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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 12 janvier 2018

Ressusciter le cours classique pour apprendre à mieux penser

Publié le

Maxime Allard, Sonia Baudelot et Guillaume Lavoie au micro de Catherine Perrin
Maxime Allard, Sonia Baudelot et Guillaume Lavoie   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Rhétorique, philosophie politique, analyse de discours... Le Collège Néo-classique offre des ateliers d'un jour qui permettent aux aspirants politiciens, ou simplement aux nostalgiques du cours classique, de recevoir une formation telle qu'on l'offrait aux étudiants québécois jusqu'au milieu des années 1960. Guillaume Lavoie et Maxime Allard, cofondateurs, et Sonia Beaudelot, chef du parti Avenir Laval et ex-étudiante du Collège Néo-classique, expliquent à Catherine Perrin en quoi la formation de l'établissement prépare aussi à la vie dans le monde des affaires ou des médias.

« Notre clientèle de base, c’est des gens qui sont intéressés, curieux et qui, en grandissant dans leur vie professionnelle, leur vie personnelle, leurs aspirations, réalisent qu’il leur manque un peu de perspective, de profondeur, de capacité d’analyse, décrit Guillaume Lavoie. Il n’y a pas de nouvelles questions. Ce sont des vieilles questions qui nous viennent sous de nouvelles formes. Prenez la question de la charte [des valeurs québécoises]; la bataille [pour] essayer de faire vivre ensemble des minorités et une majorité, c’est vieux comme le monde. C’est la pax romana, c’est Charlemagne. Être capable de savoir, si on gratte, ce qu’il y a au fond de ces arguments, ça aide à ne pas se faire prendre par de fausses bonnes idées. »

L’héritage perdu de la pensée d’antan
« Ce qui [nous] intéresse, c’est ce qu’on peut gagner à aller relire les vieux Grecs, les vieux Latins, les gens du 17e siècle, même du 19e siècle ou du début du [20e] siècle. On a fait un « Néo », il y a quelques années, sur le manifeste du Rassemblement pour l’indépendance nationale [RIN]. Je trouve que c’est un texte très intéressant, très bien construit, mais beaucoup de gens […] ont une vision extrêmement courte de ce que sont les nationalismes québécois. Il s’agit moins de donner des connaissances ou de belles formules ou même du style. »

La rhétorique, au point de départ, est une arme politique.

Maxime Allard

« Ce qui est en jeu, derrière ça, c’est comment on parle en démocratie, comment on parle pour persuader, comment est-ce qu’on peut réfléchir et apporter des arguments sans être simplement populiste – pour employer un mot à la mode –, en jouant sur les passions des gens », ajoute le dominicain, qui enseigne également au Collège Néo-classique.

Mieux parler, mieux comprendre
Sonia Baudelot a suivi des ateliers de l’établissement, inauguré en 2010 : « J’avais beaucoup à apprendre sur comment parler, comment comprendre ce qu’on me disait, aussi. Parce qu’on n’apprend pas la politique du jour au lendemain, on n’apprend pas comment parler du jour au lendemain. Ça prend de la pratique. »

Elle se souvient de sa formation : « On a relu du Shakespeare – je me rappelle avoir trouvé ça drôle – du Molière… On a regardé des vidéos de René Lévesque – c’était la première fois que je l’écoutais, en plus. Je n’avais pas vu ça à l’école. J’ai une ado qui ne fait pas ça à l’école, non plus. Donc, c’est du perdu qu’on va pouvoir retrouver, maintenant. »

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