvent se vanter d'avoir vu Stevie Wonder, Brian Setzer, Johnny Clegg ou Youssou N'Dour parce qu'elles traînaient sur le site extérieur du festival. »

Les épices : la géométrie variable du jazz
« C'est l'élasticité du genre jazz. Je ne suis pas le premier à le dire, le festival ratisse large. Avec le temps, on s'est habitué à voir sur l'affiche des artistes folk, rap, électro et même rock. Ça crée ce petit goût qui permet à tout le monde d’y trouver son compte. »

Le Festival international de jazz de Montréal a lieu du 28 juin au 8 juillet 2017. Consultez sa programmation.

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