Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Michel C. Auger
Audio fil du vendredi 17 novembre 2017

Mort de Toto Riina : la fin d’une époque

Publié le

Toto Riina, le chef suprême de la Cosa Nostra
L'ancien chef suprême de la Cosa Nostra, Toto Riina, est mort vendredi (le 17 novembre 2017)   Photo : Associated Press / Giulio Broglio

« Il est surtout celui qui a unifié les familles pendant une dizaine d'années. Il était le chef des chefs, une exception dans l'histoire de la mafia sicilienne. » Fabrice Rizzoli, auteur de La mafia de A à Z, décrit le rôle de Toto Riina, ancien parrain de la Cosa Nostra, mort d'un cancer à 87 ans.

Celui que l’on surnommait « la bête » a commandité plus de 150 homicides, ordonné l’assassinat de juges antimafia et coordonné les attentats de 1993 à Rome, à Milan et à Florence. « Il était connu pour une pratique de la violence extrêmement importante, surtout envers des personnalités telles que les magistrats, les policiers, les femmes et les enfants », explique M. Rizzoli.

Grâce à des outils juridiques uniques au monde, l’Italie a pu s’assurer que ce type de pratiques n’auraient plus lieu. L’expert de la mafia estime que les autres pays devraient s’en inspirer. « Les biens confisqués sont donnés à la société civile. La maison de Toto Riina à Corleone est aujourd’hui un endroit où l’on apprend l’agriculture, où l’on apprend un métier. Imaginez que le club-house des Hell’s Angels devienne un centre culturel, imaginez que les restaurants des Rizzuto deviennent des endroits où l'on apprend un métier. Ça, ce serait la révolution. »

Chargement en cours