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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 3 octobre 2017

Allocation aux anciens premiers ministres : pour un meilleur contrôle

Publié le

André Lacroix et Marc Laurendeau au micro de Catherine Perrin
André Lacroix et Marc Laurendeau   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Le budget accordé aux anciens premiers ministres du Québec pour réaliser leurs projets personnels après leur mandat est justifié, mais les règles d'allocation de ces montants gagneraient à être clarifiées. C'est l'avis du journaliste Marc Laurendeau et du professeur en éthique André Lacroix. Ils expliquent à Catherine Perrin comment un cadre plus clair bénéficierait également aux anciens chefs de gouvernement.

Prévue pour permettre aux anciens premiers ministres d’accorder des entrevues et d’ouvrir leurs archives avec les historiens, l’allocation a été systématisée après le règne de Jacques Parizeau.

Distinguer les fonctions
« Il y a une fonction de représentation, en tant qu’ancien premier ministre, qui doit être assumée par la suite, souligne André Lacroix. Il faut distinguer les fonctions. Quand on quitte la fonction de premier ministre, on réintègre la vie privée avec ses obligations et quand on accorde des entrevues comme ancien premier ministre, c’est dans un décorum, c’est dans un endroit bien précis. C’est [l’utilité] du bureau en question. […] Quand on consulte [Jean Charest] en tant qu’ancien premier ministre, ce n’est pas au même titre que comme avocat, en principe. Il faut que ce soit dans un lieu neutre et bien distinct. »

Ce sont des gens qui ont conservé d’importants contrats gouvernementaux. Ils ne sont pas démunis.

Marc Laurendeau

Le malaise de la négociation
« Là où ça devient plus dérangeant, dans mon esprit, c’est que c’est négocié de gré à gré depuis quelques années. C’est la chef de cabinet de Pauline Marois, Nicole Stafford, qui a négocié son allocation, et dans le cas de Jean Charest, quand lui est parti, c’est [son chef de cabinet], à l’époque Dan Gagnier, qui a négocié. On dirait qu’il y a une jurisprudence, mais elle est très large. […] Est-ce que c’est escalatoire? Ce sont des fonds publics, mais des fonds publics qui ont été, ces dernières années, coupés dans les hôpitaux, dans le système scolaire… On ne peut pas vivre un train de vie de grand seigneur. »

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