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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 24 mai 2017

Les jeux vidéo, entre outil de socialisation et source de dépendance

Publié le

Sophie Thériault, Brigitte Fafard et Stéphane Benoît au micro de Catherine Perrin
Sophie Thériault, Brigitte Fafard et Stéphane Benoît   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

S'ils aident à développer des aptitudes de travail en équipe, les jeux vidéo peuvent aussi renforcer l'introversion, faire oublier les responsabilités et empêcher de découvrir d'autres activités. Brigitte Fafard, Stéphane Benoît et Sophie Thériault sont parents d'adolescents mordus de jeux vidéo. Mme Thériault est aussi étudiante en communication, jeu vidéo et ludification. Ils débattent des effets positifs et négatifs de ces divertissements virtuels au micro de Catherine Perrin.

Depuis quelques mois, le fils de 14 ans de Brigitte Fafard et Stéphane Benoît démontre des signes de dépendance qui les inquiètent. Brigitte Fafard a d’ailleurs signé une lettre ouverte à ce sujet dans La Presse. « On a découvert que ça prenait beaucoup, beaucoup d’espace dans sa vie au détriment de notre vie de famille. Il s’exclut davantage, mais aussi, il perd de l’intérêt pour tout ce qu’il aimait », déplore-t-elle.

Elle dit aussi : « On n’est pas contre les jeux vidéo. On est pour l’équilibre. Concernant mon fils, je les trouve néfastes parce qu’il n’y a que ça. L’hormone du plaisir, il ne la retrouve pas physiquement en faisant travailler son cœur, en faisant travailler son corps, alors qu’avant, oui. »

Quelque chose ne va pas
Stéphane Benoît se décrit lui-même comme un ancien mordu de jeux vidéo, mais il trouve que la dépendance de son fils dépasse ce qu’il peut accepter. « Pour moi, il y a quelque chose qui ne va pas, affirme-t-il. Il est mobilisé autour de ça. Pour nous, il s’agit de trouver comment on peut le réintéresser à vivre autre chose que ça. […] On ne l’oriente pas dans une autre direction, mais on exige de lui qu’il ait d’autres passions. »

Outil d’apprentissage
Selon Sophie Thériault, Brigitte et Stéphane ont raison de s’inquiéter, mais elle rappelle qu’à l’âge des découvertes, toute passion pourrait être source de dépendance. « Ça pourrait être l’entraînement, souligne-t-elle. Aujourd’hui, on apprend à travailler en équipe avec des gens qui sont sur d’autres continents, je pense que les jeux vidéo peuvent participer à [l’apprentissage de] cette collaboration. »

« C’est aussi une forme de sport, note-t-elle. Il y a des processus cognitifs qui se font, il y a une socialisation qui se fait par le jeu. Cette socialisation est réelle. Il y a de vraies amitiés qui se forment. Il y a probablement une valorisation que [le fils de Brigitte et Stéphane] va chercher dans la performance, dans la socialisation. Il s’améliore probablement dans le jeu. Oui, ça peut rendre accro, mais c’est un intérêt marqué. Il y a des gens qui en font carrière. Il retire quelque chose de cela, peut-être pas immédiatement, mais c’est transférable à d’autres aspects de la vie. »

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