Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 6 septembre 2017

Ces gens qui amènent les tournages étrangers au Québec

Publié le

Pierre Blondin, Lise Grégoire et Michèle St-Arnaud au micro de Catherine Perrin
Pierre Blondin, Lise Grégoire et Michèle St-Arnaud   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Ils parcourent des milliers de kilomètres afin de trouver les endroits idéaux pour donner vie à des films d'ici et d'ailleurs, des Bons débarras à Arrival. C'est grâce à eux, notamment, si le mont Royal deviendra Central Park dans le prochain film des X-Men. Deux directrices de lieux de tournage, Lise Grégoire et Michèle St-Arnaud, et Pierre Blondin, régisseur d'extérieurs, parlent à Catherine Perrin de l'importance de la diplomatie dans leur travail.

« On reçoit un scénario ou on reçoit un livre, que l’on lit. On le dépouille, on prend note des lieux, des décors nommés, on fait une proposition de ce qui semble être possible de tourner en location, versus ce qui devra être fait en studio, explique Pierre Blondin. Une fois que c’est fait, on bâtit une base de données que l’on présente au concepteur de décors et au réalisateur, et de là, ces gens choisissent ce qu’ils veulent visiter. Dans le cas d’une production étrangère, le producteur et le réalisateur font la même chose avec […] Toronto, New York ou une autre ville, et c’est là que la concurrence se met en place. Tes propositions, sur le plan visuel, sont-elles acceptables et intéressantes? Si ça va, on va venir visiter. »

C’était un défi, dans les années 1990, de trouver une route de terre dans le rayon de Montréal, sans fils électriques, pour reconstituer un petit village.

Michèle St-Arnaud

Il considère comme un problème que des municipalités se dotent de règlements pour limiter les tournages. « Je réponds : il n’y a pas de problème. Si vous ne voulez pas qu’on tourne, on va vous présenter L’île de Gilligan pour le restant de vos jours et Kiri le clown pour des enfants. On doit se battre. […] Il y a des fois où on a l’impression d’être traités comme si on vendait de la dope. »

Merci aux effets spéciaux
« Le métier a beaucoup évolué à cause des effets spéciaux, souligne Michèle St-Arnaud. Alors qu’avant, il fallait trouver des choses d’époque – je pense aux Jumelles Dionne [le film de 1994 réalisé par Christian Duguay], où il fallait une route de terre à la campagne sans poteaux électriques ni fils –, aujourd’hui, ce n’est plus un problème parce que ça s’efface. »

L’aventure
« On [travaille] beaucoup avec le réalisateur, le directeur photo et le directeur artistique, indique Lise Grégoire. On est vraiment une équipe au départ. On a le scénario, notre banque de photos et [il s’agit de découvrir] où l’imaginaire nous amène. C’est l’aventure! Parce qu’au départ, on ne sait pas toujours où on va se retrouver. »

Chargement en cours