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Michel C. Auger
Audio fil du mercredi 7 février 2018

Mort de Pierre Coriolan : le travail policier mis en doute

Publié le

Des policiers du SPVM dans un couloir lors d'une opération visant à maîtriser Pierre Coriolan
Une image extraite d'une vidéo amateur lors d'une opération policière visant à maîtriser Pierre Coriolan   Photo : Radio-Canada / CBC

« Il semble y avoir eu un usage assez important de la force, c'est le moins qu'on puisse dire, dans une situation qui ne l'appelait pas nécessairement », commente le chercheur au Centre international de criminologie comparée Marc Alain à propos de l'intervention policière au cours de laquelle Pierre Coriolan est mort en juin dernier, à Montréal.

« [Malgré les] règles assez bien établies dans ce genre de situation, il y a eu une escalade [de violence]. Normalement, les protocoles disent qu’il faut calmer le jeu, quitte à laisser l’individu s’épuiser de lui-même. Ça aurait été juste une question de patience à la limite », ajoute Marc Alain, également professeur au Département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Pierre Coriolan vivait dans une résidence où habitent des gens jugés à haut risque d’itinérance, où il y a des problèmes de toxicomanie. Le chercheur se demande donc si un problème de communication n’est pas à l’origine de l’absence de policiers formés spécialement en santé mentale sur place. « Comment se fait-il que les répartiteurs aient envoyé des gens qui auraient dû savoir d’avance le genre de situation dans laquelle ils s’embarquaient? Est-ce qu’un superviseur du corps de patrouille n’a pas pris la bonne décision ou n’a pas pu envoyer des policiers plus ferrés dans ce genre de situation? »

Une formation requise sur l’intervention de crise

Depuis la mort d’Alain Magloire, un itinérant abattu par le SPVM en 2014, 260 policiers montréalais ont reçu la formation Réponse en intervention de crise. Le coroner Luc Malouin estimait primordial qu’un agent ayant reçu cette formation soit présent dans chaque voiture de patrouille, une attente peut-être trop élevée, juge Marc Alain. « C’est un casse-tête constant pour les organisations policières que de savoir quel policier envoyer à quelle formation. […] Ce n’est pas toujours facile de savoir à quelle priorité de formation on doit répondre. »

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