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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 23 janvier 2018

Pierre Karl Péladeau ne ferme pas la porte à un retour en politique

Publié le

Pierre Karl Péladeau au micro de Catherine Perrin
Pierre Karl Péladeau   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Ma fille m'a dit la semaine dernière : "Il faut que tu te présentes! Il faut que tu y ailles!" Elle a 9 ans. Je ne sais pas si je vais suivre ses conseils. » Comme il l'a démontré sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, le président de Québecor est très préoccupé par la gestion libérale du dossier Bombardier, par la taxation des sites de diffusion culturelle et par la chute du Parti québécois dans les sondages. Au micro de Catherine Perrin, il oscille entre adhérer à la direction empruntée par Jean-François Lisée et faire un retour dans l'arène politique.

« Les choses ont bien évolué depuis mon départ, répond Pierre Karl Péladeau lorsqu’interrogé sur un possible retour en politique. J’ai une garde partagée sanctionnée par le tribunal. […] Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve. »

Glissant au passage s’être senti « très bien » durant sa brève carrière politique, il dit néanmoins se ranger derrière Jean-François Lisée : « J’ai toujours été attentif à la collégialité. […] Je suis encore membre du Parti québécois; en aucune façon, je ne vais quitter ce parti. C’est le parti de la grande idée de la souveraineté, c’est le parti de notre identité nationale. »

Nécessaire conciliation travail-famille
Soucieux d’être plus près de ses enfants que son père, Pierre Péladeau, ne l’a été de lui, il soutient tout de même ne pas en vouloir à ce dernier : « C’était une autre époque. Le concept de conciliation travail-famille, ça ne traversait même pas l’esprit de qui que ce soit. Mon père devait s’affirmer. Je sais que je ne l’ai pas vu, mon père. Je l’ai vu très peu. Ces gens-là vivaient à 250 000 kilomètres à l’heure. Ils fumaient des cigarettes, prenaient un coup et bien d’autres choses. Aujourd’hui, les choses ont bien évolué. Les enfants ont pris une place beaucoup plus importante. Mes enfants, j’ai toujours été avec eux. Je les ai accompagnés à l’école. […] Devoir faire un choix entre les deux […], j’ai pris cette décision qui m’apparaissait unique. On ne peut pas faire le choix entre son activité professionnelle [ou] politique et ses enfants. »

Pas un Trump québécois
Il réfute toute comparaison avec Donald Trump, de qui il dit n’être pas adepte : « C’est un peu n’importe quoi. Je ne partage pas ses opinions, je ne partage pas sa façon de gouverner. Je ne suis pas un trumpiste, loin de là. »

Mauvaise note pour les libéraux
L’homme d’affaires a également réitéré ses attaques contre le gouvernement Couillard : « Quand je vois que le gouvernement a mis 1 milliard dans Bombardier, dans la Série C... Je trouve que c’est une très, très mauvaise transaction pour les Québécois. […] Nous avons été obligés de vendre 50 % de la Série C pour moins d’un dollar à Airbus – quelques mois plus tard, pas 10 ans plus tard! Je l’ai dit, je le répète et j’assume [mes propos] : c’est une transaction de pee-wee! Ça me choque! »

Les journalistes ne sont pas intouchables
Pierre-Karl Péladeau considère comme injustifiés les reproches qu’on lui a faits au sujet de ses propos sur un éditorialiste du Soleil, qu’il a accusé d’être téléguidé par l’ancien ministre libéral Martin Cauchon. Le commentaire a été fait sur Twitter à la suite d’un prêt de 10 millions à Capitale Médias. « Il ne faut pas capoter, rétorque-t-il. Il y en a qui ont peut-être l’épiderme extrêmement sensible. […] La question, c’est : comment se fait-il que le gouvernement va donner 10 millions de dollars? On ne sait pas d’où ça vient, ça va servir à quoi, comment ça va être remboursé… [L’éditorialiste] Yves Boisvert se fait le censeur de dire : "Écoutez, M. Péladeau, vous devriez avoir une réserve." Mais c’est qui, ce gars-là, pour dire que je n’ai pas le droit de m’exprimer? »

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