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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 17 mai 2017

Changements climatiques : Trudeau doit passer de la parole aux actes

Publié le

Normand Mousseau, Laure Waridel et Étienne Leblanc au micro de Catherine Perrin
Normand Mousseau, Laure Waridel et Étienne Leblanc   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Malgré son soutien à l'industrie pétrolière, le premier ministre canadien demeure crédible sur la question des changements climatiques. Il doit toutefois poser des gestes concrets dès maintenant afin d'atteindre les cibles de l'Accord de Paris. C'est l'avis de la sociologue et militante Laure Waridel, du journaliste Étienne Leblanc, du physicien Normand Mousseau et de l'étudiant Eddy Pérez. Au micro de Catherine Perrin, ils rappellent que Justin Trudeau a approuvé des projets de transport en commun et redoré l'image du Canada sur la scène internationale, mais ils dénoncent l'absence de mesures pour diminuer notre dépendance au pétrole.

« On sent quand même que des choses ont changé dans la perception internationale, et la perception internationale, ce n’est pas rien, souligne Étienne Leblanc. Ça envoie un message aux autres qu’un pays qui était assez inactif au cours des 10 dernières années est revenu sur la scène internationale. La dynamique de l’action, sur la question des changements climatiques, ça opère beaucoup comme ça : on regarde le voisin faire et on se dit que si lui il fait ça, moi aussi, je suis capable de le faire. »

« Au cours des 12 dernières années, le Canada n’était nulle part dans les conférences climatiques. Depuis deux ans, il devient un allié lorsqu’on parle d’adaptation climatique, de mesures d’atténuation, indique Eddy Pérez. Le Canada s’est mis au même niveau que plusieurs autres pays afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En même temps, on est dans un contexte politique qui évolue très rapidement. […] Le Canada pourrait devenir, avec la Chine et d’autres pays, parmi les leaders qui décident d’avancer avec l’Accord de Paris. »

Le long chemin à parcourir
« On cible beaucoup trop la production de pétrole, fait remarquer Normand Mousseau. L’inaction est largement dans le restant : on n’a rien mis en place pour réduire notre consommation. La production de pétrole, qu’elle soit ici ou ailleurs, va se poursuivre à moins qu’il y ait une transformation de la consommation. De ce côté, on ne voit rien encore se produire. On a des objectifs. Il y a quand même eu des avancées, un cadre pancanadien a été signé […], mais en gros, il n’y a absolument rien dedans qui nous présente une vraie stratégie. »

Des effets déjà perceptibles
« Globalement, on sait que l’économie doit se transformer parce qu’on sait qu’elle est extrêmement dépendante du pétrole à tous les niveaux, déclare Laure Waridel. Il faut aller vers d’autres formes d’énergie, mais il faut surtout aller vers une réduction très importante de la consommation, ce qu’on oublie de mentionner suffisamment. […] Il faut faire en sorte que ce ne soit pas les plus pauvres qui subissent les conséquences de ces changements. En ce moment, ce sont très clairement les gens des pays les plus pauvres et le plus désavantagés de nos sociétés riches qui sont les plus affectés [par les changements climatiques]. Il y a déjà des millions de réfugiés climatiques quand on regarde les données. Mais parce qu’ils sont surtout en Asie et en Afrique, on ne fait pas les liens, on en parle relativement peu. »

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