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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 8 novembre 2017

Les risques de la sexualité sous l’effet de la drogue

Publié le

Daniel Jonathan Laroche et Mathieu Papillon au micro de Catherine Perrin
Daniel Jonathan Laroche et Mathieu Papillon   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Ecstasy, GHB, speed, cocaïne, Viagra, méthamphétamine en cristaux (crystal meth)... Certaines personnes préfèrent avoir des relations sexuelles sous l'effet d'une ou de plusieurs de ces drogues. Mathieu Papillon, journaliste s'étant penché sur cette question, Daniel Jonathan Laroche, ancien adepte du chemsex, et Marie-Ève Morin, médecin spécialisée en toxicomanie, parlent à Catherine Perrin de la difficulté de retrouver une sexualité sobre.

« J’ai tout perdu avant d’arriver à mon plus bas fond, avant de comprendre qu’il était temps de prendre du recul et de changer, raconte Daniel Jonathan Laroche. Ça coûte cher, ça fait en sorte qu’on ne dort pas pendant trois jours, parce qu’on a fait le party… Après, on n’est pas en état d’aller travailler. […] Ou alors on ne veut plus travailler, parce que les jours [suivant la consommation de drogues], on est vraiment déprimé. Pour remédier à cela, on consomme. On embarque dans un cercle vicieux. C’est là qu’on perd tous ses moyens. »

Dopamine, mon amour
Marie-Ève Morin précise que ce phénomène n’a rien de nouveau, mais a constaté que l’arrivée en force de la méthamphétamine en cristaux, vers 2007, a provoqué une vague d’hépatite C transmise par voies sexuelles. « Le sexe et la drogue sont deux activités qui font augmenter la dopamine dans le cerveau, souligne-t-elle. Et la dopamine, tout le monde aime ça. On en secrète lorsqu’on a du plaisir, lorsqu’on mange du chocolat, lorsqu’on fait du sport, lorsqu’on rigole ou lorsqu’on a un orgasme. Imaginez si vous pouviez ajouter un ingrédient pouvant doubler, tripler ou quadrupler votre orgasme. »

Trouble en double
Mathieu Papillon affirme que l’essor des applications de rencontre auprès des 18-34 ans a rendu plus fréquentes les relations sexuelles sous l’effet de la drogue. « C’est une dépendance double : vous devenez dépendant à ces drogues, qui sont très puissantes […] et vous devenez dépendant à ce type de sexualité, explique-t-il. Quand vous éliminez la drogue, parce que vous voulez redevenir sobre, ça peut devenir à la fois plate et un peu gênant. »

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