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Michel C. Auger
Audio fil du lundi 11 décembre 2017

Le bitcoin pour les nuls

Publié le

Une pièce de monnaie représentant un bitcoin
Une pièce de monnaie représentant un bitcoin entourée de circuits informatiques   Photo : Reuters / Dado Ruvic

« Il y a quelques centaines d'années, les gens autour de l'océan Indien s'échangeaient des coquillages pour recevoir des biens et services. C'est le même principe pour le bitcoin. Même si ce n'est basé sur rien de tangible, si les gens croient que c'est de l'argent, alors ça devient de la monnaie », résume Harold Boeck, professeur à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal.

Le bitcoin, tout comme 2550 autres cryptomonnaies créées à ce jour, est une devise internationale inventée par des individus. Elle n’est pas soutenue par les gouvernements et n’a pas cours légal. « N’importe qui peut en créer, mais l’important, c’est de bâtir une confiance. Le défi, c’est de convaincre les gens de l’utiliser », explique le spécialiste en marketing.

Son usage a beaucoup évolué depuis sa création, il y a sept ans. Au départ, il était vu comme une façon de faire des transactions à l'abri des gouvernements et des contrôles financiers. « Depuis, il a été victime de son propre succès, et plusieurs organismes ont cessé d’accepter des paiements en bitcoins compte tenu de sa volatilité extrême. Aujourd’hui, les gens l’achètent pour faire de la spéculation », affirme M. Boeck.

D’ailleurs, le bitcoin a fait une entrée remarquée en bourse dimanche. Il a été rendu disponible sur le Chicago Board Options Exchange sous la forme d’un produit dérivé, soit des contrats à terme. « Les gens tentent de prédire le cours d’une valeur très difficile à prédire, basé sur la croyance que quelqu’un d’autre va le racheter à une valeur supérieure », souligne le professeur. Cette façon de faire irrite de nombreux experts. « Il y a des Prix Nobel et des présidents de grandes institutions financières qui disent que ça devrait être illégal, que c’est de la fraude, fait valoir M. Boeck. Mais il reste un noyau dur de gens qui croient que ça va devenir la devise internationale. »

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